Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
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Federico67
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Si le style de l'auteur importe aussi, j'avais beaucoup aimé le livre de Jerphagnon (plus convaincant sur la partie république que sur l'empire)
https://www.babelio.com/livres/Jerphagnon-Histoire-de-la-Rome-antique--Les-armes-et-les-mot/15498
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- sherinford
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Federico67 a écrit : ↑dim. mai 24, 2026 6:37 pm Si le style de l'auteur importe aussi, j'avais beaucoup aimé le livre de Jerphagnon (plus convaincant sur la partie république que sur l'empire)
https://www.babelio.com/livres/Jerphagnon-Histoire-de-la-Rome-antique--Les-armes-et-les-mot/15498
Je plussoie Jerphagnon: très lisible et accessible. Je l'avais lu à l'époque où la série "Rome" passait sur HBO.
"Si tu souffres à propos de quelque chose d'extérieur, ce n'est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle ; il dépend de toi de le faire disparaître." - Marc-Aurèle
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La Compagnie
Dernière lecture:

"La Compagnie", de Robert Littell.
J’avais ce livre, sous-titré “le roman de la CIA”, dans ma montagne à lire depuis déjà un moment, et si je l’en ai extrait, c’est parce que je suis à la recherche d’inspiration sur le thème de l’espionnage… Ce livre de poche fait un peu plus de 1200 pages et il m’a fallu un peu de temps pour en venir à bout. Il est bien évidemment difficile de résumer un tel monstre, mais je vais tout de même essayer.
Tout commence en 1950 à Berlin, lorsqu’un transfuge russe prétend pouvoir identifier avec certitude une taupe au sein du M.I.6, mais finit par se faire capturer et tuer avant de pouvoir passer à l’ouest. Convaincu qu’il y a du vrai dans cette histoire, un as de la CIA qui se fait appeler “le Sorcier”, va réduire peu à peu la liste des suspects possibles jusqu’à aboutir au fameux Kim Philby, qui s’enfuira de l’autre côté du rideau de fer…
Un petit bond dans le temps nous amène six ans plus tard, lors de l’insurrection de Budapest, qui intervient à un très mauvais moment puisqu’on est en pleine crise de Suez. La CIA envoie un agent sur place pour demander aux rebelles de postposer la révolte, mais le mécontentement est trop grand et les mouvements de rebellions espèrent toujours que les Américains viendront malgré tout à leur secours pour au moins leur fournir des armes. Cet espoir sera déçu et la rébellion sera écrasée dans le sang, laissant un souvenir bien amer à l’ensemble des agents impliqués.
Et nous voilà déjà en 1960 et cette fois c’est le débarquement de la baie des cochons qui est le thème de la troisième partie du roman. A côté de ce fiasco, l’excursion de Trump en Iran paraît presque être un modèle d’organisation et de planification.
La quatrième partie qui se déroule en 1974 est une des plus intéressante à mes yeux, puisqu’elle met en scène une opération de contre-espionnage d’une audace assez folle, afin de dévoiler une taupe soviétique au plus haut niveau des opérations de la CIA. Si vous adorez les plans tordus, vous trouverez là un modèle du genre, que j’ai bien hâte de mettre en scène, un jour ou l’autre, dans une partie de jeu de rôle.
Nouveau bond dans le temps et nous voici en Afghanistan en 1983: un agent de la CIA dépêché sur place est enlevé par des rebelles qui veulent échanger cet otage contre des missiles stinger qui leur permettrait de combattre plus facilement l’envahisseur russe. Une opération de secours se met en place pendant que la CIA tente de convaincre le président Reagan que ce ne serait pas une si mauvaise idée d’armer correctement les Afghans. Mais certaines voix soulignent déjà le danger que représentent ces armes, qui pourraient très bien à terme se retourner contre les USA…
Enfin, dans la sixième et dernière partie, qui se déroule en 1991, on explore les dessous du Putsch de Moscou, mené par des conservateurs contre Mikhaïl Gorbatchev alors que celui-ci est encore en vacances en Crimée. C’est Boris Eltsine qui organisera la résistance depuis la Maison Blanche (qui hébergeait le congrès à l’époque).
Lors de tous ces événements, l’espionnage et le contre-espionnage jouent bien évidemment un rôle de premier plan, avec pour fil conducteur quelques personnages clefs, que l’on suit depuis leurs débuts dans le renseignement jusqu’à leur retraite, ou parfois leur mort…
Alors, est-ce qu’il faut lire ce roman? Si le thème vous intéresse, je crois que vous aurez bien difficile de trouver mieux, et même si le volume est quelque peu impressionnant, il se lit finalement assez facilement, par petits bouts.

"La Compagnie", de Robert Littell.
J’avais ce livre, sous-titré “le roman de la CIA”, dans ma montagne à lire depuis déjà un moment, et si je l’en ai extrait, c’est parce que je suis à la recherche d’inspiration sur le thème de l’espionnage… Ce livre de poche fait un peu plus de 1200 pages et il m’a fallu un peu de temps pour en venir à bout. Il est bien évidemment difficile de résumer un tel monstre, mais je vais tout de même essayer.
Tout commence en 1950 à Berlin, lorsqu’un transfuge russe prétend pouvoir identifier avec certitude une taupe au sein du M.I.6, mais finit par se faire capturer et tuer avant de pouvoir passer à l’ouest. Convaincu qu’il y a du vrai dans cette histoire, un as de la CIA qui se fait appeler “le Sorcier”, va réduire peu à peu la liste des suspects possibles jusqu’à aboutir au fameux Kim Philby, qui s’enfuira de l’autre côté du rideau de fer…
Un petit bond dans le temps nous amène six ans plus tard, lors de l’insurrection de Budapest, qui intervient à un très mauvais moment puisqu’on est en pleine crise de Suez. La CIA envoie un agent sur place pour demander aux rebelles de postposer la révolte, mais le mécontentement est trop grand et les mouvements de rebellions espèrent toujours que les Américains viendront malgré tout à leur secours pour au moins leur fournir des armes. Cet espoir sera déçu et la rébellion sera écrasée dans le sang, laissant un souvenir bien amer à l’ensemble des agents impliqués.
Et nous voilà déjà en 1960 et cette fois c’est le débarquement de la baie des cochons qui est le thème de la troisième partie du roman. A côté de ce fiasco, l’excursion de Trump en Iran paraît presque être un modèle d’organisation et de planification.
La quatrième partie qui se déroule en 1974 est une des plus intéressante à mes yeux, puisqu’elle met en scène une opération de contre-espionnage d’une audace assez folle, afin de dévoiler une taupe soviétique au plus haut niveau des opérations de la CIA. Si vous adorez les plans tordus, vous trouverez là un modèle du genre, que j’ai bien hâte de mettre en scène, un jour ou l’autre, dans une partie de jeu de rôle.
Nouveau bond dans le temps et nous voici en Afghanistan en 1983: un agent de la CIA dépêché sur place est enlevé par des rebelles qui veulent échanger cet otage contre des missiles stinger qui leur permettrait de combattre plus facilement l’envahisseur russe. Une opération de secours se met en place pendant que la CIA tente de convaincre le président Reagan que ce ne serait pas une si mauvaise idée d’armer correctement les Afghans. Mais certaines voix soulignent déjà le danger que représentent ces armes, qui pourraient très bien à terme se retourner contre les USA…
Enfin, dans la sixième et dernière partie, qui se déroule en 1991, on explore les dessous du Putsch de Moscou, mené par des conservateurs contre Mikhaïl Gorbatchev alors que celui-ci est encore en vacances en Crimée. C’est Boris Eltsine qui organisera la résistance depuis la Maison Blanche (qui hébergeait le congrès à l’époque).
Lors de tous ces événements, l’espionnage et le contre-espionnage jouent bien évidemment un rôle de premier plan, avec pour fil conducteur quelques personnages clefs, que l’on suit depuis leurs débuts dans le renseignement jusqu’à leur retraite, ou parfois leur mort…
Alors, est-ce qu’il faut lire ce roman? Si le thème vous intéresse, je crois que vous aurez bien difficile de trouver mieux, et même si le volume est quelque peu impressionnant, il se lit finalement assez facilement, par petits bouts.
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La forêt au clair de lune
Dernière lecture:

"La forêt au clair de lune" par Michiko Aoyama.
Ecrit par la même autrice que "La bibliothèque des rêves secrets", ce livre présente un certain nombre de points communs avec son prédécesseur: ici aussi, on va suivre le parcours de cinq personnages qui ont pour seul point commun d’écouter un podcast qui parle de la lune.
Au long des cinq chapitres du livre, on va donc suivre le cheminement de ces cinq personnages, explorer une tranche de leur vie, toujours dans cette ambiance "feel good" qui était la marque de fabrique du premier livre. Bien évidemment, le destin de ces cinq personnes se croise, mais toujours un peu à la marge, sans l’air de trop y toucher. C’est plutôt sympa, et j’en avais bien besoin après ma précédente lecture.

"La forêt au clair de lune" par Michiko Aoyama.
Ecrit par la même autrice que "La bibliothèque des rêves secrets", ce livre présente un certain nombre de points communs avec son prédécesseur: ici aussi, on va suivre le parcours de cinq personnages qui ont pour seul point commun d’écouter un podcast qui parle de la lune.
Au long des cinq chapitres du livre, on va donc suivre le cheminement de ces cinq personnages, explorer une tranche de leur vie, toujours dans cette ambiance "feel good" qui était la marque de fabrique du premier livre. Bien évidemment, le destin de ces cinq personnes se croise, mais toujours un peu à la marge, sans l’air de trop y toucher. C’est plutôt sympa, et j’en avais bien besoin après ma précédente lecture.
Dernière modification par sherinford le mer. mai 27, 2026 3:53 pm, modifié 1 fois.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Les éditions Mnémos lance un financement participatif pour la publication d'une intégrale du Cycle des Épées de Leiber.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Quid de la traduction, car la dernière était catastrophique ?
Je lis, je cite
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mais cela ne m'éclaire pas ?Nous sommes repartis de la traduction publiée par le Club du Livre d’Anticipation (le CLA) car nous la trouvons globalement la plus proche du style leiberien
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Je n'ai plus la citation exacte en tête, mais Mathieu de radio rôliste avait posté un Tweet avec une traduction abominable où une phrase du style "They climbed down from the carriage" était traduite en français par un truc du style "Ils descendirent du véhicule" le genre de tournure typiquement médiévale …Florentbzh a écrit : ↑mer. mai 27, 2026 8:35 am Quid de la traduction, car la dernière était catastrophique ?
- Florentbzh
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Ah ben voilà, c'est l'extrait en question ! Donc ouais, la nouvelle trad était pas terrible …
- Deadplayer
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
C'est justement MaThieu de Rôliste TV qui va "réviser" la vieille traduction de Leiber. C'est un beau projet avec d'autres gens sympas au programme :
S. T. Joshi nous proposera une introduction lovecraftienne à l'une des nouvelles clé du cycle. Alex Nikolavitch souhaite étudier l'influence de l'œuvre. Patrick Moran enquêtera sur la place de la ville de Lankhmar dans la fantasy. Mathieu Tortuyaux s'attellera à la révision-restauration du texte, rédigera une introduction générale ainsi qu'à un glossaire d'univers. Patrice Louinet travaillera sur les rapports entre la fantasy de Fritz Leiber et celle de Robert Howard (le créateur de Conan le Cimmérien). Tim Rey s'intéressera à la manière dont Leiber a tissé Lankhmar d'éléments de sa propre vie. Enfin, Olivier Legrand nous éclairera sur l'influence du cycle dans le monde du jeu de rôle. Si d'aventure, nous allons encore plus loin que ce que nous rêvons pour cette édition ultime du Cycle, nous convierons d'autres experts à enrichir de leurs études et de leurs essais cette édition !
- Inigin
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Enfin, faut aimer Leiber (les seuls bouquins de fantasy que je n’ai jamais pu finir, ça et Bordage).
- sherinford
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Broadway
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"Broadway", de Fabrice Caro.
Axel est un père de famille de 46 ans, à l’existence tout à fait ordinaire jusqu’à ce que plusieurs événements viennent perturber son existence: (1) il reçoit une enveloppe bleue relative au dépistage du cancer colorectal, (2) un couple d’amis insiste pour organiser des vacances en commun et d’aller faire du paddle à Biarritz et (3) il est convoqué à l’école car son fils de 14 ans a dessiné deux de ses professeurs en pleine position de levrette, et il se surprend à ressentir de l’attirance pour la professeur de mathématique concernée…
Toujours aussi drôle, Fabrice Caro dépeint dans ce roman à sa façon désopilante toutes les questions qui peuvent passer par la tête d’une personne en pleine crise de la cinquantaine. Comme à chaque fois, j’ai ri comme un bossu de la prose de Fabrice Caro.

"Broadway", de Fabrice Caro.
Axel est un père de famille de 46 ans, à l’existence tout à fait ordinaire jusqu’à ce que plusieurs événements viennent perturber son existence: (1) il reçoit une enveloppe bleue relative au dépistage du cancer colorectal, (2) un couple d’amis insiste pour organiser des vacances en commun et d’aller faire du paddle à Biarritz et (3) il est convoqué à l’école car son fils de 14 ans a dessiné deux de ses professeurs en pleine position de levrette, et il se surprend à ressentir de l’attirance pour la professeur de mathématique concernée…
Toujours aussi drôle, Fabrice Caro dépeint dans ce roman à sa façon désopilante toutes les questions qui peuvent passer par la tête d’une personne en pleine crise de la cinquantaine. Comme à chaque fois, j’ai ri comme un bossu de la prose de Fabrice Caro.
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- Inscription : lun. janv. 02, 2023 4:26 pm
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Je ne sais pas trop où mettre cela, des nouvelles de la traduction de la correspondance Lovecraft-Howard, retardée par la maladie d'un des traducteurs
Lovecraft-Howard
Lovecraft-Howard
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- Morningkill
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- Inscription : mar. août 03, 2004 2:09 pm
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
J'aime beaucoup Leiber pour ma part (bon, ca doit faire 20 ans que je l'ai pas relu), en tout les cas ce cycle la , maispas au point de remettre 95 euros (surtout que bon.. j'ai la trad originale)
- Belphégor
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Honnêtement, j'aime beaucoup Leiber, mais en ce qui concerne Lankhmar faut arrêter après le roman (Et encore je suis gentil) parce que çà finit par devenir littéralement un mauvais porno. CF ma critique si elle est toujours sur le site.
Pour ma part, les seules nouvelles de ce cycle qui valent réellement la peine d'être lues sont :
- Les femmes des neiges
- Mauvaise rencontre à Lankhmar
- La boucle est bouclée
- Les bijoux dans la foret
- La Maison des voleurs
- La Tour qui hurle
- Des serres dans la nuit
- Le prix de l'oubli
- Le bazaar du bizarre
- Jours maigres dans Lankhmar (la meilleure selon moi)
- Quand le roi de la mer n'est pas là
- Le Quai des étoiles





