Cinema films de nöel ou pas

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Gridal
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Re: Cinema films de nöel ou pas

Message par Gridal »

rogre a écrit : sam. mars 07, 2026 4:38 pm Je viens de voir sur Arte, et c'est une bonne surprise : Il faut tuer Birgitt Haas, film d'espionnage ouest-germano-français réalisé par Laurent Heynemann (1981).
Dans ma liste de films à voir donc je lis pas encore ton avis. Je suis intrigué, j'en avais jamais entendu parler avant sa mise à disposition sur Arte.

Sinon :

Conann (Bertrand Mandico, 2023) : aux enfers, Rainer le chien démoniaque retrouve Conann, une vieille reine barbare. Ils se remémorent les moments importants de la vie de cette dernière.

Bon, autant le préciser tout de suite si vous êtes fan inconditionnel de l'œuvre de Howard, ou même du film de Milius : Conann est une adaptation très libre des aventures du barbare, qui n'a plus grand chose à voir avec son modèle. Ceci étant dit, c'est quand même un film intéressant, une pure œuvre de Mandico. Si vous avez pas aimé ses films précédents, n'essayez même pas celui-là. Perso Les Garçons sauvages a été une énorme claque quand je l'ai découvert au cinéma, j'ai ensuite rattrapé les courts métrages du réalisateur puis vu After Blue (Paradis sale) avec un mauvais covid et du mal à me concentrer, il faudra que je le revoie dans de bonnes conditions.

Bref on retrouve dans Conann l'esthétique si particulière de Mandico (les passages réguliers du noir et blanc à la couleur, les changements de langues, le gore un peu cheap, les dialogues déclamés, les nombreux fluides présents à l'écran...), son univers queer et sa narration éclatée. Conann est abordée à divers moments de sa vie, comme dans les nouvelles de Howard ; elle est tour à tour esclave, reine, amoureuse, tyran, etc. Six actrices différentes jouent la barbare au fur et à mesure de son vieillissement, chacune incarnant un aspect sombre de l'humanité. Mandico s'intéresse notamment à la montée des totalitarismes, à l'attrait du pouvoir, à la vengeance, à la trahison ou au dévoiement des artistes, l'héroïne devient de plus en plus cruelle au fil de ses incarnations et illustre à elle toute seule les pires tares du genre humain. Là où Les Garçons sauvages dépeignait une sorte de jardin d'Eden (avec tout de même une conclusion franchement pessimiste), Conann explore un enfer dans lequel un pauvre humaine est entraînée par un Cerbère vicieux habillé de cuir.
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The Rip (Joe Carnahan, 2026) : à la suite d'une info anonyme, une unité de police, spécialisée dans la lutte contre le trafic de drogue et récemment endeuillée par le meurtre de sa capitaine, découvre une énorme somme d'argent dans une planque abandonnée. Des tensions se créent entre les membres de l'équipe.

Création Netflix produite par Ben Affleck et Matt Damon, avec les deux zozos dans les rôles principaux, The Rip m'a surtout attiré par la présence de Joe Carnahan à la réalisation. Dans le passé aux commandes de chouettes films d'action (Narc, Mise à prix et surtout Le Territoire des loups), il a fini par faire des séries B nazes, parfois en direct to video. Son retour aux "gros" films est pas trop mal. Bon, pour un gros film ça reste tout petit, pas forcément surprenant (l'identité du "traître" principal est vite devinée) et un peu gnangnan (les deux fins).

Mais il y a quelque chose. Le film s'éloigne de l'action pure pour se diriger vers le polar sombre. Dans ce registre l'intrigue fonctionne plutôt bien. Ce qui m'a accroché surtout c'est une ambiance résolument carpenterienne, à croire que Carnahan a maté la filmo de Big John avant de passer derrière la caméra. Le huis-clos avec des adversaires invisibles, check (coucou Assaut), les héros qui ne se font plus confiance, check (coucou The Thing et une bonne partie de la filmo de Carpenter), la banlieue résidentielle vide et oppressante, check (coucou Halloween), la brume omniprésente, check (coucou Fog), l'amitié virile et badass, check (coucou Invasion Los Angeles et Ghosts of Mars). Jusqu'à la BO minimaliste qui rappelle régulièrement Carpenter et son synthé.

Après une partie centrale constituée d'un presque huis-clos bien tendu (avec cette excellente idée de bruits omniprésents et répétitifs : les aboiements du chien, la sonnerie du téléphone, les coups de masse sur le mur...) dans une maison, Carnahan enchaîne avec un second huis-clos surprenant et efficace, puis malheureusement le film perd de son identité dans sa dernière partie en proposant de l'action beaucoup plus classique.

Je l'aurai probablement oublié assez vite mais c'est pas mal.
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La Fille au bracelet (Stéphane Demoustier, 2020) : Lise, 16 ans, est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie Flora. Deux ans plus tard s'ouvre son procès en cour d'assises.

Je connaissais pas du tout ce film (février 2020 n'était pas une bonne période pour sortir...), le pitch m'a intrigué donc j'ai tenté. Jolie découverte. C'est un pur film de procès, qui alterne des scènes de tribunal et d'autres de vie familiale, sans chichi, sans twist, sans flashback explicatif, ici le spectateur est mis à la place des jurés, devant se forger une opinion à partir de pas grand chose, et également à la place de voyeur dans le quotidien de cette famille démolie par une terrible histoire. Melissa Guers (revue depuis dans La Petite Dernière) incarne une accusée indéchiffrable, complètement autre dans ses actions et ses réactions. parce qu'en plus du "simple" fait divers, il est question de choc des générations, d'incompréhension totale entre les adultes et les adolescents. Jusqu'au bout (et au très beau dernier plan), deux réalités entrent en conflit, nous laissant, pauvres adultes, complètement dépassés par les événements.

Le film est disponible sur le site de France TV jusqu'au 1 avril 2026.
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Mugen
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Re: Cinema films de nöel ou pas

Message par Mugen »

Aucun Autre Choix
Nouvelle adaptation du livre qui a donné le Couperet, j'ai bien aimé cette comédie noire où un cadre dans l'industrie du papier au chômage va se retrouver à chercher à éliminer les autres candidats au poste qu'il convoite.
C'est grinçant, souvent drôle, et avec des idées intéressantes de mise en scène.
Ne me demandez pas de comparer avec le film de Costa-Gavras, je ne l'ai pas vu. Mais le film lui est dédicacé.

Maigret et le Mort Amoureux
Une enquête du commissaire dans un milieu privilégié et très catho. Podalydès m'a convaincu.
Par contre, il est difficile de comprendre le référentiel temporel du film. Maigret est habillé collr dans un film des années 59, mais ses subordonnés utilisent PC et téléphone portables.
Et au moins un personnage est décrit comme ayant eu un comportement héroïque pendant la libération de Paris...
Sois satisfait des fruit, des fleurs et même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.
Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul.
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