Traits autistiques ou trésors mythiques ?

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agone35
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par agone35 »

cdang a écrit : lun. avr. 20, 2026 1:23 pm
Et puisqu'on mélange tout : HPI, ce n'est pas un diagnostic, être intelligent ce n'est pas un handicap
Je ne sais pas exactement ce que tu entend par là.
Effectivement on ne fait pas réellement de diagnostic pour un HPI, au sens diagnostic clinique. Par contre ce n'est pas non plus une auto-déclaration ni un concept flou : c'est une mesure.
Par contre, être HPI ce n'est pas être intelligent : c'est très réducteur (et bien stéréotypé par des série comme, au hasard, la série HPI). Et d'ailleurs si dans ses mesures on mesure effectivement l'intelligence au sens QI du terme, on mesure aussi bien d'autres choses.
Et HPI n'est pas un TND c'est vrai, mais il peut occasionner des troubles par contre.
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Rosco »

Et surtout le QI est une moyenne.
Hors si la variance est importante dans les cinq données étudiées, le QI, ne peut pas être calculé
Exemple, ma fille avec des scores entre 106 et 125, n'est pas passé loin du QI incalculable.
De plus en tant que tdah, ses resultats sont imparfaits.
Elle devrait donc le repasser à 16 ans, à la fin du traitement tdah, si elle souhaite avoir des mesures plus precises
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cdang
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par cdang »

Rosco a écrit : lun. avr. 20, 2026 1:52 pm Alors pour le tsa, on sait pas le poids génétique, mais pour le tdah, on sait que c'est une personne sur quatre dans la famille proche d'un tdah est tdah.
Si, pour le TSA on sait : × 50 à × 100 dans les fratries (cf. supra).

agone35 a écrit : lun. avr. 20, 2026 3:05 pm Et HPI n'est pas un TND c'est vrai, mais il peut occasionner des troubles par contre.
Je veux bien de sources pour ça. Il y a des HPI qui ont un trouble, c'est évident, pour autant, ça ne veut pas dire que la condition d'HPI occasionne un trouble.

Sinon, j'ai trouvé la source que je cherchais sur la visibilité du handicap soi-disant invisible :
Natalia Van Esch et coll., « First Impressions Matter: Exploring Children’s Negative Perceptions of Autistic Children », Journal of Autism and Developmental Disorders, 27 septembre 2025, DOI 10.1007/s10803-025-07049-7
Autistic videos were rated as appearing more awkward, more aggressive, and less likeable compared to non-autistic videos.
Dernière modification par cdang le lun. avr. 20, 2026 3:59 pm, modifié 2 fois.
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Tosheros »

Pour moi qui bosse régulièrement avec des enfants et des adultes autistes et ai une nièce atteinte d'une forme un peu sévère, fatalement j'ai levé régulièrement mon sourcil en voyant beaucoup de gens sur Reddit ou d'autres réseaux sociaux se labelliser autistes après auto-diagnostic ou diagnostic par des coachs de vie dont c'est le fond de commerce.
Évidemment si on considère que c'est un spectre, suffit de rendre le spectre assez large pour que des gens puissent se reconnaitre sur des traits autistiques tout en étant quand même capables d'utiliser un clavier (ce que ma nièce ne peux pas faire par exemple) pour en parler sur le net.
Faut reconnaitre que les limites de l'accès aux spécialistes rend difficile la réelle introspection ainsi que la relativisation, sans être impacté par ce qu'on lit ailleurs pendant tout le temps avant d'être enfin vu.


Ce que j'apprécie quand même dans les discussions que soulèvent les nombreux diagnostics de TSA légers, c'est que la société semble accepter un petit peu plus chaque année le fait qu'en fait le cerveau des gens différents marche de manières différentes.
La part de génétique impliquée est de plus en plus reconnue et établie, déjà.
Mais les réseaux sociaux (y compris dans leurs formes anciennes comme les forums :ange:  ) aussi permettent aussi de faire des liens via des intérêts qui vont spontanément nous rapprocher de personnes avec des configurations neuropsy plus similaires, l'idée d'une surreprésentation des mécanismes assimilés à des aspects du spectre autistique fait tout à fait sens à mesure qu'on s'enfonce dans des passions plus de niche, et va se cultiver davantage à mesure qu'on réplique des comportements qu'on voit dans ces nouveaux cercles.

Y'a une question de perception de la société aussi.
J'ai du mal à croire qu'une personne rôliste qui sache faire la différence entre deux éditions de Traveler rien qu'en voyant la fiche de perso présente un trouble neuropsy, alors qu'un fan de football capable d'identifier l'année d'une photo de footballeur sur base du maillot elle n'aurait pas un trouble neuropsy.
Y'a quand même un type qui se fera plus souvent inviter sur les plateaux de télévision, l'autre y'avait la police qui surveillait ses activités dans les années 90...

Bref, j'espère qu'on va continuer de mettre plus en valeur les variations dans les psychés et intellects et essayer de s'en enrichir plutôt que de pathologiser (pour ça que le terme "neurodivergence" me plait plus personnellement, y'a l'idée d'une déviation par rapport à une norme qui est pas adéquate c'est possible, mais pour moi y'a plus une arborescence de constructions neurocognitives).

A titre personnel je pense que beaucoup de choses qui sont décrites comme des troubles (autistiques, attentionnels, émotionnels...) sont aussi des réactions qui en fait sont normales, naturelles, peut-être saines pour certaines d'entre elles, à ces stimuli assez rudes que nous donne la société alors qu'elle évolue. On est passé de chasseurs/cueilleurs épars à une surpopulation d'êtres hyperconnectés dans un environnement altéré en moins de 10 000 ans, nos cerveaux ne sont pas tous prévus pour gérer le monde actuel comme on le demande actuellement à toute la population. C'est peut-être un truisme, mais pourtant on continue de faire semblant...
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par cdang »

On en revient au fait qu'un des point importants est l'identification des besoins ; mais c'est la même chose pour les allistes en fait. Un enfant ayant un retard de langage, un troubles des apprentissages, un déficit intellectuel et tout simplement des difficultés à vivre de manière autonome, aura besoin d'un support, qu'il soit autiste ou non.

C'est le sens de la suppression des différents troubles envahissants du développement (TED, regroupant l'autisme de Kanner, le syndrome d'Asperger et tout ce qu'il y a entre les deux, plus le syndrome de Rett) pour inclure ça dans la catégorie « troubles du spectre de l'autisme » avec des niveaux de sévérité correspondant à l'aide nécessaire. C'est un consensus, donc ça ne fait pas l'unanimité et c'est probablement appelé à évoluer ; par exemple, on a noté des différences dans les gènes affectés selon que l'autisme et détecté à l'enfance ou à l'âge adulte, il pourrait y avoir un sens à recréer des catégories.

Pour autant : le fait d'élargir le spectre n'est pas une négation des problèmes de certaines personnes. Donner à des personnes les clefs pour comprendre leur souffrance et l'atténuer, ce n'est pas gommer la souffrance d'autres personnes. Ça gêne qu'on utilise le même terme ? Pour moi, la seule question est : est-ce que ça a du sens.

Sur ce point, par ailleurs : une équipe de Princeton a identifié quatre phénotypes majoritaires dans le TSA, en gros 4 groupes avec des caractéristiques relativement différentes :
Aviya Litman et coll., « Decomposition of phenotypic heterogeneity in autism reveals underlying genetic programs », Nature Genetics, n° 57, p. 1611–1619, 9 juillet 2025
https://www.nature.com/articles/s41588-025-02224-z
  • moderate challenges ;
  • broadly affected ;
  • social and/or behavioral ;
  • mixed ASD with DD.

Tosheros a écrit : lun. avr. 20, 2026 3:54 pm J'ai du mal à croire qu'une personne rôliste qui sache faire la différence entre deux éditions de Traveler rien qu'en voyant la fiche de perso présente un trouble neuropsy, alors qu'un fan de football capable d'identifier l'année d'une photo de footballeur sur base du maillot elle n'aurait pas un trouble neuropsy.
Je ne crois pas que quiconque ait prétendu ça ici. Merci de ne pas caricaturer, ça ne facilite pas l'échange.

C'est un mésusage de la contraposition (base de la logique formelle).

La contraposition de « autisme ⇒ passion », c'est « pas de passion ⇒ pas d'autisme » ; ce n'est pas « passion ⇒ autisme ».
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Harfang2 »

Tybalt (le retour) a écrit : lun. avr. 20, 2026 2:03 pm Il peut y avoir un trouble de l'attention sans que l'enfant soit spécialement agité. Inversement, un enfant qui ne tient pas en place, ça peut être un signe de TDAH, mais aussi la conséquence d'autres choses (avec un éventail assez large, allant du simple besoin d'une méthode pour se concentrer jusqu'aux troubles post-traumatiques).
Pour avoir un gosse qu'on a voulu, a une époque étiquetté TDAH & HPI (tant qu'a y être, hein, autant siglé large...), je ne peut qu'être d'accord avec toi (Pour info c'était contextuel suite à du harcelement découvert après, et un substrat culturel favorisé, et il est structuré normalement pour ce que que ça veut dire)
Je garde un souvenir ému de l'orthophoniste m'expliquant que mon fils était HPI parcequ'il avait une "pensée en arboresence", me montrant un article à l'appui... et moi lui faisant remarquer que la réponse psychique A->B-> C, c'est à dire non arborescente mais linéaire me paraissait, elle complétement déficitaire et que son explication était absurde. Elle l'a mal pris, on s'est plus revu - c'était le but -et ça a mis fin au sujet domestique  :mrgreen:

Quand aux prédisposition génétique pour la psychiatrie large (incluant les dépendance, par exemple, mais aussi l'autisme), c'est énoncé depuis au moins 25 ans dans les conférence professionelles - je sais, j'y étais - , mais aujourd'hui il faudrait plutôt rappeller que ce ne sont que des prédispositions et qu'autre chose, genre les rapports psycho-affectifs et les traumas jouent, aussi.
Le psychanalyse-bashing à la mode, n'aide d'ailleurs pas. On peut ne pas valider les principes généraux du tableau d'explication freudien, mais l'outil psychanalyse, avec la neutralité bienveillante, l'écoute active, les lapsus, les principes de cristallisation, refoulement, déplcament restent très utile quand on veut, justement, laisser un espace à l'expression du sujet et lui permettre d'avancer (car contrairement aux idées récues, la psychanalyse n'a jamais eu vocation a changer le sujet ni de le soigner, juste lui permettre, à lui, de mieux se comprendre, donc de mieux se gérer lui-même, mais jamais de comprendre a sa place, ce qui est à la fois impossible et inutile)
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Rosco »

Un des gros problêmes est aussi l'interconnexion entre les troubles du cerveau.
On sait que certains troubles ont des marqueurs commun.
Mais avoir l'un ne veux pas dire avoir les autres.

Pour reprendre le cas de ma fille.
Lors du diagnostique tdah, la pedopsychiatre nous as fortemment conseillé de faire un test hpi.
Pourquoi, un tdah hpi est en général peu affecter par les troubles de l'apprentissage par rapport à un tdah non hpi.
Le suivi demande donc une evolution du QI, afin de parametrer au mieux le traitement.
Problême, cela signifie aussi qu'on teste plus les tdah que la population normale, et surtout on test des personnes potentiellement audessus du QI.
Donc les tdah ont, en moyenne, un QI superieur à la moyenne car on test les enfants tdah potentiellement a fort QI.

Même chose pour l'epilepsie et le tdah
La part d'epileptique tdah est superieur a la moyenne mondiale.
Mais personne ne sait si il y a un lien ou si c est juste les tests plus frequents
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par agone35 »

cdang a écrit : lun. avr. 20, 2026 3:53 pm Je veux bien de sources pour ça. Il y a des HPI qui ont un trouble, c'est évident, pour autant, ça ne veut pas dire que la condition d'HPI occasionne un trouble.
Ta distinction est correcte : corrélation n'est pas causalité, et je suis d'accord là-dessus.

Mais ma formulation était plus faible que ce que tu réfutes : je n'ai pas dit que le HPI cause des troubles, mais qu'il peut en occasionner indirectement. Le mécanisme que j'ai en tête est environnemental et interactionnel : l'inadéquation entre un fonctionnement atypique et un environnement non adapté peut produire de la souffrance réelle (sous-stimulation chronique, sentiment de décalage, anxiété de performance) — notamment via ce qu'on appelle la dyssynchronie développementale, le décalage entre développement cognitif accéléré et les autres domaines. Ce n'est pas le HPI en soi, c'est le contexte qui ne répond pas au profil.

Sur les sources : il en existe plusieurs, surtout en anglais. En français, il y a notamment cette étude du CHU de Marseille sur les comorbidités psychiatriques chez les adultes HPI : https://www.sciencedirect.com/science/a ... 8215001086

Et il y a toute une base de recherche sur la twice-exceptionality (HPI+TDAH, HPI+TSA, voire HPI+TDAH+TSA) qui montre que les effets ont tendance à se multiplier plutôt qu'à s'additionner — deux sources récentes là-dessus : https://www.mdpi.com/2413-4155/6/2/23 (2024) et https://www.frontiersin.org/journals/ed ... 96805/full
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Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)

Message par Guigui »

Rosco a écrit : sam. avr. 18, 2026 2:11 pm
Mon oncle doit surement être tdah, même si non diagnostiqué comme son père aka mon grand père vue leur carrière
Cf cette interview
Rien à voir avec l'autisme mais j'ai regardé cette vidéo et je l'ai trouvée passionnante : déjà le mec est passionnant parce qu'il a vécu des trucs incroyables, mais en plus il est drôle... 

Par contre avec son fils il n'est pas exactement dans la parentalité positive. ^^ Dans l'histoire du mec à Beyrouth (ou Bagdad je sais plus) qui se fait sauter en tête de colonne, avec la photo où son fils se détourne pour se protéger pendant que lui prend la photo, il n'est pas tendre : "si tu fais demi-tour tu vas faire comment pour faire ton job, tu vas prendre des photos avec ton cul ? Du coup non seulement tu sers à rien mais en plus tu pollues ma photo à moi !"  :lol:
 
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Rosco »

Mais humainement c est un c...
Tant qu'il parle de son taf, c est bien en revanche dès qu'il en sort.

La manière dont il parle de son fils te donne une idée
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Inigin »

D'autre part, non, personne ne veut se coller cette étiquette sans cause sérieuse, parce qu'être autiste, ce n'est pas cool : ça ne rend pas séduisant, ça n'ouvre pas les portes de l'emploi, ça n'attire pas la sympathie, ça ne te rend pas intéressant, et non, ça ne rend pas les troubles plus acceptables par l'entourage (si l'entourage est bienveillant, il aura de toute manière accepté les troubles avant d'avoir l'explication, et s'il n'est pas bienveillant, c'est juste l'occasion de se voir sitgmatiser une peu plus) ; l'image de l'autiste, véhiculée par les médias, ça fait pas envie.

Mon message a disparu dans le warp du post en ligne, donc j'y reviens.

D'abord, dans le passage cité, on peut remplacer "autiste" par "rôliste", ça marche (ou ça marchait) tout pareil (à quelques nuances près).
Ensuite, si ça t'a aidé ou si ça t'aide, c'est tant mieux, mais tu admettras que te voir découvrir des comportements relevant de l'autisme dans tout ton entourage, ça interroge. Devant une singularité, il faut des preuves singulières (ou s'interroger sur l'oeil de l'observateur). Ca interroge surtout (ça m'interroge) devant des comportements tout de même très bénins ou communs...
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par cdang »

Harfang2 a écrit : lun. avr. 20, 2026 4:32 pm Le psychanalyse-bashing à la mode
Dire que la théorie est vieille d'un siècle et qu'aucun de ses fondements (dont les lapsus, les principes de cristallisation, refoulement) n'a été validé, ce n'est ni une mode, ni du bashing ; et les neutralité bienveillante et écoute active ne sont pas exclusives à la psychanalyse. Les méthodes recommandées pour l'autisme par la psychanalyse sont catastrophiques, ce que dit la psychanalyse des dysphories de genre (très courantes chez les TSA) est un pur scandal. Après, chacun croit bien ce qu'il veut et dépense bien son argent comme il veut ; mais si je me dois faire opérer des genoux, je n'irai pas voir un chirurgien formé aux méthodes de 1926.

Concernant la pensée arborescente que tu évoques, il semblerait qu'il n'y ait pas de ondement scientifique :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Surdou%C3 ... borescence
de fait, des TSA et des TDAH s'en réclament aussi (sans que cela ait plus de substance dans leur cas).

agone35 a écrit : lun. avr. 20, 2026 5:20 pml'inadéquation entre un fonctionnement atypique et un environnement non adapté
C'est justement ce qui me pose problème : ça voudrait dire que la société est adapté aux faibles QI et que les forts QI en serait d'une manière ou d'une autre discriminé·es. Alors oui, un enfant qui s’ennuie à l'école parce que ça ne va pas assez vite, ou qui se fait harceler parce qu'iel a des bonnes notes, ça arrive. Mais est-ce que c'est fondamentalement différent de la couleur de peau ?

Bon, je vais regarder tes liens.

Inigin a écrit : lun. avr. 20, 2026 6:32 pm D'abord, dans le passage cité, on peut remplacer "autiste" par "rôliste", ça marche (ou ça marchait) tout pareil (à quelques nuances près).
Euh, oui, et ? Tu ne te colles pas une étiquette rôliste quand tu ne l'es pas (bon, on peut se poser la question de qu'est-ce qu'être rôliste, hein) ; quelqu'un qui n'a jamais joué au JdR et qui ne s'intéresse pas ne va pas se prétendre rôliste. Mais pour le TSA oui ? Ah...

Inigin a écrit : lun. avr. 20, 2026 6:32 pmmais tu admettras que te voir découvrir des comportements relevant de l'autisme dans tout ton entourage, ça interroge. Devant une singularité, il faut des preuves singulières (ou s'interroger sur l'oeil de l'observateur). Ca interroge surtout (ça m'interroge) devant des comportements tout de même très bénins ou communs...
C'est effectivement une question que je me suis posée, le fait de voir de plus en plus de potentiels TSA à force de creuser ne vient-il pas de moi. Mais quand j'en ai parlé, y compris ici, je n'ai jamais entendu de protestation ; le fait de pointer certains éléments semble faire écho auprès de ces personnes, ce n'est pas une hypothèse qu'elles rejettent mais plutôt qui leur semble plausible au regard de leur vécu. Parce que même si le spectre est large et qu'on n'a pas les mêmes manifestations, on partage quand même des expériences communes.
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Harfang2 »

cdang a écrit : lun. avr. 20, 2026 8:01 pm
Harfang2 a écrit : lun. avr. 20, 2026 4:32 pm Le psychanalyse-bashing à la mode
Dire que la théorie est vieille d'un siècle et qu'aucun de ses fondements (dont les lapsus, les principes de cristallisation, refoulement) n'a été validé, ce n'est ni une mode, ni du bashing ; et les neutralité bienveillante et écoute active ne sont pas exclusives à la psychanalyse. Les méthodes recommandées pour l'autisme par la psychanalyse sont catastrophiques, ce que dit la psychanalyse des dysphories de genre (très courantes chez les TSA) est un pur scandal. Après, chacun croit bien ce qu'il veut et dépense bien son argent comme il veut ; mais si je me dois faire opérer des genoux, je n'irai pas voir un chirurgien formé aux méthodes de 1926.
J'avais bien compris que tu ne voulais rien entendre sur le sujet, parceque, globalement, tu ne le connais pas.

La neutralité bienveillante et l'écoute active sont des techniques inventés par Freud dans le cadre de la psychanalyse, c'est factuel et que ça te plaise ou non.
Ce que tu ne souhaites pas comprendre c'est que la pyschanalyse n'est pas tant une théorie, même si elle propose des grilles d'analyse qu'une technique.
Et ton chirurgien, même en 2026, utilisera un scalpel qui n'a guère changé en deux siècles.

Comprenons-nous bien, que tu ne valides pas les grilles d'analyse freudienne, c'est bien ta liberté et, d'ailleurs, comme toute théorie pyschologique, elle ne témoigne que d'hypothèse de travail a un moment donné, (freud ne s'y est d'ailleurs pas enferré faisant évoluer celle-ci au fil de sa pratique, passage du premier topic au deuxième topic et ses suivants comme Adler, Jung ou Anna Freud ont fait de même), que tu ne comprennes pas les avancées qu'elle a permise, c'est plus embêtant. Il y a de nombreux témoignage et ouvrage qui témoignent des bienfaits d'une psychanalyse bien mené, qui, rappellons, n'a pour seul objet que de permettre au sujet de mieux se comprendre et, donc, mieux se gérer, bien loin, donc, de tout phantasme de guérison. Que cette technique soit inutile dans certains cas, qu'il existe des incompétents, pas de problème, mais autant considérer que la chirurgie est du charlatanisme parcque certains ont pratiqués la lobotomie.
 
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par agone35 »

cdang a écrit : lun. avr. 20, 2026 8:01 pm C'est justement ce qui me pose problème : ça voudrait dire que la société est adapté aux faibles QI et que les forts QI en serait d'une manière ou d'une autre discriminé·es. Alors oui, un enfant qui s’ennuie à l'école parce que ça ne va pas assez vite, ou qui se fait harceler parce qu'iel a des bonnes notes, ça arrive. Mais est-ce que c'est fondamentalement différent de la couleur de peau ?
Ton objection repose sur un glissement qui me semble fallacieux : je n'ai jamais dit que les HPI sont discriminés comme une minorité ethnique ; la comparaison ne tient pas, serait déplacée, et je ne l'ai pas faite. Je dis qu'un mode de fonctionnement cognitif statistiquement atypique s'adapte mal à des environnements calibrés pour la moyenne. Ce n'est pas de la discrimination, c'est de l'inadéquation structurelle (comme un système sensoriel hypersensible dans un open-space bruyant).
 Et le HPI ne se réduit pas à "QI élevé". Ce que les évaluations documentent, c'est un mode de traitement de l'information différent (pensée plus rapide, plus hétérogène, sensibilité accrue, dyssynchronie entre domaines cognitifs et autres). C'est ça qui génère l'inadéquation, pas le simple fait d'avoir un score plus haut.
 Sur le plan scientifique : les différences cérébrales structurelles et fonctionnelles chez les HPI sont documentées par imagerie (IRM). Franck Ramus, chercheur CNRS et pas exactement un promoteur naïf du concept, reconnaît ces bases biologiques dans sa revue de littérature.
Ce n'est pas sans fondement : c'est un domaine où les surinterprétations existent, mais où la réalité du profil est étayée. Et certaines spécificités de ce profil (hyperémotivité, tendance à la dévalorisation, peur de l'échec, désengagement face à la sous-stimulation) peuvent, selon les personnes et les contextes (certains s'intègrent très bien), générer des complications réelles en société et à l'école.
Le décrochage scolaire en est un exemple documenté : l'enfant HPI qui réussit sans effort jusqu'en fin de collège, puis s'effondre brutalement.
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Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?

Message par Rosco »

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