Les espèces dites « nuisibles », ou ESOD (espèces susceptible d'occasionner des dégâts) — renards qui bécotent les poules, corneilles qui boulottent les semis… — causent des dégâts. On cherche donc à limiter l'impact économique en « régulant » la population par des « prélèvements » — en clair, on tue les animaux pour réduire leur nombre.
Et, selon une étude du Muséum national d'histoire naturelle… ça ne marche pas ; ça ne réduit pas les populations (moins d'individus = plus de nourriture par individu, donc le stick se reconstitue à vitesse grand V). Pire : le coût de la régulation est supérieur au coût des dégâts. Le coût des dégâts est estimé à 8 et 23 milloins d'EUR, et l'élimination de 2 millions de « nuisibles » — qui au passage rendent aussi des services, par exemple les renards boulottent les mulots — coûte 103 à 123 millions d’euros en matériel et munitions.
Bref, il vaudrait mieux indemniser les agriculteur·ices.
Frédéric Jiguet et coll., « Ecological and economic assessments of native vertebrate pest control in France », dans
Biological Conservation, 9 mars 2026
https://www.sciencedirect.com/science/a ... 0726000273