Re: [CR] Pax Elfica (ma première campagne bac à sable)
Publié : lun. sept. 28, 2026 6:25 pm
SESSION 2 — Une bêtise à la fois
Jouée sur Roll20.
ATTENTION ÇA DIVULGÂCHE (surtout la fin, côté MJ)
Calendrier : nuit du Duntak au Liretak, puis Liretak matin (2e jour du printemps, jour chômé). On s'arrête vers 10 h.
Séquences jouées :
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AVANT DE JOUER
Cael est quand même sorti cette nuit : on a ouvert la séance sur sa scène solo, pendant que les autres attendaient. Ça ne s'est pas bien passé à la table (voir « Le drama de la soirée », plus bas).
Le joueur de Tano a quitté la table pendant cette scène, nous a rejoints, puis est parti se coucher en cours de route.
Du coup on a décidé avec le joueur que Tano partait au moulin dès la fin du couvre-feu : on jouera sa scène en tête-à-tête, et il rejoindra le groupe dans l'après-midi.
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SÉQUENCE(S) JOUÉE(S)
La nuit de Cael
Cael est sorti chercher des nouvelles de Klaus du côté de l'auberge du Pont. En rentrant, il tombe sur un enlèvement : quatre elfes et une arindeäl avec ses loups emmènent une fillette. La Flèche déboule à cheval, prend une flèche dans l'épaule et tombe.
Cael, caché en hauteur, fait diversion : il invoque un serviteur invisible qui fait pleuvoir des branches sur les elfes et gâche leurs tirs. La Flèche lui adresse un signe de tête (« je t'ai vu, camarade »), lui lance en elfique de prendre la petite, remonte en selle d'un seul geste, et fonce dans les elfes. Les quatre se lancent à sa poursuite : il est une cible bien plus prioritaire que la gamine.
Mais l'arindeäl a donné ses ordres, et les deux loups se retournent vers Cael.
Cael attrape la petite, jette de la viande séchée derrière lui et court vers l'auberge, mais celle-ci est bien loin. Toutes les portes sont fermées, c'est le couvre-feu. Avec une enfant de dix ans dans les bras, les loups vont deux fois plus vite que lui, et ils le rattrapent.
Il met la gamine derrière lui et sort sa masse (la fameuse masse qu'il prend pour un épée de la Lance de Bren mais qui est en réalité un morceau de la Lance Sylvestre). Le premier loup prend un coup en pleine face, le second le mord. Deuxième coup de masse : le premier loup ne se relève pas. Et là, derrière lui, la petite sort de son ombre, et Cael sent de la magie pure, au niveau « oh putain ». Le second loup est projeté à plusieurs mètres. Elle s'effondre contre lui, haletante.
Le coup de grâce rate. Le loup hurle l'alerte, et des bruits de bottes approchent. Cael se glisse sous un porche avec la fillette. Une patrouille de cinq enfaytés arrive, trouve le loup, se déploie... et ne les voit pas. Ils restent là une bonne heure, recroquevillés, jusqu'aux premières lueurs, quand les rues redeviennent fréquentables.
Sigrid arrive à l'auberge de l'Epee
Il est 5 h, l'auberge s'éveille, il est 5h je n'ai pas sommeil. Camille est levé le premier, comme toujours, son livre de psaumes dans une main et son bol dans l'autre : c'est Liretak, jour de la messe des réfugiés. Cael arrive avec la tête du gars qui a fait une connerie, et une gamine accrochée à lui. Bvorn le regarde de travers.
Personne n'allant se laver, ils ratnt les traces de sang dans la salle de bains.
Sigmund propose une bière à la petite, pour rire, puis un lait aux épices. Pendant qu'on discute, il lui bricole un petit moulin qui tourne et fait le bruit du vent : elle pleure toujours, mais ça lui fait plaisir.
Elle s'appelle Sigrid. Ses parents travaillent au moulin. Sa maman lui avait dit de ne pas faire de magie, elle en a fait, et ce soir « les madames elfes » sont venues la chercher. Son papa n'a pas voulu, alors ils l'ont frappé.
Débat autour du petit-déjeuner :
- Certains se méfient de cette histoire de Flèche. Et si c'était un elfe qui travaille avec les elfes pour piéger les révolutionnaires ?
- Les gardes elfes ont peut-être vu le visage de Cael. Si Sigrid est trouvée ici, l'auberge est finie.
- On peut la déguiser, on a trois étages. Oui, mais le jour où les elfes fouillent ? Et on ne va pas la garder à la cave pendant cinq ans.
- Sigmund propose le compartiment caché de sa charrette pour la sortir, avec l'excuse toute trouvée : on va chercher des provisions pour le mariage.
- Quelqu'un évoque les Ifriers.
- Et Klaus ? Bvorn pense que la gamine est devenue la priorité. On lui rappelle que perdre Klaus, et sa place au Conseil des Huit, ce serait aussi un gros problème.
Bvorn tranche pour le moment : elle sera cachée dans sa chambre, où personne ne passe. Chambre d'ancien soldat, clinique, le lit fait au carré, rien qui dépasse. Il lui laisse de quoi manger, lui explique qu'on va chercher quelqu'un qui peut aider, et ferme à clé. « Quand est-ce que je peux voir ma maman ? » « Dans plusieurs dodos. » « Combien de dodos ? » « Sept. »
Guilherm n'est pas content
Guilherm, le veilleur de nuit, a vu entrer la gamine. Cael va lui expliquer. Guilherm ne décolère pas : « Qu'est-ce que tu as foutu ? Tu vas nous mettre dans la merde. Je ne vous raconte pas comment ma femme va réagir. Ça va être quoi, le prochain truc ? Vous allez abriter des rebelles chez nous ? »
« Et pourquoi pas ? », répond Bvorn. « S'il y avait plus de gens qui se bougeaient dans cette ville... »
Bvorn défend Cael (« j'aurais peut-être fait pareil, personne ne peut te le reprocher ») tout en lui rappelant qu'il met en danger tous les gens de l'auberge. Camille demande qu'on limite les sorties de nuit. Cael s'excuse, promet de trouver une solution. Guilherm : « Une bêtise à la fois. »
On glisse un mot sous la porte de Tano, qui dort encore, et tout le monde monte dans la cariole de Sigmund.
Sur la route du Pont
Bvorn prévient les autres : sa sœur travaille à l'auberge du Pont, et l'accueil risque d'être froid. Il ajoute pour Cael, sans amertume, comme une tranche de vie : un engagement qu'il avait pris de tout son cœur, persuadé de bien faire, a coûté la vie à leurs parents. « Ma sœur m'en tient pour responsable, et je pense qu'elle n'a pas tort. »
En passant devant le lieu de l'enlèvement, Cael remarque que le corps du loup a disparu.
« Votre boss n'aurait pas dû parler comme ça au patron »
À l'auberge du Pont, un molosse aboie, suivi de près par Udhork, le videur demi-orc. « Oh non, c'est vous, les mecs de l'Épée. »
Klaus ? « Il est reparti. Il n'aurait pas dû parler comme ça au patron. » À quelle heure, dans quel état ? « Dans l'état qu'il était. Dans la rue. C'est moi qui l'ai fait partir. Tard. » Et Udhork glisse la main sur le collier du chien, l'air très fier du sale tour qu'il a joué.
Quelqu'un suggère d'aller signaler au Guet la disparition d'un membre du Conseil. Udhork sit qu'il n'a pas disparu, mais a été ramassé par le Guet, et à cette heure il fait un petit tour en prison, comme tous ceux qui ne respectent pas le couvre-feu.
Sigmund ne résiste pas longtemps et se met à invectiver le garde. La siuation commence à s'envenimer. Plus loin quelques personnes sont en train de se repositionner pour se rapprocher du groupe tapageur. Udhork le pousse. « Ce n'est pas chez nous qu'on a des problèmes de trésorerie. » « Nous, hier, on était remplis. » « On est remplis tous les soirs, mon gars. » Des gens commencent à s'approcher. Une bêtise à la fois : le groupe remonte dans la cariole.
Une bourse de pièces d'or
C'est là qu'arrive Erisadán, avec deux gardes. Bvorn l'a vu se battre pendant la guerre : « Si je me battais contre lui, je n'aurais aucune chance. » Par réflexe, il lui fait le salut militaire. Un regard d'Erisadán vers lui, puis vers le groupe : c'est tout.
Des bruits de course et on voit Lena débouler, échevelée, tout juste levée. Carmichaël sort de l'autre porte, bien plus composé. Il voit les PJ, mais ne les calcule pas.
Cael et Bvorn voient Carmichaël tendre la main et recevoir d'Erisadán une bourse de pièces d'or. À la façon dont ça se fait, Bvorn comprend que ce n'est pas la première fois.
Lena se recoiffe, foudroie son frère du regard et fait la même courbette mielleuse que Carmichaël : « Venez, messires elfes, je vais vous mener... elle ne peut pas trop bouger. » Erisadán : « Je sais. C'est pour ça que je suis là. »
Udhork conclut : « C'est bon ? Vous avez fini de faire du tourisme ? On a des clients de marque, nous. Cassez-vous. »
Pour Bvorn, cette interaction ne signifie qu'une chose : l'Auberge du Pont cache une personne de marque et ils sont payé pour le faire. Qui, ils n'en ont aucune idée.
Fort-Greifstark
Direction le Guet. En traversant la ville, on passe devant la capitainerie et les docks où Bvorn a travaillé si longtemps (il déteste l'endroit, ça se voit à sa tête, pensant certainement à son inimitié avec Ettelorïe). Il montre à l'équipe tous les coins où il a dormi, et tous ceux où il était bourré.. Abigaël, une caisse sur l'épaule, lui fait coucou, et il le lui rend avec un grand sourire.
Dans le quartier de la Rivière, près de l'église de la Flamme abandonnée, tout le monde vérifie ses poches. On franchit le seul pont encore praticable sans passer par la ceinture verte des elfes.
À la porte sud du fort, contrôle des lettres de céans, comparées une à une au grand registre. Dans la cour, une troupe d'enfaytés patrouille sous les ordres d'un officier humain, lui pas du tout enfayté. Les bâtiments administratifs sont ceux du prévôt Godefroi : contrats, mariages, enterrements, et enquêtes de police. Il est occupé ; on attend.
Il finit par sortir d'un bureau avec Tharivel. Ils ne se parlent pas, et il s'est dit quelque chose de désagréable entre eux : quelque chose embête Tharivel, et Godefroi a l'air content de lui. Bvorn refait son salut militaire, à Tharivel cette fois, qui a l'ombre d'un sourire, amusé. « Mon neveu n'est pas avec vous ? Je l'aurais cru plus prompt à venir s'enquérir de son père. »
La loi est la loi
C'est Godefroi qui mène. Il a plutôt, lui, des questions : pourquoi un membre émérite du Conseil s'est-il retrouvé dans un état calamiteux dans les caniveaux de la ville, après le couvre-feu ?
Camille raconte, très candidement, ce qu'il sait : Klaus est parti négocier avec les marchands, et on ne l'a plus revu. D'autres ajoutent l'auberge du Pont, et le videur qui dit l'avoir mis dehors sur ses deux jambes. Godefroi sort un carnet et note. Sigmund lui suggère de secouer le chien de garde, trois ou quatre baffes. « En effet, maître halfelin. Vous ne m'apprenez pas mon travail. »
Klaus a été retrouvé blessé, « des blessures superficielles ». L'enquête est ouverte. Mais la loi est la loi : toute personne trouvée dehors après le couvre-feu écope de huit jours de prison, quel que soit son rang.
On plaide qu'il a pu être agressé avant 22 h et assommé. Bvorn va plus loin : avec sa carrure, il lui serait très facile de garder quelqu'un enfermé chez lui de 21 h 30 à 22 h, puis de le jeter dehors. Si tout le monde était comme lui, il n'y aurait pas de problème de couvre-feu : il a pratiqué l'obéissance aux règles pendant des années à l'armée, et Klaus partage ses valeurs.
Tharivel intervient enfin : « Discipline et loyauté sont deux qualités que nous apprécions fortement chez les elfes. Prévôt, je pense que notre accord tient. » Il y a un peu de mépris dans sa bouche : il n'aime pas ce qu'il est en train de faire. Car Tharivel a négocié pour raccourcir la peine de son beau-frère.
Godefroi s'incline face à l'occupant elfique (et au plaisir d'avoir une faveur du Capitaine elfe, et sans doute une seconde de la part des PJ). Il y a des gens haut placés dans cette ville qui apprécient l'aubergiste : Klaus sera relâché d'ici un à deux jours.
Les PJ ne le savent pas, mais Bvorn en doit une à Tharivel (c'est lui qui l'a protégé des foudres d'Ettelorïe et l'a fait engager par Klaus). Donc il y aura potentiellement un échange de faveurs à un moment ou un autre.
« Peut-on voir Klaus ? » Ce n'est pas dans les habitudes de la garde. Mais peut-être pourrait-on trouver un arrangement : le Guet sait être en bonne entente avec ceux qui respectent la loi et la paix elfique.
Bvorn : « Je respecte la loi. Hier soir, j'étais dans ma chambre, moi. » dit-il sans regarder la personne concernée. Godefroi, aussitôt : « Donc vous avez connaissance de personnes qui ne respectent pas le couvre-feu ? C'est très intéressant, ça. » Rattrapage laborieux par les PJ.
Godefroi pose ses conditions de visite : en amis de la loi, ils ne verront aucun inconvénient à ce que le Guet vienne visiter leur auberge dans les jours qui viennent, pour raccompagner Klaus. Pas du tout, bien sûr, pour examiner cette étrange rumeur de magie illégale entre ses murs.
« On n'a rien à cacher. » répond Sigmund, à part peut-être sa prochaine cuvée pour le concours, qu'il fera goûter au prévôt avec plaisir. « Je ne refuse pas. Et sachez que je viendrai personnellement. » lui dit ce dernier.
Qui va bien bien s'aligner (malgré eux) avec les collaborateurs ? C'est mes PJ.
Klaus au parloir
Deux gardes sortent Klaus d'une cellule et le mènent dans une salle commune. Il s'est fait casser la figure, et pas qu'un peu : c'est Udhork.
Selon sa version : il est allé aux Halles en avance pour avoir de bons prix, et a découvert que la plupart des négociants avaient été invités par Carmichaël à une soirée spéciale, pile à ce moment-là. Il est allé lui dire deux mots, Carmichaël a fait du Carmichaël, ça s'est échauffé, et il a été jeté dehors comme un malpropre.
On lui annonce le mariage de Birgit et Tobias. Il est triste pour son fils, et on sent qu'un meunier dans la belle-famille aurait pu arrondir les fins de mois. Mais ce mariage, il faut l'organiser. Les finances de l'auberge ne sont pas au beau fixe, et si les recettes restent aussi basses encore longtemps, Gisila et Guilherm vont partir. Il donne aux PJ la liste des fournisseurs avec qui il a signé hier : du contrat régulier, qui ne suffira pas pour le mariage. Friedrik sera très sensible à la nourriture, au lieu et à la décoration, et aux divertissements. (« Quelqu'un propose un numéro de magie, ça plairait sûrement. » propose Cael. Non général à la table.)
Puis on lui parle du problème qui fait 133 centimètres dans la chambre de Bvorn. Cael raconte tout, et quelqu'un ajoute : « Et c'est une magicienne. »
Klaus est net : il va falloir l'exfiltrer, on ne peut pas la garder à l'auberge. Pas chez ses parents, c'est le premier endroit où les elfes iront. Et un camp de rebelles, ce n'est pas la place d'une enfant. En attendant, il y a peut-être moyen de la cacher au silo ou dans un coin de la cave.
La suggestion de Klaus : parler à Enguerrand d'Orville. Sa sœur, Éléonore, a été parmi les premières enlevées par les elfes parce qu'elle faisait de la magie : il acceptera d'aider. Il doit avoir des facilités pour faire entrer et sortir des choses de la ville, rien que pour aller à son domaine. Quand il fait la fête, il passe des commandes extravagantes : il suffirait qu'il en organise une, qu'il lui faille brusquement beaucoup de vin, et qu'on parte avec des tonneaux... Voir avec lui, ou avec Anthelme. « Je ne vais pas sortir des enfants tous les quatre matins de mon auberge, excusez-moi. »
En dernier recours, on l'emmènera chez les Ifriers. Klaus demande qui a des contacts. Le seul qu'on ait, c'est Sigmund qui cotoyait Jan, qui s'est mis au vert : il faudrait qu'il renoue le contact.
Et les parents, vous y avez pensé ? Oui, on va aller les voir.
Klaus demande aussi où est son fils. Pas à l'auberge, pas avec eux : on ne sait pas. Il leur demande de lui remettre la main dessus, il connaît ses envies de monte-en-l'air. « Voyons le positif : je serai sorti pour le mariage. »
Qui fait quoi ?
En sortant, il est un peu plus de 10 h. Trois plans : les parents de Sigrid (leur maison n'est pas loin des Halles), Enguerrand, ou la liste de Klaus.
Tout le monde ne voit pas les parents du même œil. Camille n'irait pas : s'ils cherchent la petite, les elfes vont les harceler. On lui répond que ce sont des commerçants, qu'on peut très bien passer commercer chez eux, et surtout que c'est leur enfant : ce n'est pas à nous de décider pour eux où elle doit aller. On les prévient, on leur propose une solution s'ils n'en ont pas, et s'ils la refusent, c'est leur choix.
D'autres veulent régler Sigrid en premier : une auberge qui ferme, c'est un désastre, mais rien à côté de ce qui arrive si la petite est trouvée. Et il faut rester groupés avec la charrette : chargés de marchandises, on est crédibles, l'excuse des achats pour l'auberge tient si les parents sont surveillés. Camille n'est pas d'accord, mais suit. Puis il se ravise : ce problème-là ne concerne pas vraiment Camille. Il descend aux Halles voir ce qu'il y a de haut de gamme pour le mariage, en nourriture comme en décoration.
Avant de se séparer, on se met en garde. On est en plein jour, mais Klaus s'est fait agresser et jeter dans la rue, et la Flèche est de plus en plus présente. Son portrait est sur des affiches, et il a pris une flèche dans l'épaule. Pour Cael, pas de doute, c'est un elfe : sa rapidité, sa manière d'agir, les oreilles. De loin, impossible d'en dire plus.
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RESSENTI DE MON CÔTÉ
Quasiment rien de ce que j'avais préparé n'a été lancé : ils sont allés faire autre chose. Ce qui n'est pas plus mal. La veille, je me plaignais encore sur le Discord des XII Singes d'avoir trop de choses prévues pour une seule journée.
Je me demandais aussi comment amener mes PJ à sortir les prochaines nuits, puisqu'ils n'étaient même pas sortis chercher Klaus. On m'a conseillé de jouer franc jeu : poser les enjeux en méta, deux minutes, plutôt que de semer des sous-entendus qu'ils prendront pour des pièges. Et peut-être qu'ils n'ont simplement pas osé, parce que le contexte est oppressant. Finalement, la sortie de nuit est arrivée, mais pas comme je l'attendais.
La scène solo de Cael a coûté cher niveau IRL. Mais niveau jeu elle a amené pas mal d'éléments intéressants.
Côté technique : j'ai testé l'éclairage dynamique de Roll20 sur la carte du Pont, et je l'ai retiré en cours de route. Trop de tokens et un manque de visibilité par très intéressant finalement. Et une partie de mes musiques refuse de se lancer (il faut que je supprime et que je recharge tout).
Pour les prochaines parties, j'ai demandé aux joueurs de me dire à l'avance ce qu'ils veulent faire, seuls ou ensemble.
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LE DRAMA IRL DE LA SOIRÉE
Pendant la semaine, j'avais demandé à mes PJ plusieurs fois qui voulait faire des actions de nuit. Presque personne n'avait répondu, et le joueur de Tano, qui aurait aimé jouer la nuit lui aussi, s'en était privé pour ne pas voler du temps au groupe. En début de séance, j'ai voulu valider ce qu'on avait dit la dernière fois : personne ne sort cette nuit.
Le joueur de Cael l'a entendu comme une perche tendue à celui dont le personnage connaît la nuit, pour aller glaner des informations. Je l'ai prévenu que la scène risquait d'être longue. Il l'a compris comme « assume ton personnage » plutôt que comme « laisse tomber », et il y est allé, « tant pis si c'est un peu long ». De mon côté, j'ai lu la situation comme : ils m'ont dit que personne ne sortait, et finalement un personnage sort. J'étais coincée, et agacée.
Résultat : une scène solo de plus d'une demi-heure, rallongée par mes tokens mal préparés, pendant laquelle je ne pouvais pas passer d'un groupe à l'autre. Le joueur de Tano l'a dit sur le Discord pendant la scène, franchement : il avait pris ça pour du mépris envers le temps des autres, et les scènes solo, c'est un autre jour. Un autre joueur a reconnu le lendemain qu'au bout d'une demi-heure, il en avait eu marre aussi.
Le lendemain, le joueur de Cael a fait son mea culpa : une mauvaise lecture de sa part au départ, et il aurait aimé que je lui dise clairement. J'ai assumé ma part : j'aurais pu reporter la scène à un autre moment, mieux préparer mes tokens, et demander l'avis du groupe au lieu du seul joueur concerné. La fatigue a joué sur tout le monde, et la communication a coincé dans tous les sens. Tout le monde a tourné la page dans la matinée.
Ce qu'on a décidé pour la suite :
- On peut faire des scènes solo, mais uniquement en tête-à-tête avec moi, entre deux sessions.
- Quand le groupe se sépare, on fait des sous-groupes de deux ou trois, pour garder du jeu de rôle entre eux.
Chacun n'a pas le même temps à consacrer au jeu, et c'est normal.
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ÉVOLUTION DES JAUGES ET FACTIONS
Niveau d'alerte de l'occupant elfique : Un enfant prodige leur a échappé, un loup des arindeäls a été tué en pleine rue, et une patrouille est passée à deux mètres. Les coupables n'ont pas été repérés et l'enfant n'a pas été récupéeée. L'alerte passe au jaune et on soupçonne la Flèche de ne pas agir seule (à voir si je le formule en mode « il y a un autre elfe rebelle. »).
Suspicion envers l'auberge : Godefroi accumule les faveurs, et il a fixé sa visite de l'auberge dans deux jours : officiellement pour raccompagner Klaus, en réalité une fouille concernant la rumeur de magie autorisée au sein de l'auberge. Il a aussi entendu Bvorn laisser entendre que quelqu'un de l'Épée n'était pas dans sa chambre cette nuit.
Klaus sera relâché d'ici un à deux jours au lieu de huit, grâce à l'intervention de Tharivel. Personne n'a eu à demander de faveur officiellement, mais je pense que ça va se décider très vite.
Niveau 2 : j'hésite à le donner uniquement à Caël, vu qu'il est sorti de nuit.
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SÉQUENCES À DÉBUTER DURANT LA PROCHAINE SESSION
J2 (Liretak), dès 10 h : on reprend où on s'est arrêtés pour les PJ :
- Chez les parents de Sigrid, avec la charrette (Bvorn, Sigmund, Cael).
- Camille aux Halles, pour les produits haut de gamme du mariage.
Session à faire en solo avec Tano au moulin de Friedrik : il part voir Birgit avec ses poèmes. Elle va commencer à refuser de le voir, ou seulement sous l'oeil de son père pendant quelques secondes. Elle lui expliquera que ça n'aurait été qu'une amourette d'adolescents, et qu'aucune réponse ne lui apportera la paix.
Ma version : « Tano, arrête... Tu ne dois plus venir ici. Je fais ça pour mon avenir et ma famille. Tobias est un homme bon et établi. Tano, qu'est-ce qu'on aura tous les deux ? Le risque permanent de se faire arrêter par le Guet, le loyer de l'auberge qu'on peine à payer, et des poèmes ? Grandis, Tano. » Et je peux lui glisser que Tobias n'est pas un mauvais bougre.
Au moulin on a aussi les parents de Sigrid qui travaillent, donc Tano peut croiser en chemin le père (gueule cassée) et/ou la mère et voir Friedrik les renvoyer parce qu'il ne veut pas d'ennuis avec les elfes.
Camille et Bvorn chez les réfugiés (messe à 11 h, hors les murs)
Pas d'épidémie ni de miracles : R11, c'est pour J30.
Au J2, le camp, c'est la prédication hebdomadaire de Canaan, tous les Liretak
→ Description du campement
→ Une ou deux troupes d'enfaytés qui tournent dans le campement
→ Description de l'attroupement autour d'un homme en chapeau aux larges bord (Canaan) + 3 comparses qui font la quête + des gens qui lèvent leurs mains en forme de cercle au dessus de la tête (symbole d'Anon)
Pour Bvorn :
Pour Camille :
Les personnages du camp à préparer :
Mes idées :
Sigmund et Cael chez les parents de Sigrid
Je laisse l'autre parent qui n'est pas parti travailler au moulin les accueillir, ou alors ils tombent sur porte close, ça permet d'éviter de se disperser trop.
Pendant ce temps à Vera Cruz
J'espère pouvoir faire jouer ces éléments aux PJ
Au soir : R1, Aux abonnés absents
Albrecht, Conrad et Erwin ne viennent pas : Carmichaël leur offre les tournées et leur confie des petits boulots. Et ils sont vexés d'avoir eu la pinte et le dortoir quand les collabos ont eu la dégustation et les bonnes chambres.
SÉQUENCES À CONTINUER
A1 : le mariage de Birgit et Tobias
Friedrik veut un menu, de la décoration et des divertissements, une centaine de couverts, et aucun demi-elfe au service, donc ni Tano ni Cael. Klaus a précisé ce qui comptera : la qualité de la nourriture, le lieu et la décoration, les divertissements. Il a donné sa liste de fournisseurs réguliers, qui ne suffira pas pour le mariage. Camille est parti aux Halles chercher du haut de gamme.
La suite de l'arc :
SÉQUENCES EN VUE
Inchangé depuis la session 1 :
Jouée sur Roll20.
ATTENTION ÇA DIVULGÂCHE (surtout la fin, côté MJ)
Calendrier : nuit du Duntak au Liretak, puis Liretak matin (2e jour du printemps, jour chômé). On s'arrête vers 10 h.
Séquences jouées :
- fin de la scène d'introduction (la Flèche et Sigrid) ;
- A1, le mariage de Birgit et Tobias (conseils de Klaus)
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AVANT DE JOUER
Cael est quand même sorti cette nuit : on a ouvert la séance sur sa scène solo, pendant que les autres attendaient. Ça ne s'est pas bien passé à la table (voir « Le drama de la soirée », plus bas).
Le joueur de Tano a quitté la table pendant cette scène, nous a rejoints, puis est parti se coucher en cours de route.
Du coup on a décidé avec le joueur que Tano partait au moulin dès la fin du couvre-feu : on jouera sa scène en tête-à-tête, et il rejoindra le groupe dans l'après-midi.
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SÉQUENCE(S) JOUÉE(S)
La nuit de Cael
Cael est sorti chercher des nouvelles de Klaus du côté de l'auberge du Pont. En rentrant, il tombe sur un enlèvement : quatre elfes et une arindeäl avec ses loups emmènent une fillette. La Flèche déboule à cheval, prend une flèche dans l'épaule et tombe.
Cael, caché en hauteur, fait diversion : il invoque un serviteur invisible qui fait pleuvoir des branches sur les elfes et gâche leurs tirs. La Flèche lui adresse un signe de tête (« je t'ai vu, camarade »), lui lance en elfique de prendre la petite, remonte en selle d'un seul geste, et fonce dans les elfes. Les quatre se lancent à sa poursuite : il est une cible bien plus prioritaire que la gamine.
Mais l'arindeäl a donné ses ordres, et les deux loups se retournent vers Cael.
Cael attrape la petite, jette de la viande séchée derrière lui et court vers l'auberge, mais celle-ci est bien loin. Toutes les portes sont fermées, c'est le couvre-feu. Avec une enfant de dix ans dans les bras, les loups vont deux fois plus vite que lui, et ils le rattrapent.
Il met la gamine derrière lui et sort sa masse (la fameuse masse qu'il prend pour un épée de la Lance de Bren mais qui est en réalité un morceau de la Lance Sylvestre). Le premier loup prend un coup en pleine face, le second le mord. Deuxième coup de masse : le premier loup ne se relève pas. Et là, derrière lui, la petite sort de son ombre, et Cael sent de la magie pure, au niveau « oh putain ». Le second loup est projeté à plusieurs mètres. Elle s'effondre contre lui, haletante.
Le coup de grâce rate. Le loup hurle l'alerte, et des bruits de bottes approchent. Cael se glisse sous un porche avec la fillette. Une patrouille de cinq enfaytés arrive, trouve le loup, se déploie... et ne les voit pas. Ils restent là une bonne heure, recroquevillés, jusqu'aux premières lueurs, quand les rues redeviennent fréquentables.
Sigrid arrive à l'auberge de l'Epee
Il est 5 h, l'auberge s'éveille, il est 5h je n'ai pas sommeil. Camille est levé le premier, comme toujours, son livre de psaumes dans une main et son bol dans l'autre : c'est Liretak, jour de la messe des réfugiés. Cael arrive avec la tête du gars qui a fait une connerie, et une gamine accrochée à lui. Bvorn le regarde de travers.
Personne n'allant se laver, ils ratnt les traces de sang dans la salle de bains.
Sigmund propose une bière à la petite, pour rire, puis un lait aux épices. Pendant qu'on discute, il lui bricole un petit moulin qui tourne et fait le bruit du vent : elle pleure toujours, mais ça lui fait plaisir.
Elle s'appelle Sigrid. Ses parents travaillent au moulin. Sa maman lui avait dit de ne pas faire de magie, elle en a fait, et ce soir « les madames elfes » sont venues la chercher. Son papa n'a pas voulu, alors ils l'ont frappé.
Débat autour du petit-déjeuner :
- Certains se méfient de cette histoire de Flèche. Et si c'était un elfe qui travaille avec les elfes pour piéger les révolutionnaires ?
- Les gardes elfes ont peut-être vu le visage de Cael. Si Sigrid est trouvée ici, l'auberge est finie.
- On peut la déguiser, on a trois étages. Oui, mais le jour où les elfes fouillent ? Et on ne va pas la garder à la cave pendant cinq ans.
- Sigmund propose le compartiment caché de sa charrette pour la sortir, avec l'excuse toute trouvée : on va chercher des provisions pour le mariage.
- Quelqu'un évoque les Ifriers.
- Et Klaus ? Bvorn pense que la gamine est devenue la priorité. On lui rappelle que perdre Klaus, et sa place au Conseil des Huit, ce serait aussi un gros problème.
Bvorn tranche pour le moment : elle sera cachée dans sa chambre, où personne ne passe. Chambre d'ancien soldat, clinique, le lit fait au carré, rien qui dépasse. Il lui laisse de quoi manger, lui explique qu'on va chercher quelqu'un qui peut aider, et ferme à clé. « Quand est-ce que je peux voir ma maman ? » « Dans plusieurs dodos. » « Combien de dodos ? » « Sept. »
Guilherm n'est pas content
Guilherm, le veilleur de nuit, a vu entrer la gamine. Cael va lui expliquer. Guilherm ne décolère pas : « Qu'est-ce que tu as foutu ? Tu vas nous mettre dans la merde. Je ne vous raconte pas comment ma femme va réagir. Ça va être quoi, le prochain truc ? Vous allez abriter des rebelles chez nous ? »
« Et pourquoi pas ? », répond Bvorn. « S'il y avait plus de gens qui se bougeaient dans cette ville... »
Bvorn défend Cael (« j'aurais peut-être fait pareil, personne ne peut te le reprocher ») tout en lui rappelant qu'il met en danger tous les gens de l'auberge. Camille demande qu'on limite les sorties de nuit. Cael s'excuse, promet de trouver une solution. Guilherm : « Une bêtise à la fois. »
On glisse un mot sous la porte de Tano, qui dort encore, et tout le monde monte dans la cariole de Sigmund.
Sur la route du Pont
Bvorn prévient les autres : sa sœur travaille à l'auberge du Pont, et l'accueil risque d'être froid. Il ajoute pour Cael, sans amertume, comme une tranche de vie : un engagement qu'il avait pris de tout son cœur, persuadé de bien faire, a coûté la vie à leurs parents. « Ma sœur m'en tient pour responsable, et je pense qu'elle n'a pas tort. »
En passant devant le lieu de l'enlèvement, Cael remarque que le corps du loup a disparu.
« Votre boss n'aurait pas dû parler comme ça au patron »
À l'auberge du Pont, un molosse aboie, suivi de près par Udhork, le videur demi-orc. « Oh non, c'est vous, les mecs de l'Épée. »
Klaus ? « Il est reparti. Il n'aurait pas dû parler comme ça au patron. » À quelle heure, dans quel état ? « Dans l'état qu'il était. Dans la rue. C'est moi qui l'ai fait partir. Tard. » Et Udhork glisse la main sur le collier du chien, l'air très fier du sale tour qu'il a joué.
Quelqu'un suggère d'aller signaler au Guet la disparition d'un membre du Conseil. Udhork sit qu'il n'a pas disparu, mais a été ramassé par le Guet, et à cette heure il fait un petit tour en prison, comme tous ceux qui ne respectent pas le couvre-feu.
Sigmund ne résiste pas longtemps et se met à invectiver le garde. La siuation commence à s'envenimer. Plus loin quelques personnes sont en train de se repositionner pour se rapprocher du groupe tapageur. Udhork le pousse. « Ce n'est pas chez nous qu'on a des problèmes de trésorerie. » « Nous, hier, on était remplis. » « On est remplis tous les soirs, mon gars. » Des gens commencent à s'approcher. Une bêtise à la fois : le groupe remonte dans la cariole.
Une bourse de pièces d'or
C'est là qu'arrive Erisadán, avec deux gardes. Bvorn l'a vu se battre pendant la guerre : « Si je me battais contre lui, je n'aurais aucune chance. » Par réflexe, il lui fait le salut militaire. Un regard d'Erisadán vers lui, puis vers le groupe : c'est tout.
Des bruits de course et on voit Lena débouler, échevelée, tout juste levée. Carmichaël sort de l'autre porte, bien plus composé. Il voit les PJ, mais ne les calcule pas.
Cael et Bvorn voient Carmichaël tendre la main et recevoir d'Erisadán une bourse de pièces d'or. À la façon dont ça se fait, Bvorn comprend que ce n'est pas la première fois.
Lena se recoiffe, foudroie son frère du regard et fait la même courbette mielleuse que Carmichaël : « Venez, messires elfes, je vais vous mener... elle ne peut pas trop bouger. » Erisadán : « Je sais. C'est pour ça que je suis là. »
Udhork conclut : « C'est bon ? Vous avez fini de faire du tourisme ? On a des clients de marque, nous. Cassez-vous. »
Pour Bvorn, cette interaction ne signifie qu'une chose : l'Auberge du Pont cache une personne de marque et ils sont payé pour le faire. Qui, ils n'en ont aucune idée.
Fort-Greifstark
Direction le Guet. En traversant la ville, on passe devant la capitainerie et les docks où Bvorn a travaillé si longtemps (il déteste l'endroit, ça se voit à sa tête, pensant certainement à son inimitié avec Ettelorïe). Il montre à l'équipe tous les coins où il a dormi, et tous ceux où il était bourré.. Abigaël, une caisse sur l'épaule, lui fait coucou, et il le lui rend avec un grand sourire.
Dans le quartier de la Rivière, près de l'église de la Flamme abandonnée, tout le monde vérifie ses poches. On franchit le seul pont encore praticable sans passer par la ceinture verte des elfes.
À la porte sud du fort, contrôle des lettres de céans, comparées une à une au grand registre. Dans la cour, une troupe d'enfaytés patrouille sous les ordres d'un officier humain, lui pas du tout enfayté. Les bâtiments administratifs sont ceux du prévôt Godefroi : contrats, mariages, enterrements, et enquêtes de police. Il est occupé ; on attend.
Il finit par sortir d'un bureau avec Tharivel. Ils ne se parlent pas, et il s'est dit quelque chose de désagréable entre eux : quelque chose embête Tharivel, et Godefroi a l'air content de lui. Bvorn refait son salut militaire, à Tharivel cette fois, qui a l'ombre d'un sourire, amusé. « Mon neveu n'est pas avec vous ? Je l'aurais cru plus prompt à venir s'enquérir de son père. »
La loi est la loi
C'est Godefroi qui mène. Il a plutôt, lui, des questions : pourquoi un membre émérite du Conseil s'est-il retrouvé dans un état calamiteux dans les caniveaux de la ville, après le couvre-feu ?
Camille raconte, très candidement, ce qu'il sait : Klaus est parti négocier avec les marchands, et on ne l'a plus revu. D'autres ajoutent l'auberge du Pont, et le videur qui dit l'avoir mis dehors sur ses deux jambes. Godefroi sort un carnet et note. Sigmund lui suggère de secouer le chien de garde, trois ou quatre baffes. « En effet, maître halfelin. Vous ne m'apprenez pas mon travail. »
Klaus a été retrouvé blessé, « des blessures superficielles ». L'enquête est ouverte. Mais la loi est la loi : toute personne trouvée dehors après le couvre-feu écope de huit jours de prison, quel que soit son rang.
On plaide qu'il a pu être agressé avant 22 h et assommé. Bvorn va plus loin : avec sa carrure, il lui serait très facile de garder quelqu'un enfermé chez lui de 21 h 30 à 22 h, puis de le jeter dehors. Si tout le monde était comme lui, il n'y aurait pas de problème de couvre-feu : il a pratiqué l'obéissance aux règles pendant des années à l'armée, et Klaus partage ses valeurs.
Tharivel intervient enfin : « Discipline et loyauté sont deux qualités que nous apprécions fortement chez les elfes. Prévôt, je pense que notre accord tient. » Il y a un peu de mépris dans sa bouche : il n'aime pas ce qu'il est en train de faire. Car Tharivel a négocié pour raccourcir la peine de son beau-frère.
Godefroi s'incline face à l'occupant elfique (et au plaisir d'avoir une faveur du Capitaine elfe, et sans doute une seconde de la part des PJ). Il y a des gens haut placés dans cette ville qui apprécient l'aubergiste : Klaus sera relâché d'ici un à deux jours.
Les PJ ne le savent pas, mais Bvorn en doit une à Tharivel (c'est lui qui l'a protégé des foudres d'Ettelorïe et l'a fait engager par Klaus). Donc il y aura potentiellement un échange de faveurs à un moment ou un autre.
« Peut-on voir Klaus ? » Ce n'est pas dans les habitudes de la garde. Mais peut-être pourrait-on trouver un arrangement : le Guet sait être en bonne entente avec ceux qui respectent la loi et la paix elfique.
Bvorn : « Je respecte la loi. Hier soir, j'étais dans ma chambre, moi. » dit-il sans regarder la personne concernée. Godefroi, aussitôt : « Donc vous avez connaissance de personnes qui ne respectent pas le couvre-feu ? C'est très intéressant, ça. » Rattrapage laborieux par les PJ.
Godefroi pose ses conditions de visite : en amis de la loi, ils ne verront aucun inconvénient à ce que le Guet vienne visiter leur auberge dans les jours qui viennent, pour raccompagner Klaus. Pas du tout, bien sûr, pour examiner cette étrange rumeur de magie illégale entre ses murs.
« On n'a rien à cacher. » répond Sigmund, à part peut-être sa prochaine cuvée pour le concours, qu'il fera goûter au prévôt avec plaisir. « Je ne refuse pas. Et sachez que je viendrai personnellement. » lui dit ce dernier.
Qui va bien bien s'aligner (malgré eux) avec les collaborateurs ? C'est mes PJ.
Klaus au parloir
Deux gardes sortent Klaus d'une cellule et le mènent dans une salle commune. Il s'est fait casser la figure, et pas qu'un peu : c'est Udhork.
Selon sa version : il est allé aux Halles en avance pour avoir de bons prix, et a découvert que la plupart des négociants avaient été invités par Carmichaël à une soirée spéciale, pile à ce moment-là. Il est allé lui dire deux mots, Carmichaël a fait du Carmichaël, ça s'est échauffé, et il a été jeté dehors comme un malpropre.
On lui annonce le mariage de Birgit et Tobias. Il est triste pour son fils, et on sent qu'un meunier dans la belle-famille aurait pu arrondir les fins de mois. Mais ce mariage, il faut l'organiser. Les finances de l'auberge ne sont pas au beau fixe, et si les recettes restent aussi basses encore longtemps, Gisila et Guilherm vont partir. Il donne aux PJ la liste des fournisseurs avec qui il a signé hier : du contrat régulier, qui ne suffira pas pour le mariage. Friedrik sera très sensible à la nourriture, au lieu et à la décoration, et aux divertissements. (« Quelqu'un propose un numéro de magie, ça plairait sûrement. » propose Cael. Non général à la table.)
Puis on lui parle du problème qui fait 133 centimètres dans la chambre de Bvorn. Cael raconte tout, et quelqu'un ajoute : « Et c'est une magicienne. »
Klaus est net : il va falloir l'exfiltrer, on ne peut pas la garder à l'auberge. Pas chez ses parents, c'est le premier endroit où les elfes iront. Et un camp de rebelles, ce n'est pas la place d'une enfant. En attendant, il y a peut-être moyen de la cacher au silo ou dans un coin de la cave.
La suggestion de Klaus : parler à Enguerrand d'Orville. Sa sœur, Éléonore, a été parmi les premières enlevées par les elfes parce qu'elle faisait de la magie : il acceptera d'aider. Il doit avoir des facilités pour faire entrer et sortir des choses de la ville, rien que pour aller à son domaine. Quand il fait la fête, il passe des commandes extravagantes : il suffirait qu'il en organise une, qu'il lui faille brusquement beaucoup de vin, et qu'on parte avec des tonneaux... Voir avec lui, ou avec Anthelme. « Je ne vais pas sortir des enfants tous les quatre matins de mon auberge, excusez-moi. »
En dernier recours, on l'emmènera chez les Ifriers. Klaus demande qui a des contacts. Le seul qu'on ait, c'est Sigmund qui cotoyait Jan, qui s'est mis au vert : il faudrait qu'il renoue le contact.
Et les parents, vous y avez pensé ? Oui, on va aller les voir.
Klaus demande aussi où est son fils. Pas à l'auberge, pas avec eux : on ne sait pas. Il leur demande de lui remettre la main dessus, il connaît ses envies de monte-en-l'air. « Voyons le positif : je serai sorti pour le mariage. »
Qui fait quoi ?
En sortant, il est un peu plus de 10 h. Trois plans : les parents de Sigrid (leur maison n'est pas loin des Halles), Enguerrand, ou la liste de Klaus.
Tout le monde ne voit pas les parents du même œil. Camille n'irait pas : s'ils cherchent la petite, les elfes vont les harceler. On lui répond que ce sont des commerçants, qu'on peut très bien passer commercer chez eux, et surtout que c'est leur enfant : ce n'est pas à nous de décider pour eux où elle doit aller. On les prévient, on leur propose une solution s'ils n'en ont pas, et s'ils la refusent, c'est leur choix.
D'autres veulent régler Sigrid en premier : une auberge qui ferme, c'est un désastre, mais rien à côté de ce qui arrive si la petite est trouvée. Et il faut rester groupés avec la charrette : chargés de marchandises, on est crédibles, l'excuse des achats pour l'auberge tient si les parents sont surveillés. Camille n'est pas d'accord, mais suit. Puis il se ravise : ce problème-là ne concerne pas vraiment Camille. Il descend aux Halles voir ce qu'il y a de haut de gamme pour le mariage, en nourriture comme en décoration.
Avant de se séparer, on se met en garde. On est en plein jour, mais Klaus s'est fait agresser et jeter dans la rue, et la Flèche est de plus en plus présente. Son portrait est sur des affiches, et il a pris une flèche dans l'épaule. Pour Cael, pas de doute, c'est un elfe : sa rapidité, sa manière d'agir, les oreilles. De loin, impossible d'en dire plus.
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RESSENTI DE MON CÔTÉ
Quasiment rien de ce que j'avais préparé n'a été lancé : ils sont allés faire autre chose. Ce qui n'est pas plus mal. La veille, je me plaignais encore sur le Discord des XII Singes d'avoir trop de choses prévues pour une seule journée.
Je me demandais aussi comment amener mes PJ à sortir les prochaines nuits, puisqu'ils n'étaient même pas sortis chercher Klaus. On m'a conseillé de jouer franc jeu : poser les enjeux en méta, deux minutes, plutôt que de semer des sous-entendus qu'ils prendront pour des pièges. Et peut-être qu'ils n'ont simplement pas osé, parce que le contexte est oppressant. Finalement, la sortie de nuit est arrivée, mais pas comme je l'attendais.
La scène solo de Cael a coûté cher niveau IRL. Mais niveau jeu elle a amené pas mal d'éléments intéressants.
Côté technique : j'ai testé l'éclairage dynamique de Roll20 sur la carte du Pont, et je l'ai retiré en cours de route. Trop de tokens et un manque de visibilité par très intéressant finalement. Et une partie de mes musiques refuse de se lancer (il faut que je supprime et que je recharge tout).
Pour les prochaines parties, j'ai demandé aux joueurs de me dire à l'avance ce qu'ils veulent faire, seuls ou ensemble.
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LE DRAMA IRL DE LA SOIRÉE
Pendant la semaine, j'avais demandé à mes PJ plusieurs fois qui voulait faire des actions de nuit. Presque personne n'avait répondu, et le joueur de Tano, qui aurait aimé jouer la nuit lui aussi, s'en était privé pour ne pas voler du temps au groupe. En début de séance, j'ai voulu valider ce qu'on avait dit la dernière fois : personne ne sort cette nuit.
Le joueur de Cael l'a entendu comme une perche tendue à celui dont le personnage connaît la nuit, pour aller glaner des informations. Je l'ai prévenu que la scène risquait d'être longue. Il l'a compris comme « assume ton personnage » plutôt que comme « laisse tomber », et il y est allé, « tant pis si c'est un peu long ». De mon côté, j'ai lu la situation comme : ils m'ont dit que personne ne sortait, et finalement un personnage sort. J'étais coincée, et agacée.
Résultat : une scène solo de plus d'une demi-heure, rallongée par mes tokens mal préparés, pendant laquelle je ne pouvais pas passer d'un groupe à l'autre. Le joueur de Tano l'a dit sur le Discord pendant la scène, franchement : il avait pris ça pour du mépris envers le temps des autres, et les scènes solo, c'est un autre jour. Un autre joueur a reconnu le lendemain qu'au bout d'une demi-heure, il en avait eu marre aussi.
Le lendemain, le joueur de Cael a fait son mea culpa : une mauvaise lecture de sa part au départ, et il aurait aimé que je lui dise clairement. J'ai assumé ma part : j'aurais pu reporter la scène à un autre moment, mieux préparer mes tokens, et demander l'avis du groupe au lieu du seul joueur concerné. La fatigue a joué sur tout le monde, et la communication a coincé dans tous les sens. Tout le monde a tourné la page dans la matinée.
Ce qu'on a décidé pour la suite :
- On peut faire des scènes solo, mais uniquement en tête-à-tête avec moi, entre deux sessions.
- Quand le groupe se sépare, on fait des sous-groupes de deux ou trois, pour garder du jeu de rôle entre eux.
Chacun n'a pas le même temps à consacrer au jeu, et c'est normal.
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ÉVOLUTION DES JAUGES ET FACTIONS
Niveau d'alerte de l'occupant elfique : Un enfant prodige leur a échappé, un loup des arindeäls a été tué en pleine rue, et une patrouille est passée à deux mètres. Les coupables n'ont pas été repérés et l'enfant n'a pas été récupéeée. L'alerte passe au jaune et on soupçonne la Flèche de ne pas agir seule (à voir si je le formule en mode « il y a un autre elfe rebelle. »).
Suspicion envers l'auberge : Godefroi accumule les faveurs, et il a fixé sa visite de l'auberge dans deux jours : officiellement pour raccompagner Klaus, en réalité une fouille concernant la rumeur de magie autorisée au sein de l'auberge. Il a aussi entendu Bvorn laisser entendre que quelqu'un de l'Épée n'était pas dans sa chambre cette nuit.
Klaus sera relâché d'ici un à deux jours au lieu de huit, grâce à l'intervention de Tharivel. Personne n'a eu à demander de faveur officiellement, mais je pense que ça va se décider très vite.
Niveau 2 : j'hésite à le donner uniquement à Caël, vu qu'il est sorti de nuit.
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SÉQUENCES À DÉBUTER DURANT LA PROCHAINE SESSION
J2 (Liretak), dès 10 h : on reprend où on s'est arrêtés pour les PJ :
- Chez les parents de Sigrid, avec la charrette (Bvorn, Sigmund, Cael).
- Camille aux Halles, pour les produits haut de gamme du mariage.
Session à faire en solo avec Tano au moulin de Friedrik : il part voir Birgit avec ses poèmes. Elle va commencer à refuser de le voir, ou seulement sous l'oeil de son père pendant quelques secondes. Elle lui expliquera que ça n'aurait été qu'une amourette d'adolescents, et qu'aucune réponse ne lui apportera la paix.
Ma version : « Tano, arrête... Tu ne dois plus venir ici. Je fais ça pour mon avenir et ma famille. Tobias est un homme bon et établi. Tano, qu'est-ce qu'on aura tous les deux ? Le risque permanent de se faire arrêter par le Guet, le loyer de l'auberge qu'on peine à payer, et des poèmes ? Grandis, Tano. » Et je peux lui glisser que Tobias n'est pas un mauvais bougre.
Au moulin on a aussi les parents de Sigrid qui travaillent, donc Tano peut croiser en chemin le père (gueule cassée) et/ou la mère et voir Friedrik les renvoyer parce qu'il ne veut pas d'ennuis avec les elfes.
Camille et Bvorn chez les réfugiés (messe à 11 h, hors les murs)
Pas d'épidémie ni de miracles : R11, c'est pour J30.
Au J2, le camp, c'est la prédication hebdomadaire de Canaan, tous les Liretak
→ Description du campement
→ Une ou deux troupes d'enfaytés qui tournent dans le campement
→ Description de l'attroupement autour d'un homme en chapeau aux larges bord (Canaan) + 3 comparses qui font la quête + des gens qui lèvent leurs mains en forme de cercle au dessus de la tête (symbole d'Anon)
Pour Bvorn :
- - Autour de lui, on parle norlandais, la langue de ses parents.
- - Les réfugiés font semblant de ne pas comprendre l'arlandais.
- - Canaan borgne → emprunt à un dieu Norlandais (grosse ref à Odin)
- - Ses parents auraient pu finir ici.
Pour Camille :
- - Il ne voit personne prier la Flamme
- - Dans le prêche, il reconnaît des tournures de la liturgie de la Flamme, détournées au profit d'Anon.
Les personnages du camp à préparer :
- Canaan
- Lokri, le nain contrebandier.
- Klonk, le demi-ogre soupe au lait
- Donnfhaaidh, la lutine pickpocket du trio.
- Knut et Otilie, les enfants kleptomanes.
- Rikke, puisqu'elle n'est pas jouée
- Brunehilde, l'amie de Rikke.
- Lothaire, le complice de la flèche.
Mes idées :
- Lothaire au bord de la foule harranguée par Canaan, la moue aux lèvres, est le seul à ne pas y croire. Il glisse à Bvorn une remarque acide sur Canaan, en norlandais.
- Donnfhaaidh fait les poches de Camille ou de Bvorn pendant une crise d'épilepsie prophétique Canaan.
- Canaan repère Camille et Bvorn dans la foule et les accueille à bras ouverts comme tout nouveau venus.
Sigmund et Cael chez les parents de Sigrid
Je laisse l'autre parent qui n'est pas parti travailler au moulin les accueillir, ou alors ils tombent sur porte close, ça permet d'éviter de se disperser trop.
Pendant ce temps à Vera Cruz
- Sigrid, enfermée à clé dans la chambre de Bvorn, se fait libérer par quelqu'un de la maison parce qu'elle pleurait pour aller faire pipi
- Les gamins jouent à la Flèche contre Tharivel dans le silo : « Oh non, pourquoi c'est toujours moi qui fais Tharivel ? » (piqué à la BD)
- D3 La vermine chez les aventuriers, et surtout dans la pièce où a dormi le Vieux Chenu. Les aventuriers sont furieux, mais ils viennent d'être payés et partent pour le Temple du Serpent.
- Si personne ne va dans la salle de bains, un des PNJ leur dit qu'il a vu des traces de sang (potentiellement Gisilla qui engueule Cael vu qu'il est revenu craspouille)
J'espère pouvoir faire jouer ces éléments aux PJ
Au soir : R1, Aux abonnés absents
Albrecht, Conrad et Erwin ne viennent pas : Carmichaël leur offre les tournées et leur confie des petits boulots. Et ils sont vexés d'avoir eu la pinte et le dortoir quand les collabos ont eu la dégustation et les bonnes chambres.
SÉQUENCES À CONTINUER
A1 : le mariage de Birgit et Tobias
Friedrik veut un menu, de la décoration et des divertissements, une centaine de couverts, et aucun demi-elfe au service, donc ni Tano ni Cael. Klaus a précisé ce qui comptera : la qualité de la nourriture, le lieu et la décoration, les divertissements. Il a donné sa liste de fournisseurs réguliers, qui ne suffira pas pour le mariage. Camille est parti aux Halles chercher du haut de gamme.
La suite de l'arc :
- A2 Sabotage : J3 nuit Carmichaël envoie des mercenaires détruire le stock de l'Épée.
- A1 Le repas de test : J4 soir avec le retour de Klaus + Godefroy qui s'invite dans la journée perquisitionner
- A1 Le mariage : J6 dans une des deux auberges, on verra laquelle
SÉQUENCES EN VUE
Inchangé depuis la session 1 :
- R2 Des mouvements de troupes : comme chaque semaine, de nouvelles troupes elfiques sortent de la Sylve, ce qui restreint leurs mouvements alors qu'ils voudraient aller chercher de quoi faire pour le mariage.
- R3 Contrôle musclé : dès que les PJ transportent quelque chose d'interdit (LdB p. 203). Et une enfant cachée dans le double fond d'une charrette, ça compte.
- P2 Une visite chez l'apothicaire : quand un des enfants aura eu la fièvre.
- D2 Le recrutement par les Ifriers. Jan a été nommé à la table comme l'ex contact de Sigmund. + on a Cael qui est quelqu'un d'assez solitaire par nature.