Le jeu solo se joue en 5 scènes (plus une Introduction et un Dénouement) et les difficultés des tests sont baissées de 4 (compté dans ce CR). Tout se fait à base de cartes (une scène=une carte) qui proposent une situation et un Test à accomplir. S'il est réussi, le joueur tire une Carte Lumière ou une Carte Ténèbres s'il échoue. Les deux types de cartes octroient des bonus sous forme d'objets ou d'alliés pour la suite de l'aventure.
J'ai tiré le personnage au hasard. Tombé sur la danseuse, j'ai retourné la carte car sa Compétence ne fonctionne qu'avec d'autres PJ.
Donc me voici avec un Jongleur aux caractéristiques équilibrées (Force 3/Technique 3) et à la compétence "Chaotique", qui lui permet en improvisant d'obtenir un bonus de +3 à ses jets. Mais si les dés font le même résultat, le bonus est perdu.
Introduction - La Porte vers un Autre Monde
Dans les profondeurs de la capitale impériale, un Portail s'est ouvert sur un autre monde d'où arrivent de puissantes créatures et des courants magiques qui bouleversent le nôtre. Cela pourrait être le début d'une invasion ou l'opportunité de créer de nouvelles routes commerciales... Quelles que soit l'opportunité, c'est certainement le début d'une nouvelle aventure.
Iseneal arrivait à la fin de son numéro : 4 torches enflammées et 4 dagues qui virevoltaient autour de lui qui cabriolait le long de la scène. Les yeux des habitants de Centralia étaient rivés sur lui et ils poussaient des « oh » et des « ha » lorsqu'il faisait mine de perdre l'équilibre, le rythme où qu'un des éléments manquait de le blesser. Naturellement, c'était ce dernier point qui lui valait le plus d'enthousiasme. Capitale de l'Empire ou pas, dès que la sensation du danger, surtout d'autrui, pointait son nez, les gens réagissaient tous pareil : le frisson de la catastrophe par personne interposée était inéluctable. En tout cas, Iseneal maintenait l'attention du public et Ganbina semblait amasser un joli pécule dans sa petite panière en passant parmi celui-ci. Il n'était pas peu fier et se sentait près à demander à Monsieur Loyal une petite augmentation, voire même un numéro plus important. Surtout ce dernier point. Être sur scène était sa véritable joie, faire réagir une foule à l'unisson de ses actions un plaisir, les applaudissements une récompense sans égale. Bon, peut-être un baiser de Ganbina mais là, on était dans le véritable conte de fées !
Tiens, est-ce que Féral avait modifié les illuminations pendant son numéro sans le lui dire ? Ça ne lui ressemblait pas. Malgré une approche pas toujours des plus aisées, il était toujours carré lorsqu'il s'agissait du cirque. Mais alors c'était quoi ces lumières bleues et vertes ? Et pourquoi, au nom de Grev, elles semblaient suivre les mouvements de son jonglage ? Et pourquoi la gravité avait décidé de prendre des vacances ? C'était bien écrit à l'entrée que la magie était prohibée dans l'enceinte du cirque ! De plus, il y avait des pierres anti-magie pour éviter ce genre de désagrément et pour prouver aux spectateurs que les artistes prenaient réellement des risques.
D'accord, pourquoi la foule avait fait un mouvement de recul ? Pourquoi avait-elle ce visage terrorisé ? Pourquoi Iseneal sentait un truc dans on dos ? Pourquoi il n'avait pas spécialement envie de se retourner pour se rendre compte par lui-même ? Pourquoi son corps ne l'écoutait pas et se retournait lentement quand même ?
Très bien, c'était gris laiteux et un peu transparent. Très bien, c'était en armure. Très bien, non en fait, c'était une armure vivante. Très bien, tout compte fait, c'était pas vivant mais spectral. Très bien, par il ne savait quelle magie, une sorte de portail vert et bleu dont ses instruments de jonglage formaient l'entrée déversait non pas un, non pas deux, non pas trois, non pas quatre, non pas... enfin un nombre certain de ces entités !
Iseneal était au milieu, le public se ruait dehors, Ganbina était à terre, Monsieur Loyal avait disparu, Féral faisait de son mieux pour que les gens ne s’écrasassent point aidé en cela part les autres membres du cirque. Ce quatrième jour du quatrième mois de la quatrième année de Juko venait de chambouler l'existence de l'Empire du Canxa et très certainement au-delà !
Scène 1 – Une promenade dangereuse
Ayant trouvé un petit boulot de promeneur de chiens, vous êtes attiré par une très généreuse récompense et acceptez sans plus de recul une laisse à laquelle est attachée... un énorme monstre à trois têtes ! Il semblerait que pour satisfaire cette étrange créature de compagnie, vous devrez voyager par monts et par vaux.
Force 9 ou Technique 10
Les cirques, saltimbanques et autres théâtres avaient été proscrits. Pour une raison que les plus hauts mages des Deux Côtés tentaient encore de résoudre, c'était le numéro de Iseneal qui avait ouvert cette Porte vers un Autre Monde. Autre Monde qui s'appelait par une suite de sifflements et de cliquetis par ses habitants et qui pouvait se traduire imparfaitement par Tun-Tun. D'ailleurs, la traduction imparfaite permettait aux deux peuples de communiquer grâce à des pierres de... bah de traduction, un peu à la manière de celles pour parler à la flore et à la faune. Les Tun-Tuniques eux utilisaient de petites boites. Tout le monde se mis d'accord pour dire que tout ça faisait bien le boulot et cela faisait maintenant 6 mois que la situation était là où elle en était : le passage entre les deux mondes était possible, on pouvait même s'y installer mais c'était limité aux deux capitales.
Iseneal était un peu soulagé d'avoir appris qu'il n'avait pas été le seul à avoir «ouvert» un portail et que d'autres étaient apparus lors d'autres représentations. Mais il était au chômage désormais et s'il savait exactement quoi faire de ses dix doigts aux mains et aussi ceux de ses pieds, ce n'était plus envisageable. Donc il vivait de petits boulots fatigants comme un animal de trait. Il n'était pas fait pour cette vie ! Il était fait pour la représentation et tous les postes d'ambassadeurs étaient déjà pourvus par les nobles. Chienne de vie !
C'est alors qu'il tomba sur une petite annonce (il savait lire grâce à Ganbina) sur la place de la Mairie. C'est le nombre de zéro avant la virgule qui attira son attention. Avec cette somme, c'était un mois facile sans porter des briques ou de la farine ! Et il fallait garder un chien ? Il était très bon avec les animaux, il lui arrivait de donner à manger à ceux du cirque. Des fois. Allez, au moins 4 fois dans l'année. C'était pas mal, parce qu'il y en avait un bon paquet et des pas commodes !
Fort de ce crédit, il se rendit dans le quartier portuaire car l'adresse indiquait un quai. Il n'eût aucun mal à trouver le bon navire : il n'y en avait qu'un qui semblait avoir comme un champ de force autour de lui. Il y avait 3 quais vides de chaque côté de ce trois mâts gris laiteux mais un peu transparent. Il ne douta pas et y alla d'un pas décidé : c'était ça ou soulever 10 fois son poids 100 fois dans une demi-journée.
Au pied du navire il héla :
« Ohé du bateau, il y a quelqu'un ? »
Des aboiements lui répondirent. Bon, c'était écrit pour un chien pas plusieurs mais il n'avait pas beaucoup d'autres choix. Il héla à nouveau :
« Ohé du bateau, c'est pour l'annonce à propos du chien ! »
Toujours les aboiements. C'était lui ou le doux soleil du matin se faisait plus froid d'un coup ?
« Ohé du ponton ! » s’exclama une voix ferrailleuse de derrière lui qui le fit sursauter.
Il se retourna et vit un Tun-Tunien à l'air guilleret. Il n'était pas spécialement différent de ses congénères –forme spectrale métallique aux traits peu marqués– mais paraissait plus espiègle.
« Oh, bonjour. Je suis là pour l'annonce. Pour le chien. Je m'appelle Iseneal. »
(et vous m'avez mis au chômage, se retint-il de dire)
« Belle journée. Sija. Le chien. Oui. Ici. J'arrive. ».
La Pierre de traduction d'Iseneal n'était pas la meilleure mais c'était tout ce qu'il avait pu s'offrir.
Sija monta sur le bateau et revint 5 minutes plus tard avec trois chiens. Enfin, peut-être ? Pour trois têtes, ça manquait de pattes. Oui, il y avait définitivement trop de têtes pour ce nombre de pattes ! Et c'était une illusion d'optique ou il avait la taille d'un poney ? D'un poney atteint de gigantisme qui plus est ! Ou d'un cheval atteint de nanisme, c'est comme on veut. Mais de toute évidence, ce n'était pas un chien courant. Et d'où pouvait-il bien venir ? Il n'était pas gris laiteux un peu transparent mais «solide». Absolument noir de la queue aux oreilles. Même ses prunelles étaient noires. Ses 6 prunelles. Ce n'est pas qu'il n'inspirait pas confiance, mais il inspirait le respect. Celui émanant de l'épouvante la plus profonde. Celle qu'on va creuser six pieds sous terre.
« Toupie. » fit Sija désignant le molosse. « Besoin d'exercice. Il a déjà mangé. Ne pas le laisser encore manger. Il sait où aller. Et comment. Il reviendra ce soir. Ma gratitude. » et il tendit la chaîne reliée au cou de Toupie à Iseneal avant de remonter sur le bateau.
Ce n'est pas qu'il était abasourdi mais le temps que son cerveau fit toutes les connexions nécessaires, le bateau voguait déjà. Toupie était assis et ses six yeux le regardaient avec insistance. Il se sentait ridicule à côté d'un si grand animal, lui qui n'était pas déjà très grand à la base.
« Bon ben, quand faut y aller, faut y »
Pourquoi la mer avait disparu pour laisser place à une prairie ? Et pourquoi l'herbe était bleue et le ciel vert ? Et pourquoi son épaule voulait sortir de ses rotateurs ? Il se fit plus souple et vola quasiment à la suite de la chaîne. Toupie courait et il courait vite ! Après un canard. Si un canard pouvait avoir six pattes et deux petits cornes.
[jet Technique 14]
Ne sachant pas ce que pouvait faire comme dégât ce canard (bon, il fuyait le chien, c'était déjà un bon signe) et que de toute façon, Toupie était interdit de repas, il fallait l'arrêter. Avisant un rocher sur le chemin, Iseneal passa plusieurs fois autour pour y bloquer la chaîne. Tupie fut arrêter net dans sa course, et l'une de ses gueules émis un petit cri, plus de surprise que de douleur. Les deux autres têtes se tournèrent vers le coupable et le regardèrent fixement. Iseneal ne se démonta pas et approcha de ce qui n'était qu'un chien et lui asséna d'une voix ferme :
« Non, Toupie ! Tu ne cours pas n'importe où et tu ne chasses pas ! On va faire une balade tranquille et tu m'obéis sinon on ne»
Froid. Très froid. Pas de vent. Des nuages sous ses yeux. Mais vraiment sous, comme en bas. Un soleil rouge presque éblouissant. Toupie qui remue la queue, tout content. Iseneal qui le regarde un brin amusé, mais transit de froid.
« Très bien, Monsieur est farceur, on va voir si... »
Un gros volatile vole au dessus d'eux et plonge dans les nuages. Une tête sur sa proie, les deux autres semblant se moquer de ce maître par intérim, Toupie plongea dans le vide.
[Lumière : Machine Magique – Vous possédez une machine alimentée par une magie surpuissante. Ce n'est pas seulement un outil incroyable, mais aussi un allié fort utile. Il sait comment faire les déclaration d'impôts les plus complexes et tire même au laser ! - Force +1]
Pour Iseneal, ce fut une journée pour le moins intéressante. Pas des plus reposantes ni des plus sans dangers mais ce fût une journée mémorable. Une fois les règles établies, ce qui lui pris un peu de temps, Toupie se comporta admirablement. Et pour faire de l'exercice, il en fit ! Tout comme son pet-sitter. Ils bondirent d'univers en univers, croisèrent des espèces extraordinaires et des paysages spectaculaires. Étonnamment, pas de créatures avec lesquelles communiquer ni de traces de civilisations. Uniquement de la nature et de la faune.
Puis, d'un coup, ils réapparurent devant le bateau.
« Alors ? » s'enquit Sija en grattant les têtes de Toupie qui lui fit la fête.
« C'est un très bon chien que vous avez là. »
« Gratitude. Voici la promesse. Et une gracieuseté » dit Sija en tendant un petit paquet.
« Il ne fallait pas, le cachet suffisait amplement. Mais j'accepte avec grand plaisir. »
« Gratitude. » fit Sija en remontant dans le bateau. Toupie le suivit mais s'arrêta, fit demi-tour et léchouilla de ses trois langues un Iseneal qui n'en demandait pas tant mais très content quand même.
De retour dans sa chambre, il ouvrit le petit paquet. En plus de ses émoluments, il y trouva un cylindre métallique de vingt centimètres garni de manivelles, leviers et autres gâchettes. En appuyant sur la première, une lumière fine et concentrée alla frapper son coffre aux affaire et fit sauter son cadenas. Il décida de reporter l'étude de cet étrange aobjet à un autre jour. Il était sur les rotules après cette journée où il lui semblait avoir parcouru plusieurs univers plusieurs fois.
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Re: [CR] JdR Solo - Nobi Nobi Magie
Merci pour ce CR dont je me réjouis de lire la suite.
Je lisais justement les cartes de Nobi Nobi magie le week end dernier. Je vais essayer de lire celles des autres extensions aussi.
Je lisais justement les cartes de Nobi Nobi magie le week end dernier. Je vais essayer de lire celles des autres extensions aussi.
Apparently you can take the boy out of the dungeon, but you can't take the dungeon out of the boy
(knights of the dinner table #73)
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Re: [CR] JdR Solo - Nobi Nobi Magie
Merci !
J'ai les boîtes "Thriller" et "Horreur" mais j'avais envie de jouer dans un univers rigolo, léger.
Scène 2 – Vaincre le sorcier maléfique
Vous avez enfin piégé le sorcier lanceur de sorts ténébreux. Alors que la lune devient rouge, il s'écrit : « Mon plan ne s'arrêtera pas là ! Démons des ténèbres, obéissez à ma volonté ! ». Soudain, une énorme créature infernale apparaît et se jette sur vous !
Force 10 ou Technique 11
Iseneal était à terre, le dos contre un des murs de pierres froides qui formaient la salle d'invocation où se trouvait le Sorcier Yvenos. Une salle à ciel ouvert qui laissait passer les rayons d'une lune bien pleine et bien trop proche au goût de l'ex-jongleur. Une autre chose n'était pas à son goût : Féral était au centre de la salle, inconscient et ligoté à un autel de pierre ainsi que baigné de la lueur lunaire. Pour continuer sur les bricoles qui n'étaient pas à son goût, le garde du corps que Féral et lui avaient engagé pour capturer le sorcier était à 4 endroits différents de la pièce. Non, ce n'était décidément pas une bonne soirée.Pourtant, lorsque Féral l'avait contacté pour trouver et appréhender Yvenos, tout paraissait assez simple, voire même facile. Le lieu était tout trouvé --une ancienne tour délabrée bâtie sur les ruines d'une ancienne bataille dont les détails étaient perdus dans les millénaires d'Histoire de la contrée-- et la rumeur lancée pour qu'Yvenos y aille faire ses petites affaires. Une petite attente d'une semaine pour que ce dernier soit prêt à sorceriser, des pierres d'anti-magie soigneusement disposées et il était à point pour être capturé. Comment une situation aussi simple s'était retrouvée si compliquée en si peu de temps, c'était encore un mystère pour Iseneal. Il avait mal au dos, ses jambes se dérobaient sous lui, son œil droit était couvert du sang d'une blessure à l'arcade et il était incapable d'avoir une pensée un tant soit peu construite. Depuis l'arrivée des Tun-Tun, la magie avait tendance à faire un peu n'importe quoi, ce qui expliquait peut-être l'échec des pierres anti-magie. Ça ou ils s'étaient fait avoir. Mais bon, il était trop tard pour y faire quelque chose.
Les rayons blancs de la lune virèrent à l'écarlate et Yvenos baragouinait un truc sur un plan, des démons et sa volonté. C'était bien trop confus dans la tête d'Iseneal pour que ça fasse un quelconque sens jusqu'au moment où les rayons rouge-sang frappèrent Féral. Même si là encore, ça mettait du temps pour faire sens, il ne pouvait pas manquer que son compagnon grandissait à vue d’œil et que de trop nombreuses plumes se dressaient sur sa tête chauve.
Des plumes ?
Le mot « démon » était bien arrivé jusqu'à la conscience d'Iseneal, mais il avait du mal à faire le lien entre « démoniaque » et des plumes. De diverses couleurs vives et dégradées. Bon, si ça n'avait été que les plumes, ça aurait pu être cocasse. Mais Féral avait pris 3 toises de haut, 2 de large et des crocs avaient envahi sa mâchoire. Des plumes à la place des dents eussent été plus croquignolet pensa le coin de son cerveau qui refusait d'y voir un danger. Un démon à plumes, c'était vraiment pas crédible.
Mais lorsqu'il se dressa de l'autel en explosant ses liens comme si de rien, des signaux d'alertes daignèrent s'activer. Quant à Yvenos, il exultait, postillonnant sa victoire. Il fallait croire que plumes ou pas, il était satisfait. Il pointa Iseneal du doigt. Le démon se jeta d'un bond sur l'ex-jongleur déjà bien mal en point.
[Jet Force 8]
Avec grand peine, Iseneal leva le cylindre offert par Sija et appuya sur une des gâchettes. Malheureusement, pas la bonne. Le filet à pêche qui en jaillit fut pulvérisé par le démon multi-coloré qui le prit par les pieds et l'envoya valser en dehors de la tour. Oui, il fit bien 10 mètres en hauteur pour retomber de ces mêmes dix mètres. Avoir des plumes, c'était pas si ridicule tous comptes faits...
[Carte Ténèbres - Force obscure : une force obscure, capable de modifier les lois naturelles, réarranger la causalité... Même si cela assombrit votre âme, vous n'avez actuellement pas d'autre choix que de l'utiliser – Compétence : Triche Ténébreuse. Modifie le résultat d'un Test de Scène de +2/-2 (minimum 0)]
Comment s'était-il retourné dans sa chambre ? Il n'en avait aucune idée. Tout comme le fait d'être toujours vivant si on voulait pinailler. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait toujours aussi mal. Et que quelque chose de sombre était entré en lui. De sombre et de séducteur. Un pouvoir qui, s'il l'utilisait, pouvait le mener vers sa perte. Pourtant, il lui fallait sauver Féral, quel qu’en soit le prix qu'il aurait à payer, même en kilos de plumes.
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Re: [CR] JdR Solo - Nobi Nobi Magie
Scène 3 – Le gardien des os
Vous entrez dans la salle où d'innombrables ossements sont entassés. Une lumière rougeâtre émerge d'un coffre rempli de trésors et réveille une créature armée d'une énorme épée. Un golem d'os se dresse entre vous et le trésor !
Pour le neutraliser, vous devez dissiper l'énergie magique, soit... tenter de le battre.
Force 9 ou Technique 10
Après moult dessous-de-table, services plus ou moins légaux et travaux éreintants, Iseneal avait fini par retrouver la trace de Féral et, surtout, trouver le moyen de le plumer. En théorie, c'était simple :
Petit un : aller dans son nid (qui dit plumes dit nid, fallait-il croire)
Petit deux : fouiller dans son trésor (oui, ce genre de démon se prenait pour un dragon)
Petit trois : y trouver un gros rubis (ça devrait être visible)
Petit quatre : déclamer une incantation dans une langue oubliée (mais il avait appris le texte en phonétique.)
Pour le Petit un, il alla voir Sija pour lui emprunter Toupie. Le nid de Féral était perché dans une montagne pas si lointaine mais s'il pouvait s'économiser une escalade dans le froid et arriver dans le bec de l'oiseau complètement claqué, ce ne serait pas plus mal. Sija n'y vit aucun problème et Toupie était bien content de refaire une balade. Après 6 ou 14 essais durant lesquelles Iseneal tentait de faire comprendre aux trois tête où il voulait atterrir, ils finirent par y arriver. C'était bien évidemment à pic et l'ex-jongleur se félicita de ne pas avoir tenté l'ascension de manière conventionnelle. Le nid était vide de tout œuf (que les dieux soient loués ! Féral n'avait pas rencontré de partenaire) et se prolongeait via une caverne dans la montagne. Par contre, il y avait tout un tas d'ossement dont il préférait ignorer la provenance. Toupie en avait pris trois et les boulottaient tranquillement couché dans le nid. Bon, il faudrait continuer seul dans la caverne. Iseneal alluma sa lampe tempête et s'y engouffra. Tout était tapissé d'os, le démon n'étant visiblement pas très soigneux ni très propre.
Le Petit deux fut assez rapide. Il marcha 10 minutes avant de tomber sur les trésors amassés par le Féral à plumes. Si ce n'était tous ces os, c'était plutôt coquet et il avait amassé une jolie petite fortune en si peu de temps. Il y avait un peu de tout mais tout était soigneusement rangé dans des coffres.
Destinée avait décidé de rendre Petit trois facile car un des coffres luisait d'un rouge sombre. Rubis, rouge, luire, tout ça faisait sens avec ce qu'on lui avait dit et la transformation de son ami. Il ne fallait pas sortir de l'Ecole des 4 Éléments plus 2 pour comprendre que c'était là qu'il trouverait le rubis. Si Destinée était de son côté, les bruits de cliquetis qui se firent entendre dans son dos lui firent penser que Facétieux ne l'était pas. Bon, il aurait juste à se dépêcher pour réciter l'incantation et puis c'était tout. Il farfouilla en vitesse dans le coffre et en sorti ce qui ne pouvait être que le joyau recherché. Il se retourna prestement et les première syllabes se perdirent dans sa gorge. Non, ça n'était pas Féral du tout ce qu'il voyait. C'était un patchwork d'os de diverses créatures, ça ne mesurait que 30 pouces de haut mais ça portait une épée à deux mains d'une seule. La magie faisait vraiment n'importe quoi... Ah ça, les mages parlaient, discouraient et conclavaient depuis des mois mais rien n'avançait à part les notes de frais de bouche !
[Jet de Force 12]
Iseneal évita le coup d'un simple déplacement latéral gauche, sorti le cylindre, tourna une manivelle qui fit jaillir un liquide un peu aqueux sur l'abomination miniature qui le dissous en 2 secondes. Un peu anti-climatique mais efficace.
Il retourna sur ses pas avec le rubis et trouva Toupie en train de jouer avec Féral. A sa manière, c'est-à-dire coincé entre ses pattes et léchouillé et mordillé de toutes parts. Le Petit quatre se déroula sans accrocs même si Toupie sembla triste d'avoir perdu son jouet. Après d'autres aventures inter-univers, la petite troupe se retrouva devant le bateau de Sija et Iseneal et Féral allèrent discuter le cas d'Yvenos dans une taverne de leur connaissance.
[Carte Lumière - Robin des Bois moderne : une poignée de notables exerce un pouvoir accablant. Vous essayez de rétablir un certain équilibre dans ce monde, en prenant de l'argent aux riches et en le redonnant aux démunis - Force+1]
Vous entrez dans la salle où d'innombrables ossements sont entassés. Une lumière rougeâtre émerge d'un coffre rempli de trésors et réveille une créature armée d'une énorme épée. Un golem d'os se dresse entre vous et le trésor !
Pour le neutraliser, vous devez dissiper l'énergie magique, soit... tenter de le battre.
Force 9 ou Technique 10
Après moult dessous-de-table, services plus ou moins légaux et travaux éreintants, Iseneal avait fini par retrouver la trace de Féral et, surtout, trouver le moyen de le plumer. En théorie, c'était simple :
Petit un : aller dans son nid (qui dit plumes dit nid, fallait-il croire)
Petit deux : fouiller dans son trésor (oui, ce genre de démon se prenait pour un dragon)
Petit trois : y trouver un gros rubis (ça devrait être visible)
Petit quatre : déclamer une incantation dans une langue oubliée (mais il avait appris le texte en phonétique.)
Pour le Petit un, il alla voir Sija pour lui emprunter Toupie. Le nid de Féral était perché dans une montagne pas si lointaine mais s'il pouvait s'économiser une escalade dans le froid et arriver dans le bec de l'oiseau complètement claqué, ce ne serait pas plus mal. Sija n'y vit aucun problème et Toupie était bien content de refaire une balade. Après 6 ou 14 essais durant lesquelles Iseneal tentait de faire comprendre aux trois tête où il voulait atterrir, ils finirent par y arriver. C'était bien évidemment à pic et l'ex-jongleur se félicita de ne pas avoir tenté l'ascension de manière conventionnelle. Le nid était vide de tout œuf (que les dieux soient loués ! Féral n'avait pas rencontré de partenaire) et se prolongeait via une caverne dans la montagne. Par contre, il y avait tout un tas d'ossement dont il préférait ignorer la provenance. Toupie en avait pris trois et les boulottaient tranquillement couché dans le nid. Bon, il faudrait continuer seul dans la caverne. Iseneal alluma sa lampe tempête et s'y engouffra. Tout était tapissé d'os, le démon n'étant visiblement pas très soigneux ni très propre.
Le Petit deux fut assez rapide. Il marcha 10 minutes avant de tomber sur les trésors amassés par le Féral à plumes. Si ce n'était tous ces os, c'était plutôt coquet et il avait amassé une jolie petite fortune en si peu de temps. Il y avait un peu de tout mais tout était soigneusement rangé dans des coffres.
Destinée avait décidé de rendre Petit trois facile car un des coffres luisait d'un rouge sombre. Rubis, rouge, luire, tout ça faisait sens avec ce qu'on lui avait dit et la transformation de son ami. Il ne fallait pas sortir de l'Ecole des 4 Éléments plus 2 pour comprendre que c'était là qu'il trouverait le rubis. Si Destinée était de son côté, les bruits de cliquetis qui se firent entendre dans son dos lui firent penser que Facétieux ne l'était pas. Bon, il aurait juste à se dépêcher pour réciter l'incantation et puis c'était tout. Il farfouilla en vitesse dans le coffre et en sorti ce qui ne pouvait être que le joyau recherché. Il se retourna prestement et les première syllabes se perdirent dans sa gorge. Non, ça n'était pas Féral du tout ce qu'il voyait. C'était un patchwork d'os de diverses créatures, ça ne mesurait que 30 pouces de haut mais ça portait une épée à deux mains d'une seule. La magie faisait vraiment n'importe quoi... Ah ça, les mages parlaient, discouraient et conclavaient depuis des mois mais rien n'avançait à part les notes de frais de bouche !
[Jet de Force 12]
Iseneal évita le coup d'un simple déplacement latéral gauche, sorti le cylindre, tourna une manivelle qui fit jaillir un liquide un peu aqueux sur l'abomination miniature qui le dissous en 2 secondes. Un peu anti-climatique mais efficace.
Il retourna sur ses pas avec le rubis et trouva Toupie en train de jouer avec Féral. A sa manière, c'est-à-dire coincé entre ses pattes et léchouillé et mordillé de toutes parts. Le Petit quatre se déroula sans accrocs même si Toupie sembla triste d'avoir perdu son jouet. Après d'autres aventures inter-univers, la petite troupe se retrouva devant le bateau de Sija et Iseneal et Féral allèrent discuter le cas d'Yvenos dans une taverne de leur connaissance.
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Re: [CR] JdR Solo - Nobi Nobi Magie
Scène 4 – Le passage des gargouilles
Vous marchez dans une rue silencieuse, sans signe de vie. De nombreuses statues menaçantes de gargouilles se détachent au bord de la route. On aurait presque l'impression qu'elles bougent... Non, attendez : elles bougent vraiment et vous attaquent !
Force 6
Après avoir distribué le trésor amassé par Féral en tant que démon à plumes aux nombreux nécessiteux de la capitale et de ses environs, ils acquirent rapidement une réputation de bienfaiteurs. Le trésor n'étant toutefois pas illimité, il leur fallu penser à un moyen de continuer. Et en tant qu'anciens saltimbanques, ils avaient des facultés toutes particulières leur permettant de commettre quelques larcins. Non pas à l'encontre des personnes faibles mais à celle des nantis qui ne faisaient qu'accumuler des richesses sur le labeur d'autrui. Et bien évidemment des mages qui n'avaient toujours pas trouvé le pourquoi du comment des portes vers l'autre monde. Cela faisait toute une année et rien n'avait changé. Oh, il y avait des déclarations régulières promettant que les mages étaient toujours à la tâche mais les habitants remarquaient surtout des va et viens de plus en plus fréquents entre les mondes et l'interdiction nouvelle pour les gens du commun de le faire. Gens du commun des deux mondes. Le vaisseau de Sija avait disparu et avec lui ce bon gros Toupie.
Donc Féral et Iseneal étaient devenus des monte-en-l'air et si le Guet leur tournait autour, ils arrivaient à tenir cette partie de leur vie secrète tout en continuant à aider ceux dans le besoin et à améliorer les conditions de vie des communs.
Une nuit, alors qu'ils sortaient de la fenêtre d'un manoir tenu par un mage avec de quoi subvenir aux besoins de tout un quartier pour les 6 mois à venir, il passèrent par une allée bordée de gargouilles esthétiquement discutables afin de pouvoir passer l'enceinte du domaine. Encore un artiste devant suivre les instructions d'un mage mégalo (mais y en avait-il une autre sorte ?), les gargouilles avaient plus leur place comme décors chez un nécromant qu'en pleine capitale impériale. Iseneal s'amusait à y faire parcourir des ombres à la lueur de la lune pour déconcerter Féral qui tombait à chaque fois dans le panneau. C'était certes un peu facile vu la hideur des statues mais on ne pouvait pas dire que ce n'était pas drôle de voir sursauter ce grand gaillard à cause d'ombres.
Iseneal se mit à rire doucement lorsque Féral lui fit le même coup. C'est pas comme s'il avait inventé le jeu mais il était un peu au courant de comment ça fonctionnait ! Il se tourna vers Féral qui gardait un air stoïque, celui qu'il utilisait lors des parties de cartes dans les tavernes. Son œil passa à côté de son compagnon et il y avait toujours ces ombres bizarres pour des bout de pierres immobiles. Féral était bon, mais pas à ce point. C'est alors que les gargouilles, six à l'arrière, six à l'avant, les encerclèrent. Féral lança un regard courroucé à Iseneal où s'y lisait un « Tu vois, avec tes bêtises, on n'a pas été suffisamment sur nos gardes » tout en se mettant en position de combat. Sauf qu'à mains nues contre de la pierre, aussi fort qu'il était, la situation s'annonçait délicate.
[Jet Force 13]
Si Sija était parti, il n'en était pas de même pour son cylindre. D'un autre côté, un cadeau ça ne se reprend pas. Iseneal n'avait toujours pas découvert à ce quoi toutes les manivelles et autres gâchettes servaient mais il connaissait bien CETTE tirette. Quoiqu'ils fassent, les habitants du manoir allaient être réveillés et les gardes n'allaient pas tarder à intervenir. Donc il manœuvra jusqu'à ce que 2 ou 3 gargouilles soient dos au mur d'enceinte et poussa la tirette. Une incroyable rafale de vent sorti de l'objet et envoya valdinguer les gargouilles contre le mur, y faisant un trou lors de l'impact. C'était indubitablement bruyant mais aussi indubitablement efficace. N'attendant pas leur reste, les deux amis s'engouffrèrent dans la brèche et se mirent à courir le plus rapidement possible dans les rues pour arriver dans un quartier plus animé. Certes, en pleine nuit, ils n'étaient pas légion mais il y en avait au moins un : celui des Félicités ! Pas tout à fait à côté mais ils avaient de l'avance. Enfin, pas sur les gargouilles volantes... Ils se séparèrent et prirent des virages serrés dans les ruelles pour se débarrasser de ces poursuivantes. Les gargouilles perdirent leur trace ou allèrent s'écraser contre un bâtiment lorsqu'elles volaient trop bas. Toujours pas très discret mais ça valait mieux que d'affronter des kilos de pierre encore et encore.
Arrivés au quartier des Félicités, il entrèrent tranquillement dans une taverne qui était toujours bondée. On leur céda une table et on leur servi deux breuvages.
« Ce qui est bien avec les mages, c'est cette propension qu'ils ont à avoir des sacs sans fonds. Ça rend le boulot plus facile, on trouve tout sur place ! » glissa malicieusement Iseneal.
[Carte Lumière - Légende vivante : une légende existe vraiment dans notre monde. Oui, c'est bien vous ! Vous n'avez ni soucis, ni problèmes dans tout ce que vous entreprenez ou accomplissez. Après tout, vous êtes une légende vivante ! - Force+1/Technique+1]
Vous marchez dans une rue silencieuse, sans signe de vie. De nombreuses statues menaçantes de gargouilles se détachent au bord de la route. On aurait presque l'impression qu'elles bougent... Non, attendez : elles bougent vraiment et vous attaquent !
Force 6
Après avoir distribué le trésor amassé par Féral en tant que démon à plumes aux nombreux nécessiteux de la capitale et de ses environs, ils acquirent rapidement une réputation de bienfaiteurs. Le trésor n'étant toutefois pas illimité, il leur fallu penser à un moyen de continuer. Et en tant qu'anciens saltimbanques, ils avaient des facultés toutes particulières leur permettant de commettre quelques larcins. Non pas à l'encontre des personnes faibles mais à celle des nantis qui ne faisaient qu'accumuler des richesses sur le labeur d'autrui. Et bien évidemment des mages qui n'avaient toujours pas trouvé le pourquoi du comment des portes vers l'autre monde. Cela faisait toute une année et rien n'avait changé. Oh, il y avait des déclarations régulières promettant que les mages étaient toujours à la tâche mais les habitants remarquaient surtout des va et viens de plus en plus fréquents entre les mondes et l'interdiction nouvelle pour les gens du commun de le faire. Gens du commun des deux mondes. Le vaisseau de Sija avait disparu et avec lui ce bon gros Toupie.
Donc Féral et Iseneal étaient devenus des monte-en-l'air et si le Guet leur tournait autour, ils arrivaient à tenir cette partie de leur vie secrète tout en continuant à aider ceux dans le besoin et à améliorer les conditions de vie des communs.
Une nuit, alors qu'ils sortaient de la fenêtre d'un manoir tenu par un mage avec de quoi subvenir aux besoins de tout un quartier pour les 6 mois à venir, il passèrent par une allée bordée de gargouilles esthétiquement discutables afin de pouvoir passer l'enceinte du domaine. Encore un artiste devant suivre les instructions d'un mage mégalo (mais y en avait-il une autre sorte ?), les gargouilles avaient plus leur place comme décors chez un nécromant qu'en pleine capitale impériale. Iseneal s'amusait à y faire parcourir des ombres à la lueur de la lune pour déconcerter Féral qui tombait à chaque fois dans le panneau. C'était certes un peu facile vu la hideur des statues mais on ne pouvait pas dire que ce n'était pas drôle de voir sursauter ce grand gaillard à cause d'ombres.
Iseneal se mit à rire doucement lorsque Féral lui fit le même coup. C'est pas comme s'il avait inventé le jeu mais il était un peu au courant de comment ça fonctionnait ! Il se tourna vers Féral qui gardait un air stoïque, celui qu'il utilisait lors des parties de cartes dans les tavernes. Son œil passa à côté de son compagnon et il y avait toujours ces ombres bizarres pour des bout de pierres immobiles. Féral était bon, mais pas à ce point. C'est alors que les gargouilles, six à l'arrière, six à l'avant, les encerclèrent. Féral lança un regard courroucé à Iseneal où s'y lisait un « Tu vois, avec tes bêtises, on n'a pas été suffisamment sur nos gardes » tout en se mettant en position de combat. Sauf qu'à mains nues contre de la pierre, aussi fort qu'il était, la situation s'annonçait délicate.
[Jet Force 13]
Si Sija était parti, il n'en était pas de même pour son cylindre. D'un autre côté, un cadeau ça ne se reprend pas. Iseneal n'avait toujours pas découvert à ce quoi toutes les manivelles et autres gâchettes servaient mais il connaissait bien CETTE tirette. Quoiqu'ils fassent, les habitants du manoir allaient être réveillés et les gardes n'allaient pas tarder à intervenir. Donc il manœuvra jusqu'à ce que 2 ou 3 gargouilles soient dos au mur d'enceinte et poussa la tirette. Une incroyable rafale de vent sorti de l'objet et envoya valdinguer les gargouilles contre le mur, y faisant un trou lors de l'impact. C'était indubitablement bruyant mais aussi indubitablement efficace. N'attendant pas leur reste, les deux amis s'engouffrèrent dans la brèche et se mirent à courir le plus rapidement possible dans les rues pour arriver dans un quartier plus animé. Certes, en pleine nuit, ils n'étaient pas légion mais il y en avait au moins un : celui des Félicités ! Pas tout à fait à côté mais ils avaient de l'avance. Enfin, pas sur les gargouilles volantes... Ils se séparèrent et prirent des virages serrés dans les ruelles pour se débarrasser de ces poursuivantes. Les gargouilles perdirent leur trace ou allèrent s'écraser contre un bâtiment lorsqu'elles volaient trop bas. Toujours pas très discret mais ça valait mieux que d'affronter des kilos de pierre encore et encore.
Arrivés au quartier des Félicités, il entrèrent tranquillement dans une taverne qui était toujours bondée. On leur céda une table et on leur servi deux breuvages.
« Ce qui est bien avec les mages, c'est cette propension qu'ils ont à avoir des sacs sans fonds. Ça rend le boulot plus facile, on trouve tout sur place ! » glissa malicieusement Iseneal.
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Re: [CR] JdR Solo - Nobi Nobi Magie
Scène 5 – Une seule bonne réponse
Au bout d'un long labyrinthe, vous vous trouvez arrêtés par une porte noire, où se détachent des inscriptions qui indiquent : « Il n'y a qu'un seul bon bouton, et si vous appuyez dessus, vous ne subirez aucune conséquence. » Cependant, il y a beaucoup de boutons. Combien de tentatives aurez-vous ?
Décidez d'un nombre entre 1 et 6 et lancez un dé. Si le résultat est égal au-dit chiffre, il pioche une carte Lumière et la porte s'ouvre. Il peut essayer jusqu'à 5 fois. S'il échoue à chaque fois, il pioche une carte Ténèbres.
L'interdiction des Arts avaient pris une envergure absurde. Les boulangers étaient priés de ne plus faire de fantaisies, un gâteau se devait d'être rond et puis c'est tout, les peintres en bâtiments n'avaient plus le choix que de couleurs ternes et unies et à part de la musique atone, on n'entendait plus rien.
Il était temps de voir ce que les mages trafiquaient. Non seulement ce sont eux qui avaient banni les Arts mais on ne pouvait plus compter sur leur magie non plus. Ils avaient aussi fini par interdire tout passage entre les deux mondes. Sauf pour eux.
Iseneal, Féral et Gandine sous le pseudonyme de Ganféal étaient parvenus à mener une petite rébellion contre cette magocratie et c'était le moment de frapper leur plus grand coup : aller au centre de la Tour Magistère et démêler ce mystère qui durait depuis deux ans. Ganféal était une légende parmi les Canxaïens en déjouant l'emprise de plus en plus radicale des mages, en leur tenant tête de manière indirecte mais efficace.
Cependant, cela ne suffisait plus, d'où l'intrusion dans la Tour. Gandine et Féral avaient accomplit leurs tâches et Iseneal devait parcourir seul le reste du chemin. Enfin, des chemins plutôt car il se retrouve dans un labyrinthe. Il n'aimait pas les labyrhintes, et pas uniquement parce qu'il ne savait jamais où mettre le « y » et le « h » dans ce fichu mot ! Il détestait tourner en rond et revenir sur ses pas, faire attention aux pièges et autres monstres errants dans les couloirs. D'ailleurs, ça ne faisait aucun sens ces bestioles qui se promenaient dans les couloirs, sans véritable but. Très certainement de pauvres êtres manipulés magiquement qui vous sautaient dessus au détour d'un croisement, obligés de vous cogner dessus par la volonté malade des mages.
Sans l'inquiéter, il trouvait étrange de n'être encore pas tombé sur l'un d'eux. Ça faisait déjà une bonne heure qu'il vagabondait et rien. Il n'allait pas se plaindre mais c'était très étrange. Peut-être que le malfonctionnement de la magie les avait libérés ? Un peu optimiste certes, il était d'accord, mais pourquoi pas finalement ?
Une heure plus tard, toujours tournant parmi les trop nombreux couloirs , il se retrouva face à une porte. Ah, ça c'était nouveau. Noire. Pas spécialement l'indication d'une bonne nouvelle mais peut-être qu'on éviterait le cliché ici ? Ce n'était pas la peine non plus de rebrousser chemin. Il savait pertinemment que même si c'était un piège, il était obligé d'au moins essayer de l'ouvrir. C'était comme parcourir une jungle et se retrouver devant l'entrée d'un Temple oublié. Vous savez que c'est une mauvaise idée d'y entrer mais vous savez aussi que vous allez le faire. Donc au lieu de perdre du temps, autant y aller de suite.
Donc une porte noire. Elle palpitait pas, un bon signe. Par contre, un sévère cas d’acné avec des boutons partout et dans tous les sens. Et au milieu, une bien belle calligraphie disant : « Il n'y a qu'un seul bon bouton, et si vous appuyez dessus, vous ne subirez aucune conséquence. » Niveau indices, c'était le néant le plus total. Il était entré –et sorti!– dans assez de chambres magiques en tant que Ganféal pour comprendre qu'il n'y avait rien à comprendre des emplacements des boutons. Il fit tout de même un petit tour des lieux mais ce fut vite fait : il n'y avait rien de notable.
Du petit-bonheur-la-chance pur et simple.
[Je choisi 4]
[Lancé 1 : 4 - Bon bah j'ai du bol, j'ai du bol...]
Il ne savait pas quel(s) dieu(x) avai(en)t intérêt à ce qu'il réussisse mais le premier choix fut le bon.
[Carte Lumière - Personne bienveillante : vous êtes une bonne personne, qui voit toujours le côté positif des choses. Vous avez foi dans le monde, au point de risquer votre vie pour faire le bien. Votre comportement apporte de la lumière au monde – Il devrait être possible de se comprendre en discutant (Test personnel de Force) : changer automatiquement le Test en Technique : 12]
La porte s'ouvrit sans difficulté. Derrière se trouvaient au moins 50 mages et autant de Tun-Tuniens. Et un vortex. Un grand. Un très grand. Les mages et Tun-Tuniens semblaient essayer de le retenir d'un commun effort tout en évitant d'y être aspiré, les uns par leur magie, les autres par leurs boîtes mécaniques. Mais Iseneal voyait très bien que leur essence l'était et que leurs efforts, bien qu'honorables n'auraient pas une issue heureuse.
Un des mages tourna le regard vers lui et lui lança affaibli :
« Mais où sont les autres ? »
Iseneal le savait : en train de profiter de l'occasion pour prendre le pouvoir. Ne pensant pas que cette information était de nature à améliorer la situation, il se muni de son cylindre et alla rejoindre le combat.
… to be concluded
Au bout d'un long labyrinthe, vous vous trouvez arrêtés par une porte noire, où se détachent des inscriptions qui indiquent : « Il n'y a qu'un seul bon bouton, et si vous appuyez dessus, vous ne subirez aucune conséquence. » Cependant, il y a beaucoup de boutons. Combien de tentatives aurez-vous ?
Décidez d'un nombre entre 1 et 6 et lancez un dé. Si le résultat est égal au-dit chiffre, il pioche une carte Lumière et la porte s'ouvre. Il peut essayer jusqu'à 5 fois. S'il échoue à chaque fois, il pioche une carte Ténèbres.
L'interdiction des Arts avaient pris une envergure absurde. Les boulangers étaient priés de ne plus faire de fantaisies, un gâteau se devait d'être rond et puis c'est tout, les peintres en bâtiments n'avaient plus le choix que de couleurs ternes et unies et à part de la musique atone, on n'entendait plus rien.
Il était temps de voir ce que les mages trafiquaient. Non seulement ce sont eux qui avaient banni les Arts mais on ne pouvait plus compter sur leur magie non plus. Ils avaient aussi fini par interdire tout passage entre les deux mondes. Sauf pour eux.
Iseneal, Féral et Gandine sous le pseudonyme de Ganféal étaient parvenus à mener une petite rébellion contre cette magocratie et c'était le moment de frapper leur plus grand coup : aller au centre de la Tour Magistère et démêler ce mystère qui durait depuis deux ans. Ganféal était une légende parmi les Canxaïens en déjouant l'emprise de plus en plus radicale des mages, en leur tenant tête de manière indirecte mais efficace.
Cependant, cela ne suffisait plus, d'où l'intrusion dans la Tour. Gandine et Féral avaient accomplit leurs tâches et Iseneal devait parcourir seul le reste du chemin. Enfin, des chemins plutôt car il se retrouve dans un labyrinthe. Il n'aimait pas les labyrhintes, et pas uniquement parce qu'il ne savait jamais où mettre le « y » et le « h » dans ce fichu mot ! Il détestait tourner en rond et revenir sur ses pas, faire attention aux pièges et autres monstres errants dans les couloirs. D'ailleurs, ça ne faisait aucun sens ces bestioles qui se promenaient dans les couloirs, sans véritable but. Très certainement de pauvres êtres manipulés magiquement qui vous sautaient dessus au détour d'un croisement, obligés de vous cogner dessus par la volonté malade des mages.
Sans l'inquiéter, il trouvait étrange de n'être encore pas tombé sur l'un d'eux. Ça faisait déjà une bonne heure qu'il vagabondait et rien. Il n'allait pas se plaindre mais c'était très étrange. Peut-être que le malfonctionnement de la magie les avait libérés ? Un peu optimiste certes, il était d'accord, mais pourquoi pas finalement ?
Une heure plus tard, toujours tournant parmi les trop nombreux couloirs , il se retrouva face à une porte. Ah, ça c'était nouveau. Noire. Pas spécialement l'indication d'une bonne nouvelle mais peut-être qu'on éviterait le cliché ici ? Ce n'était pas la peine non plus de rebrousser chemin. Il savait pertinemment que même si c'était un piège, il était obligé d'au moins essayer de l'ouvrir. C'était comme parcourir une jungle et se retrouver devant l'entrée d'un Temple oublié. Vous savez que c'est une mauvaise idée d'y entrer mais vous savez aussi que vous allez le faire. Donc au lieu de perdre du temps, autant y aller de suite.
Donc une porte noire. Elle palpitait pas, un bon signe. Par contre, un sévère cas d’acné avec des boutons partout et dans tous les sens. Et au milieu, une bien belle calligraphie disant : « Il n'y a qu'un seul bon bouton, et si vous appuyez dessus, vous ne subirez aucune conséquence. » Niveau indices, c'était le néant le plus total. Il était entré –et sorti!– dans assez de chambres magiques en tant que Ganféal pour comprendre qu'il n'y avait rien à comprendre des emplacements des boutons. Il fit tout de même un petit tour des lieux mais ce fut vite fait : il n'y avait rien de notable.
Du petit-bonheur-la-chance pur et simple.
[Je choisi 4]
[Lancé 1 : 4 - Bon bah j'ai du bol, j'ai du bol...]
Il ne savait pas quel(s) dieu(x) avai(en)t intérêt à ce qu'il réussisse mais le premier choix fut le bon.
[Carte Lumière - Personne bienveillante : vous êtes une bonne personne, qui voit toujours le côté positif des choses. Vous avez foi dans le monde, au point de risquer votre vie pour faire le bien. Votre comportement apporte de la lumière au monde – Il devrait être possible de se comprendre en discutant (Test personnel de Force) : changer automatiquement le Test en Technique : 12]
La porte s'ouvrit sans difficulté. Derrière se trouvaient au moins 50 mages et autant de Tun-Tuniens. Et un vortex. Un grand. Un très grand. Les mages et Tun-Tuniens semblaient essayer de le retenir d'un commun effort tout en évitant d'y être aspiré, les uns par leur magie, les autres par leurs boîtes mécaniques. Mais Iseneal voyait très bien que leur essence l'était et que leurs efforts, bien qu'honorables n'auraient pas une issue heureuse.
Un des mages tourna le regard vers lui et lui lança affaibli :
« Mais où sont les autres ? »
Iseneal le savait : en train de profiter de l'occasion pour prendre le pouvoir. Ne pensant pas que cette information était de nature à améliorer la situation, il se muni de son cylindre et alla rejoindre le combat.
… to be concluded
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Re: [CR] JdR Solo - Nobi Nobi Magie
Dénouement – Un menu magique
Le sort du monde sera décidé par un concours de cuisine ! L'animateur annonce les participants, les lumières s'allument dans l'arène culinaire et la foule rugit. Il vous faut maintenant cuisiner pour apporter la paix dans le monde !
Malgré les plans, les ruses, les alliés ou les ressources utilisées, Iseneal et ses compagnons n'avaient pas pu contrecarrer les machinations des mages. Lorsqu'il avait passé la porte noire, il y avait pourtant cru mais ça s'était terminé par une défaite. Le vortex avait fini par drainer les mages et les Tun-Tuniens et il avait eu à peine le temps de s'échapper. Cela faisait désormais 3 ans que la magocratie régnait tout à fait. Ils n'était même plus question de maintenir l'illusion sur les recherches pour refermer les portes menant à l'autre-monde. Ganféal était toujours en activité mais il était de plus en plus compliqué pour le commun des mortels d'avoir de l'espoir dans un futur sans autorité totalitaire.
Mais ayons foi dans la nature humaine : à se croire invulnérables, les mages avaient ouvert une nouvelle possibilité à leur chute. Tout comme la catastrophe était venue de ce qui pouvait sembler de petits riens (les représentations artistiques), le salut se présenta se la même façon mais sous la forme d'un concours de cuisine. Oui, le Destin prend des chemins bien étranges, des détours à la limite de la vraisemblance mais c'est ce qu'il se passa.
Si les Arts étaient toujours prohibés pour la plèbe, elle ne l'était plus pour la magocratie. Comme l'instabilité magique était une farce, les mages ne risquaient rien à accumuler du Beau. Et ce que les mages préféraient par dessus tout, c'était la bonne chaire. D'où l'idée de lancer un concours de cuisine à leur avantage. Le gagnant deviendrait le Cuisinier en Chef de la Tour, sa fortune et sa renommée étant ainsi faites. Les vieux singes salivaient déjà sur les mets imaginaires qu'on allait leur servir et se faisait une joie de décréter ce qui était bon ou pas. Être ceux qui décidaient du Beau et du Bon les emplissaient de prétention à s'en rouler dedans, comme des pourceaux dans de la fange.
Iseneal y vit un ultime moyen de renverser la situation. Pour cela il fallait gagner le concours. Il s'y inscrivit avec ses deux compagnons qui étaient peu optimistes quant à l'issue finale. Il les rassura en leur promettant de s'occuper de tout et leur assura de la victoire. Et sur le concours et sur la magocratie. Gandine et Féral se posèrent des questions sur sa santé mentale mais il avait une telle assurance, un tel aplomb qu'ils se laissèrent convaincre.
Le jour du concours, qui avait lieu naturellement dans la salle de réception de la Tour Magistère, 10 équipes étaient à pied d’œuvre. Les membres du jury au nombre de 12 trépignaient d'impatience de goûter à tous ces plats qui mijotaient dégageant des odeurs irrésistibles. Alors que Gandine et Féral frissonnaient intérieurement lorsque leur plat fut apporté aux juges, Iseneal n'avait jamais paru aussi décontracté. Pourtant, ils n'avaient fait qu'une simple soupe de légumes.
Lors des délibérés, Iseneal gardait son calme déconcertant et il s'amusait des regards affolés que lui lançaient ses amis.
Puis vint les résultats. La soupe avait gagné ! Étonnamment, seuls Gandine et Féral étaient estomaqués au point de ne pas voir la non-réaction des autres participants. Les mages non plus, trop occupés à saucer le fond de la marmite.
Deux semaines plus tard, la magocratie été tombée.
Que c'était-il donc passé ?
Avant le concours, Iseneal avait fait appel à tous ses contacts et alliés pour qu'ils participent au concours. Comme Ganféal était reconnu et aimé de tous, il leur prouva qu'il travaillait pour la cause et leur demanda de faire de bons plats mais en deçà de leurs réelles capacités. Puis, usant de ses talents d'agent de la nuit, il s'introduisit jusqu'à un portail pour partir voir Sija et lui emprunter Toupie. Il se fit balader toute une journée mais trouva une fleur unique qui donnerai une saveur inconnue à sa soupe. Il était donc certain de remporter le concours.
Mais ce n'était que la première partie du plan.
Confis dans leurs certitudes d'être intouchables, les mages ne firent qu'un ou deux contrôles de routine avant de faire confiance à Iseneal. La présence de Gandine y était aussi pour beaucoup, elle était très douée pour attirer l'attention sur elle. Donc Iseneal, le quatrième jour, lors du dîner, y versa une potion léthargique. Une fois les bonnes pierres anti-magie correctement positionnées, les mages n'avaient plus aucun pouvoir.
Une assemblée fut constituée et le destin des mages mis à l'ordre du jour. Beaucoup étaient partisans de leur exécution. Mais Iseneal, en révélant qu'il était en fait une partie de Ganféal, leur évita la peine capitale en arguant du fait qu'une nouvelle société juste et sereine ne serait avoir des bases solides si celles-ci baignaient dans le sang. Même sur pilotis, cette société craindrait pour toujours cette montée écarlate qui viendrait tôt ou tard la dévaster. Fort de cet argument et du crédit qu'il avait accumulé lors de ces dernières années, sa motion passa et les mages furent jugés et punis sans craindre la mort.
Lorsque l'Empire se remit d'aplomb, les échanges avec les Tun-Tuniens devinrent plus fréquents et bénéficièrent aux deux parties. Comme aucune velléité de conquêtes n'animait les deux parties, ce fut une ère de prospérité. Prospérité qui continue jusqu'à nos jours. La légende de Ganféal est toujours bien ancrée dans nos deux cultures et démontre qu'il est possible de régner avec de bonnes actions et intentions.
Le sort du monde sera décidé par un concours de cuisine ! L'animateur annonce les participants, les lumières s'allument dans l'arène culinaire et la foule rugit. Il vous faut maintenant cuisiner pour apporter la paix dans le monde !
Malgré les plans, les ruses, les alliés ou les ressources utilisées, Iseneal et ses compagnons n'avaient pas pu contrecarrer les machinations des mages. Lorsqu'il avait passé la porte noire, il y avait pourtant cru mais ça s'était terminé par une défaite. Le vortex avait fini par drainer les mages et les Tun-Tuniens et il avait eu à peine le temps de s'échapper. Cela faisait désormais 3 ans que la magocratie régnait tout à fait. Ils n'était même plus question de maintenir l'illusion sur les recherches pour refermer les portes menant à l'autre-monde. Ganféal était toujours en activité mais il était de plus en plus compliqué pour le commun des mortels d'avoir de l'espoir dans un futur sans autorité totalitaire.
Mais ayons foi dans la nature humaine : à se croire invulnérables, les mages avaient ouvert une nouvelle possibilité à leur chute. Tout comme la catastrophe était venue de ce qui pouvait sembler de petits riens (les représentations artistiques), le salut se présenta se la même façon mais sous la forme d'un concours de cuisine. Oui, le Destin prend des chemins bien étranges, des détours à la limite de la vraisemblance mais c'est ce qu'il se passa.
Si les Arts étaient toujours prohibés pour la plèbe, elle ne l'était plus pour la magocratie. Comme l'instabilité magique était une farce, les mages ne risquaient rien à accumuler du Beau. Et ce que les mages préféraient par dessus tout, c'était la bonne chaire. D'où l'idée de lancer un concours de cuisine à leur avantage. Le gagnant deviendrait le Cuisinier en Chef de la Tour, sa fortune et sa renommée étant ainsi faites. Les vieux singes salivaient déjà sur les mets imaginaires qu'on allait leur servir et se faisait une joie de décréter ce qui était bon ou pas. Être ceux qui décidaient du Beau et du Bon les emplissaient de prétention à s'en rouler dedans, comme des pourceaux dans de la fange.
Iseneal y vit un ultime moyen de renverser la situation. Pour cela il fallait gagner le concours. Il s'y inscrivit avec ses deux compagnons qui étaient peu optimistes quant à l'issue finale. Il les rassura en leur promettant de s'occuper de tout et leur assura de la victoire. Et sur le concours et sur la magocratie. Gandine et Féral se posèrent des questions sur sa santé mentale mais il avait une telle assurance, un tel aplomb qu'ils se laissèrent convaincre.
Le jour du concours, qui avait lieu naturellement dans la salle de réception de la Tour Magistère, 10 équipes étaient à pied d’œuvre. Les membres du jury au nombre de 12 trépignaient d'impatience de goûter à tous ces plats qui mijotaient dégageant des odeurs irrésistibles. Alors que Gandine et Féral frissonnaient intérieurement lorsque leur plat fut apporté aux juges, Iseneal n'avait jamais paru aussi décontracté. Pourtant, ils n'avaient fait qu'une simple soupe de légumes.
Lors des délibérés, Iseneal gardait son calme déconcertant et il s'amusait des regards affolés que lui lançaient ses amis.
Puis vint les résultats. La soupe avait gagné ! Étonnamment, seuls Gandine et Féral étaient estomaqués au point de ne pas voir la non-réaction des autres participants. Les mages non plus, trop occupés à saucer le fond de la marmite.
Deux semaines plus tard, la magocratie été tombée.
Que c'était-il donc passé ?
Avant le concours, Iseneal avait fait appel à tous ses contacts et alliés pour qu'ils participent au concours. Comme Ganféal était reconnu et aimé de tous, il leur prouva qu'il travaillait pour la cause et leur demanda de faire de bons plats mais en deçà de leurs réelles capacités. Puis, usant de ses talents d'agent de la nuit, il s'introduisit jusqu'à un portail pour partir voir Sija et lui emprunter Toupie. Il se fit balader toute une journée mais trouva une fleur unique qui donnerai une saveur inconnue à sa soupe. Il était donc certain de remporter le concours.
Mais ce n'était que la première partie du plan.
Confis dans leurs certitudes d'être intouchables, les mages ne firent qu'un ou deux contrôles de routine avant de faire confiance à Iseneal. La présence de Gandine y était aussi pour beaucoup, elle était très douée pour attirer l'attention sur elle. Donc Iseneal, le quatrième jour, lors du dîner, y versa une potion léthargique. Une fois les bonnes pierres anti-magie correctement positionnées, les mages n'avaient plus aucun pouvoir.
Une assemblée fut constituée et le destin des mages mis à l'ordre du jour. Beaucoup étaient partisans de leur exécution. Mais Iseneal, en révélant qu'il était en fait une partie de Ganféal, leur évita la peine capitale en arguant du fait qu'une nouvelle société juste et sereine ne serait avoir des bases solides si celles-ci baignaient dans le sang. Même sur pilotis, cette société craindrait pour toujours cette montée écarlate qui viendrait tôt ou tard la dévaster. Fort de cet argument et du crédit qu'il avait accumulé lors de ces dernières années, sa motion passa et les mages furent jugés et punis sans craindre la mort.
Lorsque l'Empire se remit d'aplomb, les échanges avec les Tun-Tuniens devinrent plus fréquents et bénéficièrent aux deux parties. Comme aucune velléité de conquêtes n'animait les deux parties, ce fut une ère de prospérité. Prospérité qui continue jusqu'à nos jours. La légende de Ganféal est toujours bien ancrée dans nos deux cultures et démontre qu'il est possible de régner avec de bonnes actions et intentions.
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