Le grand livre du roi Arthur, John Matthews, ill John Howe, 465 p., ed Huginn & Muninn, 2025
J'ai acheté ce livre par impulsion sans rien connaître du propos ni de l'auteur. Car, oui, grand connaisseur des légendes de la Table ronde, ayant lu tant le Chrétien de Troyes, que le Boron, la Malory, d'autres légendes moins connus et même des réécritures modernes, je suis, aussi, très sensible a l'esthétisme des dessins de John Howe..;
Alors, une réécriture des légendes de la table ronde, illustré par John Howe ne pouvait, en aucun cas, ne pas se compter dans ma bibliothèque.
Et c'est ainsi que cet ouvrage l'y rejoint.
Une brève ouverture du livre, m'apprenait que l'auteur, semble-t-il avait une richie bibliographie et avait puisait dans la manne arthurienne pour faire a son gout.
J'en restais là: il y a tant de livre à lire et que pouvais-je bien apprendre de nouveau?
Quelques mois plus tard, un an peut-être je remettais la main dessus en voulant relire des passages particuliers de la quête du Graal et, de fil en aiguille en vint à lire, in extenso l'ouvrage.
Et bien, il le mérite! John Matthews puise dans l'ensemble des légendes arthuriennes pour, en quelques, 400 pages aérés et illustrés, nous proposait une réécriture des légendes arthuriennes, tout comme en son temps, Malory l'avait fait; L'execice était risqué, puisque, Matthews, grand connaisseur de nobmreuses légendes, se propose, une narration coéhrente, certes, remise au gout du jour mais qardant le cachet des chroniques anciennes, à travers le mots, en introduction des chapitres, d'un narrateur fictif, qui, comme dans les chroniques médiévales expliquait, hors-texte, ces choix ou référait a d'autres ouvrages.
L'oeuvre était, je trouve assez audacieuse, mais elle est réussit. Matthews choisir ses légendes et reconstruit un mythe selon ses envies et son esthétique, et, au fond, il agit, comme ses prédécesseurs médiévaux, assumant l'originalité tout en puisant tout azimuth dans la vaste matière de Bretagne. Le tout porté par une écriture sobre, efficace, mais agréable où, parfois, émerge quelques archaïsmes du meilleur aloi.
Dernier point la bibliographie est riche, et à la fin, les sources de chaque chapitre et choix de l'auteur sont expliqués, ce qui, ravira les exégètes arthuriens.
Au fond, je me suis surpris a touver cette lecture plus plaisante, par exemple, que la Malory et plus raccord avec la matière de Bretagne que celle des Markale, Stephen R. Lawhead ou MBZ.
Alors cet ouvrage est-il dispensable? Très certainement, par contre, si vous êtes un amateur gourmand des légendes arthuriennes ou un gourmet des oeuvres de John Howe, n'hésitez pas... Si vous êtes les deux, alors, il est temps d'aller l'acheter, de suite.
Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
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