Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
- rogre
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Et bien sur, Orwell !…
"… le ministère de la Vérité, dont l’activité essentielle n’était pas de reconstruire le passé, mais de fournir aux citoyens de l’Océania des journaux, des films, des manuels, des programmes de télécran, des pièces, des romans, le tout accompagné de toutes sortes d’informations, d’instructions et de distractions imaginables, d’une statue à un slogan, d’un poème lyrique à un traité de biologie et d’un alphabet d’enfant à un nouveau dictionnaire novlangue. De plus, le ministère n’avait pas à satisfaire seulement les besoins du Parti, il avait encore à répéter toute l’opération à une échelle inférieure pour le bénéfice du prolétariat.
Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s’occupaient, pour les prolétaires, de littérature, de musique, de théâtre et, en général, de délassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sport, de crime et d’astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur.
Il y avait même une sous-section entière – appelée, en novlangue, Pornosex – occupée à produire le genre le plus bas de pornographie."
Cependant…
« L’air avait couru dans Londres pendant les dernières semaines. C’était une de ces innombrables chansons, toutes semblables, que la sous-section du Commissariat à la Musique publiait pour les prolétaires. Les paroles de ces chansons étaient composées, sans aucune intervention humaine, par un instrument appelé versificateur. Mais la femme chantait d’une voix si mélodieuse qu’elle transformait en un chant presque agréable la plus horrible stupidité. »
"… le ministère de la Vérité, dont l’activité essentielle n’était pas de reconstruire le passé, mais de fournir aux citoyens de l’Océania des journaux, des films, des manuels, des programmes de télécran, des pièces, des romans, le tout accompagné de toutes sortes d’informations, d’instructions et de distractions imaginables, d’une statue à un slogan, d’un poème lyrique à un traité de biologie et d’un alphabet d’enfant à un nouveau dictionnaire novlangue. De plus, le ministère n’avait pas à satisfaire seulement les besoins du Parti, il avait encore à répéter toute l’opération à une échelle inférieure pour le bénéfice du prolétariat.
Il existait toute une suite de départements spéciaux qui s’occupaient, pour les prolétaires, de littérature, de musique, de théâtre et, en général, de délassement. Là, on produisait des journaux stupides qui ne traitaient presque entièrement que de sport, de crime et d’astrologie, de petits romans à cinq francs, des films juteux de sexualité, des chansons sentimentales composées par des moyens entièrement mécaniques sur un genre de kaléidoscope spécial appelé versificateur.
Il y avait même une sous-section entière – appelée, en novlangue, Pornosex – occupée à produire le genre le plus bas de pornographie."
Cependant…
« L’air avait couru dans Londres pendant les dernières semaines. C’était une de ces innombrables chansons, toutes semblables, que la sous-section du Commissariat à la Musique publiait pour les prolétaires. Les paroles de ces chansons étaient composées, sans aucune intervention humaine, par un instrument appelé versificateur. Mais la femme chantait d’une voix si mélodieuse qu’elle transformait en un chant presque agréable la plus horrible stupidité. »
"Mouvement Minusculiniste" - consiste à défendre les minorités composées d'une seule personne. Effectif : un adhérent. Mot d'ordre (Pierre Dac) : "Contre tout ce qui est pour, et pour tout ce qui est contre".
- Cédric Ferrand
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Écrire, c'est vraiment un plaisir.
Réécrire, c'est vraiment une plaie. Je peux donc comprendre la tentation d'un auteur de prendre en compte les retours d'un éditeur et d'en faire un prompt pour se débarrasser de cette corvée car c'est le passage moins créatif de ton travail (enfin, ça dépend des retours de ton éditeur, évidemment) donc tu pourrais considérer que c'est plus technique et donc que tu peux sous-traiter ça à un LLM. Si c'est le cas, je peux mettre de l'eau dans mon vin et convenir que l'essentiel de la création est humaine et que l'outil n'a fait qu'améliorer le texte.
Le hic dans cette affaire, c'est qu'il y a deux trucs qui se télescopent : les accusations d'usage de l'IA et le plagiat.
Ce qui aurait pu être une discussion intéressante sur l'usage de l'IA est dans ce cas précis parasité par un historique de mensonges. C'est donc impossible d'avoir une discussion raisonnée sur ce livre particulier. D'autant que les accusations viennent au départ d'un polémiste du Figaro, ça sentait le traquenard.
L'autre angle, c'est le sujet du livre. Ici, nous sommes vraiment proche de la culture haïtienne. C'est une diaspora importante au Québec, c'est impossible de vivre dans la province en ignorant l'apport des haïtiens à notre culture commune. Èt nous sommes donc sensibles à la tragédie haïtienne, forcément. Or le livre raconte une histoire qui caresse dans le sens du poil notre culpabilité blanche. Les gens que je connais qui ont lu le livre étaient contents de souligner l'humanisme du récit, de dire que c'est un témoignage utile, que c'est tragique... Ça cochait toutes les cases du roman qui te raconte ce que tu as envie d'entendre. Et je pense que ça renforce le sentiment de trahison des lecteurs, maintenant que nous savons que c'est un plagieur. Il aurait écrit un polar, on s'en serait foutu comme de notre premier épisode de Navarro, mais comme c'est un texte emprunt du drame haïtien et basé sur son expérience de vie, les lecteurs se sentent lésés d'avoir pu apprécier quelque chose écrit par un plagiaire et sans doute avec l'aide de l'IA.
Bref, je ne pense pas que c'est avec ce roman qu'on aura une discussion sereine sur l'écriture assistée. D'autant que c'est un débat qui est complexe et qui brusque nos repères.
Réécrire, c'est vraiment une plaie. Je peux donc comprendre la tentation d'un auteur de prendre en compte les retours d'un éditeur et d'en faire un prompt pour se débarrasser de cette corvée car c'est le passage moins créatif de ton travail (enfin, ça dépend des retours de ton éditeur, évidemment) donc tu pourrais considérer que c'est plus technique et donc que tu peux sous-traiter ça à un LLM. Si c'est le cas, je peux mettre de l'eau dans mon vin et convenir que l'essentiel de la création est humaine et que l'outil n'a fait qu'améliorer le texte.
Le hic dans cette affaire, c'est qu'il y a deux trucs qui se télescopent : les accusations d'usage de l'IA et le plagiat.
Ce qui aurait pu être une discussion intéressante sur l'usage de l'IA est dans ce cas précis parasité par un historique de mensonges. C'est donc impossible d'avoir une discussion raisonnée sur ce livre particulier. D'autant que les accusations viennent au départ d'un polémiste du Figaro, ça sentait le traquenard.
L'autre angle, c'est le sujet du livre. Ici, nous sommes vraiment proche de la culture haïtienne. C'est une diaspora importante au Québec, c'est impossible de vivre dans la province en ignorant l'apport des haïtiens à notre culture commune. Èt nous sommes donc sensibles à la tragédie haïtienne, forcément. Or le livre raconte une histoire qui caresse dans le sens du poil notre culpabilité blanche. Les gens que je connais qui ont lu le livre étaient contents de souligner l'humanisme du récit, de dire que c'est un témoignage utile, que c'est tragique... Ça cochait toutes les cases du roman qui te raconte ce que tu as envie d'entendre. Et je pense que ça renforce le sentiment de trahison des lecteurs, maintenant que nous savons que c'est un plagieur. Il aurait écrit un polar, on s'en serait foutu comme de notre premier épisode de Navarro, mais comme c'est un texte emprunt du drame haïtien et basé sur son expérience de vie, les lecteurs se sentent lésés d'avoir pu apprécier quelque chose écrit par un plagiaire et sans doute avec l'aide de l'IA.
Bref, je ne pense pas que c'est avec ce roman qu'on aura une discussion sereine sur l'écriture assistée. D'autant que c'est un débat qui est complexe et qui brusque nos repères.
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Tristan
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Je note en passant que la première recension vraiment critique du bouquin d’Orélien, qui ne parlait pas d’IA, a été publiée dans Le Canard enchaîné et était signée… Fabrice Colin.
C'est peut-être un détail pour vous, mais moi, ça ne fait sourire.
C'est peut-être un détail pour vous, mais moi, ça ne fait sourire.
Dernière modification par Tristan le sam. sept. 26, 2026 4:48 pm, modifié 1 fois.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Et, du coup, où en es-tu de ta réfléxion sur le sujet en tant qu'écrivain?Cédric Ferrand a écrit : ↑sam. sept. 26, 2026 3:28 pm
Bref, je ne pense pas que c'est avec ce roman qu'on aura une discussion sereine sur l'écriture assistée. D'autant que c'est un débat qui est complexe et qui brusque nos repères.
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- Cédric Ferrand
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
C'était difficilement audible, au départ, car tu te dis que ce que tu perçois comme des défauts de fabrication peut être un héritage de l'oralité haïtienne, tu ne veux pas apparaître comme celui qui accuse un auteur issu d'une minorité de ne pas écrire dans un français assez normatif. Ça prend du doigté pour émettre des doutes quand tout le monde encense un livre.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Je fais l'hypothèse que tu t'est trompé de fil vu que ton message de trouvait sur le fil des séries.
(J'en profite pour corriger le message initial parce que tes messages m'écorchent les yeux).
Et ça peut être aussi de la délicatesse. Ça peut aussi exister chez les critiques (je n'y suis pas favorable mais c'est un fait que ça existe).
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.
Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.
Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Je réserve mon avis pour le Masque et la Plume.
Comme beaucoup de monde, je suis avant tout dépassé car ça va très vite. Mon travail alimentaire m'a transformé en prompteur alors que j'étais un rédacteur il y a encore 6 mois. Je suis donc aux premières loges pour voir les progrès, les avantages mais aussi les angles morts, les impacts socio-environnementaux, les biais systémiques et tout le merdier.
En revanche, j'ai dressé un mur éthique : pas d'IA dans ma vie privée. Enfin, pas d'IA volontairement, car je sais très bien que dès que fais une recherche Google, il y a ce scrogneugneuh de Geminin qui génère automatiquement des résultats. Ou que des tas d'outils utilisent des IA en coulisse. Je n'écris pas des romans ou du JdR pour l'argent, donc je ne sens aucunement le besoin d'être productif ou rentable. Donc l'idée de déléguer à la machine le loisir qui me fait du bien, ça serait absurde. L'écriture est tout sauf une corvée, et le plaisir de développer une intrigue ou de bidouiller un dialogue est tel que je n'ai aucune envie de sous-traiter ça à un algorithme. Pas même pour faire du ping-pong mental : si j'ai besoin d'un nom, je vais laisser musarder mon esprit pendant le temps qu'il faudra pour trouver un nom qui convient à mon histoire, je n'ai pas envie d'avoir en quelques secondes une liste de 10 noms possibles car je sais que ce seront 10 noms statiquement dans la moyenne, bien calibrés, attendus et sans originalité. Ça prendra le temps qu'il faudra, mais je vais arriver à mes fins.
D'autant plus que quand on avait appris que les LLM s'étaient en partie entraînés sur des oeuvres piratées, on m'avait envoyé un lien qui alléguait que Wastburg faisait partie du corpus des livres pillés. Donc non, je ne vais pas me servir d'un modèle qui plagie une armée d'auteurs qui n'ont pas donné leur accord.
Ce qui me gène dans l'histoire qui nous occupe, c'est la nature même de ces prix littéraires, qui se foutent bien de faire émerger un auteur ou de rendre accessible un texte intéressant : ce ne sont que de gigantesques machines à vendre du papier. Le bouquin par qui le scandale arrive me sortait déjà par les trous de nez avant que l'affaire éclate car il était poussé par tous les rouages de la machine capitalistique littéraire. Je voyais s'empiler les articles et les chroniques qui voulaient absolument que ça soit le-bouquin-de-la-rentrée pour pouvoir en fourguer des palettes entières. Ce matraquage médiatique est pénible, et je suis quelque part bien content quand un plan marketing pareil tombe à l'eau. Les éditeurs étaient bien trop contents d'avoir trouvé la poule aux oeufs d'or du moment, ils se sont fait arnaqué par un plagiaire en série.
C'est tentant, l'IA. Je suis un procrastinateur certifié depuis plus de 30 ans, évidemment que la solution de facilité, ça serait de tout déléguer à l'IA. J'ai des tas de projets jamais finalisés sur mon disque-dur qui pourraient être bouclés en quelques prompts. Mais ça ne serait pas du jeu (et pas du je, non plus) car ces histoires ne sont intéressantes que si j'y mets du mien de A à Z.
Donc l'IA à la marge, oui. Si elle peut analyser mon manuscrit et me dire que j'abuse d'une expression ou que j'ai trop tendance à faire des métaphores, donc acte, je vais pouvoir retravailler mon texte en conséquence. Mais l'IA qui a la main sur la création, c'est non pour moi. Ça doit rester un outil, ce n'est pas une muse qu'on peut solliciter à l'envi.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Merci.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
"Affaire Thélyson Orélien: une podcasteuse raconte comment elle a soupçonné l'IA, sans outil IA"
https://information.tv5monde.com/cultur ... ia-2839038
https://information.tv5monde.com/cultur ... ia-2839038
QUESTION: Pourquoi avez-vous pensé à de l'intelligence artificielle en lisant ce livre?
REPONSE: "Il y a d'abord le rythme ternaire, les répétitions de tournures de phrase comme +ce n'est pas (...), c'est+, l'usage constant de la comparaison. On a tous nos tics de langage, même notre style personnel est répétitif. Mais là, c'est un style qui est vraiment homogène: au sein d'une même page tu as exactement toujours les mêmes éléments, alors que dans n'importe quel livre, l'intensité des figures de style varie. Au bout d'une heure de lecture, ça m'a frappé, et j'ai commencé à souligner chaque fois qu'il y avait une répétition."
Q: Comment expliquer que vous avez eu des doutes très vite, alors que beaucoup ont encensé ce livre, qui a remporté le prix du roman Fnac lundi?
R: "Mon travail depuis que j'ai 20 ans, c'est l'analyse des réseaux sociaux: comment les gens parlent en ligne pour le compte de grandes marques. Et c'est un peu terrible mais les réseaux ont beaucoup évolué vers des +bots+, des textes écrits à l'IA. Et c'est normal que des écrivains ou critiques littéraires ne passent pas beaucoup de temps sur LinkedIn. Sauf que c'est une écriture qui se remarque uniquement si on a l'habitude aussi d'en lire souvent. Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est que ça me rappelle le boulot."
Q: Comment avez-vous réagi au tweet de "Balance ton Claude", qui a lancé mardi les premières accusations?
R: "J'ai eu un immense soulagement. Lorsque j'ai enregistré le podcast, je me suis remise en question plutôt que le texte, je pensais que mes goûts avaient changé à cause du boulot. Mais quand j'ai réécouté l'épisode, je me suis dit: +c'est dingue !+. J'en étais persuadée (de l'utilisation de l'IA). Mais je me retenais parce que je ne voulais pas finir avec un procès en diffamation. Donc je m'étais résignée, je pensais que ça sortirait sûrement dans cinq ans."
Q: Quelles pourraient être les conséquences de cette affaire pour le milieu de l'édition selon vous?
R: "Déjà, j'aimerais bien que les éditions du Boréal (éditeur canadien du livre, NDLR) demandent à des journalistes de regarder les métadonnées (l'historique des activités, NDLR) des documents, comme ça au moins ça donnerait une vraie preuve. Et je pense qu'on va aller de plus en plus vers l'utilisation d'outils, comme Grammarly, qui enregistrent les étapes de l'écriture et en certifient ensuite l'authenticité humaine. Plus généralement, je pense que tout le monde va commencer à faire un peu plus attention. Et enfin, je pense qu'il va y avoir de plus en plus de tolérance à l'IA sur une certaine production littéraire."
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Super, et on pourra prendre une pause toilettes de 10 minutes sans que l"outil considère qu'on en a profité pour utiliser de l'IA ?Killing Joke a écrit : ↑dim. sept. 27, 2026 12:02 am R: "Déjà, j'aimerais bien que les éditions du Boréal (éditeur canadien du livre, NDLR) demandent à des journalistes de regarder les métadonnées (l'historique des activités, NDLR) des documents, comme ça au moins ça donnerait une vraie preuve. Et je pense qu'on va aller de plus en plus vers l'utilisation d'outils, comme Grammarly, qui enregistrent les étapes de l'écriture et en certifient ensuite l'authenticité humaine. Plus généralement, je pense que tout le monde va commencer à faire un peu plus attention. Et enfin, je pense qu'il va y avoir de plus en plus de tolérance à l'IA sur une certaine production littéraire."
Je trouve particulièrement inquiétante, cette tendance montante à vouloir contrôler ce que disent, pensent et font les gens. Au nom de l'équité, on est en train de foutre la liberté à la poubelle.
PS: j'ai hâte qu'on fasse ça avec les CR de réunions pour se rendre compte que la majorité est faite par LLM. Chez moi, je dois être un des derniers dinosaures à faire moi-même mes compte-rendus...
Entre 1984 et idiocracy, mon cœur balance...
Dernière modification par Tgx le dim. sept. 27, 2026 8:59 am, modifié 1 fois.
« il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l'égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l'égalité dans la servitude à l'inégalité dans la liberté »
(Alexis de Tocqueville, de la démocratie en Amérique)
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Après, en indie (notamment) romance, y aurait pléthore de roman par IA https://manuscriptreport.com/data/ai-pu ... statistics
Mais je trouve par contre cette idée fascinante : https://www.wired.com/story/chatbot-gen ... -rat-wife/
Ah, ah, fini d'attendre la suite du nom du vent si je peux la faire écrire par moi même !
Bon, l'article semble indiquer que les fans fiction sont surtout de l'erotic (pas de kink shaming !). Et clairement, la qualité n'y est pas (même si on n'est pas passé loin d'un prix goncourt-IA)
Mais
1) est ce que pour un fan absolu, l'important ca serait pas juste d'avoir plus de contenu de sa passion ? [1]
2) est ce qu'aussi cette idée de fiction "personnalisée", ecrite pour soi, c'est pas totalement dans l'ére du temps, toujours plus individualiste et égo centrée ?
[1] pour mon cas perso, je pense que le résultat final me decevrait, surtout en littérature. Et puis, je pense trop que la vision de l'auteur est la bonne, et que je le trahirais (je parle pas d'éthique la, mais du truc qui fait que j'étais toujours été paralysé par faire jouer a Runequest, de peur de déformer l'univers)
50%+ of 2025 book releases — contain AI-generated content. Source: NBER w34777 (Reimers & Waldfogel, 2025). https://www.nber.org/papers/w34777. Read more: https://manuscriptreport.com/data/ai-pu ... statistics
Mais je trouve par contre cette idée fascinante : https://www.wired.com/story/chatbot-gen ... -rat-wife/
‘I Like My Big Rat Wife’: Meet the People Using Chatbots to Write Custom Fiction
While the publishing industry frets over how authors are using AI, many readers are taking things into their own hands.
Ah, ah, fini d'attendre la suite du nom du vent si je peux la faire écrire par moi même !
Bon, l'article semble indiquer que les fans fiction sont surtout de l'erotic (pas de kink shaming !). Et clairement, la qualité n'y est pas (même si on n'est pas passé loin d'un prix goncourt-IA)
Mais
1) est ce que pour un fan absolu, l'important ca serait pas juste d'avoir plus de contenu de sa passion ? [1]
2) est ce qu'aussi cette idée de fiction "personnalisée", ecrite pour soi, c'est pas totalement dans l'ére du temps, toujours plus individualiste et égo centrée ?
[1] pour mon cas perso, je pense que le résultat final me decevrait, surtout en littérature. Et puis, je pense trop que la vision de l'auteur est la bonne, et que je le trahirais (je parle pas d'éthique la, mais du truc qui fait que j'étais toujours été paralysé par faire jouer a Runequest, de peur de déformer l'univers)