Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

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Orlov
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Orlov »

@Erwan G merci de la recension. Ça donne très envie.
J'imagine que ta pile est déjà bien haute, mais vu ton intérêt pour ces histoires rurales, je me dois de te recommander La Culasse de l'Enfer de Tom Franklin.
Ça se passe dans les années 1870-1880 mais les thématiques résonnent pour d'autres époques.
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.

Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.

Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.
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Erwan G
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

Orlov a écrit : jeu. juil. 09, 2026 11:16 am @Erwan G merci de la recension. Ça donne très envie.
J'imagine que ta pile est déjà bien haute, mais vu ton intérêt pour ces histoires rurales, je me dois de te recommander La Culasse de l'Enfer de Tom Franklin.
Ça se passe dans les années 1870-1880 mais les thématiques résonnent pour d'autres époques.

Je note, ça m'intéresse toujours. Merci. Un jour, je viendrai à bout de cette PàL (mais pas cette année, avec mes malheureux 19 livres lus en un peu moins de 6 mois).
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
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tauther
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par tauther »

Dites, certains d'entre vous ont déjà lu la trilogie Polaris, Les Foudres de l'Abime de Philippe Tessier (la directive Exeter, etc) ?
Cela s'améliore au fil des pages? Le livre a fini par me tomber des mains avec l'entrée en scène des pirates qui recueillent le commando.
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sherinford
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Intégrale Conan Doyle - volume 4

Message par sherinford »

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"L’intégrale 4", de Sir Arthur Conan Doyle .

Changement de rythme dans ce volume des intégrales de Conan Doyle: cette compilation contient un long roman de 180 pages suivi de cinq nouvelles.

Le mystère de Cloomber raconte l’histoire d’une famille désargentée qui s’installe dans un manoir familial en Ecosse. Dans le domaine voisin de Cloomber vient s’installer un général et sa famille, qui fortifie sa résidence et l’entoure d’une muraille, ce qui ne manque pas d’éveiller la curiosité de leurs voisins… Le général semble craindre quelque chose, et s’arrange même pour garder les lumières allumées dans toutes les pièces de sa propriété lorsque la nuit tombe sur la lande.

Cela n’empêche pas les plus jeunes membres des deux familles de se rapprocher, et même d’entamer une idylle amoureuse, qui va être rapidement mise en péril par la menace qui pèse sur le général, et qui trouve son origine dans des événements qui se sont déroulés lorsqu’il était encore un jeune officier, pendant la guerre Anglo-Afghane...

Ce roman a assez mal vieilli, dans la mesure où il repose sur une fascination pour la mystique de l’Orient, qui aujourd’hui semble bien puérile. Ça reste néanmoins une référence sympa si vous êtes à la recherche d’inspiration pour le jeu de rôle Maléfices, entre autres…

Les cinq nouvelles sont sur le thème du mystère et de l’aventure, et je les ai trouvées plutôt intéressantes, et finalement mieux écrites que le roman qui les précède.
"Si tu souffres à propos de quelque chose d'extérieur, ce n'est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle ; il dépend de toi de le faire disparaître." - Marc-Aurèle
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Inigin
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Inigin »

Le mystère de Cloomber raconte l’histoire d’une famille désargentée qui s’installe dans un manoir familial en Ecosse. Dans le domaine voisin de Cloomber vient s’installer un général et sa famille, qui fortifie sa résidence et l’entoure d’une muraille, ce qui ne manque pas d’éveiller la curiosité de leurs voisins… Le général semble craindre quelque chose, et s’arrange même pour garder les lumières allumées dans toutes les pièces de sa propriété lorsque la nuit tombe sur la lande.

Cela n’empêche pas les plus jeunes membres des deux familles de se rapprocher, et même d’entamer une idylle amoureuse, qui va être rapidement mise en péril par la menace qui pèse sur le général, et qui trouve son origine dans des événements qui se sont déroulés lorsqu’il était encore un jeune officier, pendant la guerre Anglo-Afghane... 

Ce roman a assez mal vieilli, dans la mesure où il repose sur une fascination pour la mystique de l’Orient, qui aujourd’hui semble bien puérile. Ça reste néanmoins une référence sympa si vous êtes à la recherche d’inspiration pour le jeu de rôle Maléfices, entre autres…
C'est celle qui implique un tigre empaillé ?
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Erwan G
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Erwan G »

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QUI A PEUR DE LA MORT
Nnedi Okorafor

Ce livre trainait sur mes étagères depuis des années. Pendant longtemps, j’ai cru que c’était un livre de littérature blanche sur le transhumanisme. Bon, en vérité, c’est de la fantasy mélangée à un peu de SF.

Onyesonwu est la fille d’une femme okeke, une africaine, suite à un viol commis après l’agression d’une troupe de Nuru, un peuple plus nord africain. Bien que victime d’un viol, la mère d’Onyesonwu est repoussée par les siens et son mari, parce que devenue impur. Et sa fille, métisse, est une ewu, une paria dans les deux ethnies. Alors, la mère d’Onyesonwu part dans le désert, enceinte, pour fuir l’ouest er trouver une paix qui lui est inaccessible là où elle se trouve. Et les villages du désert, qu’elle croise de temps à autre, sont tout aussi inaccessible, lorsque sa fille nait. Elle en est chassée avec violence, jusqu’à son arrivée à Jwahir, une ville okeke de l’est. Là, Onyesonwu fait la connaissance du forgeron, qui s’attache à la fillette, épouse sa mère et devient le père qui n’a jamais existé. Peu à peu, Onyesonwu comprend qu’elle a un (ou des) dons : elle peut chanter la chanson du désert, appeler des animaux par son chant ou se transformer en oiseau, voire même en vautour. Mais cette petite fille de 10 ans, sans autre famille que sa mère et son père adoptif, cherche malgré tout à trouver une place dans sa ville, dans son peuple. Et à comprendre et apprendre l’art de maitriser la magie (le juju) qu’elle porte en elle. Mais voilà, non seulement elle est ewu mais, en plus, elle est une femme, deux raisons qui poussent à la rejeter.

C’est un livre très facile à lire, bien écrit, avec des sujets intéressants et un environnement original, à savoir l’Afrique fantastique. Mais. Oui, il y a quelques mais. Tout d’abord, rien n’est très original. Je me suis retrouvé, pendant la lecture, à me demander si on savait encore écrire un livre, surtout un livre de fiction, qu’elle soit fantastique, fantasy ou scientifique, qui n’abuse pas du voyage du héros. C’est marquant, les quelques variations ne faisant que ressortir la platitude de la trame. Un personnage différent, un mentor, un voyage initiatique qui se transformera en sauvetage de l’humanité. Au moins des okekes et des nurus. Ensuite, le personnage principal est assez insupportable ou, alors, j’ai assez vieilli pour ne plus supporter ce type de personnage, cette façon de raconter qui fait des clins d’œil à ce qui va se passer après… Beaucoup de choses semblent, souvent, artificielles, dans le comportement, la personnalité ou les choix des personnages. Mention spéciale à Onyesonwu Jésus qui va à sa mort, en refusant et en acceptant.

Bref, ce livre est loin d’être parfait. Malgré tout, j’ai du mal à ne pas le trouver intéressant, pour les sujets qu’il traite (féminisme, différence ethnique, excision, croyances, fanatisme…) et un bout de l’histoire. Un livre à recommander aux fans hardcore de fantasy, à ceux qui n’en lisent jamais, à ceux qui recherchent une autrice ou à ceux qui sont capable de passer des défauts certes majeurs, mais pas totalement invalidants. Surtout que le fond, l’univers, l’environnement, l’approche valent le détour. Une Afrique certes vue de l’Amérique, mais une Afrique quand même.
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Belphégor
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Belphégor »

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Voulant revenir aux racines originelles du genre Cyberpunk, je me suis intéressé au recueil "Mozart en verres miroirs" compilé par Bruce Sterling, voici donc une critique rapide des douze nouvelles qui y sont rassemblées.

Le Continuum Gernsback de William Gibson : Je vais essayer de faire court, car ce que je vais dire ce n'est pas la première fois que je le dis, et ce ne sera sans doutes pas la dernière fois. Grosso modo, cette nouvelle n'a pas de style littéraire, pas de personnage non plus, et pas d'intrigues. Elle n'est là que pour servir de véhicule au "message" de William Gibson qui veut nous dire que le futur ne sera pas comme dans un roman de Hugo Gernsback. Alors c'est pas inintéressant, et d'ailleurs on pourrait pas rêver d'un meilleur début pour un recueil de nouvelles Cyberpunk, mais du coup pourquoi faire de la fiction et pas juste un essai ? 

Des yeux de serpent de Tom Maddox : C'est de loin la meilleure nouvelle de tout le recueil, probablement celle qui à inspiré l'idée de la Cyberpsychose à Mike Pondsmith. Je préfère ne pas trop en dire car elle est absolument incroyable, si vous n'avez le temps de lire qu'une histoire, choisissez celle ci.

Rock toujours de Pat Cadigan : Une nouvelle sympa centrée sur une sorte de "Rocker girl" qui joue de la musique avec son implant. C'est pas incroyable mais çà se laisse lire.

Les Mésaventures de Houdini de Rudy Rucker : Comme son nom l'indique c'est une nouvelle centrée sur Harry Houdini, alors c'est sympa mais qu'est-ce que çà vient foutre ici en fait ?!!!

Les 400 de Marc Laidlaw : Une nouvelle sympathique qui a fait l'objet d'une très bonne adaptation dans Love + Death + Robots, je recommande la nouvelle ET l'épisode qui l'adapte.

Solstice de James Patrick Kelly : Un galimatias narratif qui mélange drogue et mysticisme New Age pour un résultat assez moyen, c'est pas mauvais mais c'est pas très bon non plus.

Petra de Greg Bear : Une nouvelle étrange au style absolument imbitable où on suit une communauté dans une église faite de gargouilles et d'humains. Le protagoniste est une gargouille qui a des visions mystiques. C'est confus et bordélique. Comme pour la nouvelle avec Houdini je me demande ce que çà vient foutre dans un recueil Cyberpunk.

Le Jour où des voix humaines nous éveilleront de Lewis Shiner : La deuxième meilleure nouvelle du recueil, notamment grâce à l'atmosphère créée par le style. On pourrait se demander pourquoi est-ce que l'histoire d'un gars en vacance qui trompe sa femme devrait figurer dans un recueil cyberpunk ? Pour le savoir il faudra lire l'histoire jusqu'à la fin, car je ne veux surtout pas spoiler.

Freezone de John Shirley : La nouvelle est bonne, mais elle souffre malheureusement de l'effet "épisode pilote" qu'ont certaines nouvelles. A savoir qu'au lieu d'une véritable histoire courte, on a sous les yeux ce qui aurait du être le prélude d'une œuvre plus longue.

Pierre vit de Paul Di Filippo : Une nouvelle là aussi très bonne, même si j'ai l'impression que son évolution est un peu trop "artificielle". Là aussi, pas de spoil, mais on sent que l'auteur voulait absolument amener le récit vers une fin qu'il considère ultra importante pour le symbolisme, mais çà fait l'effet d'un MJ qui met son scénario sur des rails.

Étoile rouge, orbite gelée de Bruce Sterling et William Gibson : Une nouvelle très bonne aussi où on assiste au blues d'un astronaute soviétique qui décide de faire grève. On est sur du mélancolisme qui est du Gibson tout craché.

Mozart en verres miroirs de Bruce Sterling et Lewis Shiner : Un véritable bordel de merde, totalement abscons et imbitable. Une espèce de fable bizarre qui parle de voyage dans le temps et de colonialisme, mais dans le effets on a une histoire qui ressemble à une partie de kamoulox. Incontestablement la plus mauvaise de toutes les nouvelles, dommage que çà soit elle qui donne son nom au recueil. Là aussi je me demande ce que çà fout là.

J'avais déjà essayé de lire ce recueil il y a presque une décennie avant de m’arrêter à la nouvelle sur Houdini, parce que je trouvais que son inclusion relevait du n'importe quoi. Aujourd'hui j'y reviens dans une idée de "renouveler" mes campagnes Cyberpunk et de sortir du carcans des cyber mercenaires qui font des petit boulots façon Uber. C'était une lecture intéressante pour moi, en dépit de la qualité extrêmement variable des nouvelles, et elle le reste pour quiconque s'intéresse au genre. Mais dans le lot il reste que les trois nouvelles qui me dérangent : celle sur Houdini, celle sur les gargouilles, et celles sur Mozart ; ces trois nouvelles jurent tellement avec le reste que je me demande sincèrement pourquoi elles ont été incluses.

 
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