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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : lun. août 03, 2026 9:57 pm
par Vorghyrn
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L'empire du vampire


J’ai beaucoup aimé. Ambiance dark fantaisy, plutôt nordique celte après que l’équivalent du christianisme soit devenu la religion officielle.
 Les vampires sont en train de gagner. Ils ont capturé le dernier saint d’argent (des Hunters hyper gros-Bill mais peu nombreux) qui est un héros de guerre. Il raconte sont histoire a un vampire-historien avant d’être exécuté
 C’est juste le 1er tome et on est sur du 950p en poche donc costaud. Mais la narration est sympa avec des aller-retour entre le passé du saint d’argent (plusieurs époques) et le présent.
 On retrouve énormément d’éléments du WoD. Des clans (ceux qui ont puissance/ force d’âme, ceux qui ont domination / auspex, ceux qui ont animalisme++ etc…), des nouveaux nés, ancillae, anciens et mathusalems etc…
 Bref, je sais ce que je lis ces prochains mois

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : mar. août 04, 2026 10:33 am
par Cuchurv
J'ai terminé les 10 tomes du cycle d'Ambre et j'ai toujours autant apprécié ma lecture.

J'allais dire que je ne comprenais pas les critiques sur le cycle de Merlin... Bon en fait si je les comprends. C'est très différent et comparé au 1er cycle c'est un peu déroutant de passer d'un vieux briscard d'un bon millénaire à un jeunot d'à peine 25 ans. Toutefois, j'ai toujours trouvé que justement c'était agréable de changer de point de vue et que le cycle de Merlin fourmillait d'infos et de pistes intéressantes pour le JDR.
Le gros défaut que je lui trouve c'est qu'il finit quand même un peu en queue de poisson avec Merlin qui part se faire couronner et puis... Plus rien ! Frustrant pour le lecteur.
Il faut que je retrouve les nouvelles que Zelazny a écrite après (notamment "the salesman tales" ou un truc dans le genre) et qu'à une époque je possédais traduites au format txt (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans...).

J'ai entamé "les mohicans de Paris" par Dumas mais ma liseuse refusant obstinément de continuer à lire cet ouvrage je suis passé à autre chose. Il faut dire que Dumas abuse un peu en nous faisant découvrir 3 personnages pendant deux chapitres pour ensuite introduire un nouveau en nous expliquant qu'il sera le personnage principal. Ma liseuse a du vouloir protester contre ce procédé ?

Sinon le livre audio vivant a terminé sa lecture du premier tome du cycle d'Ambremer/Paris des Merveilles : "Les Enchantements d'Ambremer" de Pierre Pevel à Mme. La cliente est satisfaite et a exprimée le désir d'écouter la suite. Je me suis donc exécuté et ait entamé "L'élixir d'oubli". En tant qu'amateurice de contes de fées et de chats, le livre audio vivant et son auditrice sont enchantés (si j'ose dire :mrgreen: ) de leur lecture. Un cycle qui mériterait son jdr dédié (même si oui je peux facilement prendre Cthulhu euh... Château Falkenstein et adapter).

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : mer. août 05, 2026 4:10 am
par Belphégor
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Aujourd'hui j'ai terminé le premier tome de Thieves World, une anthologie de fantasy éditée par Robert Lynn Asprin qui se déroule intégralement dans la ville mal famée de "Sanctuary", un genre de Chicago médiéval qui se place dans la droite lignée d'œuvres comme Lankhmar.

Il y a en tout 8 nouvelles dans cette anthologie, toutes écrites par des auteurs et autrices différentes.

Les 4 premières nouvelles sont absolument effroyables, c'est de loin ce que j'ai lu de pire en Fantasy depuis ces 30 dernières années. C'est mal écrit, avec des histoires mal foutues ou inintéressantes, et des personnages sans âmes qui sont purement fonctionnels. On est sur de la littérature qui est tapée à la machine plus qu'elle n'est réellement écrite, ces papiers là j'en voudrais même pas pour m'essuyer aux WC. L'ambiance faussement Dark que les auteurs essaient d'instaurer tombe d'ailleurs complétement à plat parce que çà passe beaucoup par des facilités puériles comme des viols de petite fille, et d'autres formes joyeusetés. La pire de ces nouvelles c'est "Shadowspawn", qui a également l'honneur d'être la pire œuvre de Fiction que j'ai jamais lu dans ma vie, parce que déjà l'histoire est absolument imbitable, mais surtout parce qu'il y a vraiment un réel problème avec la forme du texte, qui contient des erreurs de grammaires et des constructions de phrases à faire vomir un professeur d'anglais. J'ai lu des lycéens français qui écrivaient mieux que çà dans cette langue qui n'est même pas la leur, je ne comprend pas comment un truc pareil peut être validé par un éditeur. 

Les 4 nouvelles suivantes sont beaucoup mieux, alors on n'est pas sur des chefs d'œuvre non plus, mais après le calvaire qu'on vient de subir, elles passent pour des oasis en plein désert. Tout les défaut sont en partie rectifiés, et surtout les histoires deviennent enfin intéressante, la meilleure selon moi étant "The Price of doing business" ; y a pas de quoi faire un syndrome de Stendhal, mais çà se laisse lire. 

Par conséquent, Thieves World est donc un livre extrêmement moyen qui est rattrapé de justesse par quelques contributeurs qui arrivent comme des sauveurs.

Donc pour conclure, je dirais que je pourrais potentiellement recommander ce livre, mais uniquement si vous êtes vraiment fan de Lankhmar et que vous ne savez plus quoi lire après Fritz Leiber. Contentez vous des 4 dernières nouvelles à savoir : The Price of Doing Business, Blood Brothers, Myrtis et The Secret of the Blue Star parce que le reste vraiment … vaut mieux être aveugle que de lire des merdes pareilles. Moi ce que j'aimerais savoir en revanche, de la part de ceux ici qui auraient peut être lus les autres tomes, c'est si la qualité pour les opus suivant s'améliore ou se dégrade ? Car tout les avis que j'ai pu lire en ligne disent que "les autres tomes ne sont pas aussi bien que le premier", sauf que le premier c'est déjà pas un chef d'œuvre, tout ceci ne fait rien pour me rassurer. 

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : mer. août 05, 2026 2:45 pm
par tauther
@Belphégor , je me rappelle avoir laché la lecture après avoir essayé vainement de lire 2 ou 3 nouvelles.
Le bouquin a fini à la poubelle, il y a 20 ans....

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : mer. août 05, 2026 3:21 pm
par rogre
Moi je n'ai lu aucune des nouvelles  :P , mais je connais (encore) les stats de tous les persos en AD&D, car j'avais fait jouer dans Sanctuary - boite Chaosium, 1981!

https://www.chaosium.com/blogout-of-the ... DvFez9XV0P

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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : mer. août 05, 2026 6:56 pm
par tauther
rogre a écrit : mer. août 05, 2026 3:21 pm mais je connais (encore) les stats de tous les persos en AD&D, car j'avais fait jouer dans Sanctuary - boite Chaosium, 1981!
:bravo: Respect!

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 5:28 pm
par Erwan G
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JEUX D’OMBRES
Les annales de la Compagnie noire, t. 4
Glen Cook

La Dame défaite et sans pouvoir, Chérie redevenue une simple mortelle, toujours sourde & muette mais sans la capacité d’annuler la magie, partie d’un côté, accompagnée de Corbeau et de Silence, la Compagnie n’est plus qu’un mot pratiquement vide de sens. Ce qui en reste (7 personnes, dont la Dame, renommée Madame) a confié à Toubib la direction de la Compagnie. Et, comme il est d’usage dans les compagnies franches de Kathovar, la Compagnie noire décide de retourner sur le lieu de sa naissance, avec les annales lui restant, conformément au crédo. Mais voilà : Kathovar, personne ne semble réellement savoir où c’est. Mais il y a une certitude : c’est loin au sud. Le reste de ce que fut la Compagnie noire se met alors en chemin et retourne dans le sud. Visiblement, ils ne sont pas seuls, puisqu’il semble que certains morts refont surface, comme Transformeur, l’asservi au service de la Dame, qui est sensé avoir trouvé la mort pendant la Bataille de Charme. Tout au long de la descente dans le sud, la Compagnie noire trouve de nouveaux membres, dont certains dans une vieille cité du sud. Des descendants de soldats de la Compagnie qui se sont installés là lors de la montée vers le nord de la troupe. Ces derniers possèdent une vision, des croyances autour de la Compagnie qui font à la fois de Toubib un demi-dieu mais aussi quelqu’un de troublant, tant il ne correspond pas aux codes que les sédentaires ont conservés de la Compagnie. Et, pendant ce même temps, Toubib et Madame continuent de se tourner autour, sans savoir ce qu’ils semblent vouloir ou, peut-être, sans être surs de vouloir céder à leurs pulsions et à leurs envies. Au gré de l’avancée, se trouvent aussi des contrats que l’on ne peut pas vraiment refuser…

Ce tome 4 des annales de la Compagnie est un livre charnière. Il semble que, dans l’esprit de Glen Cook, la Compagnie noire était, à la base, une trilogie qui traitait du retour du Mal (la Dame et son empire, le Dominateur qui essaie de se sortir du piège de la première Rose blanche et, au milieu, la Compagnie noire et ses choix). Jeux d’ombres pose donc quelques difficultés : repartir avec la même source pour de nouvelles aventures qui doivent se détacher de ce qui a été fait : le Nord est maintenant pris dans un Empire au bord de l’implosion, des ambitions apparaissent et la Compagnie, faible et effrayante, n’y a plus sa place. Il a donc fallu reconstruire un univers pour qu’elle puisse l’explorer. Nous voici donc dans un mélange entre l’Afrique noire et l’Inde. Si je le trouve quand même réussi sur un certain nombre de point (l’évolution de Toubib et Madame, les nouveaux anciens de la Compagnie, les challenges et les défis de la Compagnie), je regrette de voir ressortis du chapeau tel un lapin plus très vivant ni très frais d’anciens personnages qui n’ont, finalement, que peu de choses à faire là où ils sont. Sans rendre le livre mauvais, ils ont quand même pour effet de blaser quelque peu le lecteur avec une sorte de fan service que je peine à trouver à propos. Mais cela étant dit, on retrouve quasiment tout ce qui fait le sel de la Compagnie noire et il est difficile de ne pas avoir envie d’aimer ce livre, un peu moins que les autres mais bien plus que d’autres séries de SF assez déplaisantes.

Ainsi, si vous aimez la Compagnie noire, le relire ne sera pas une souffrance. C’est un peu comme retomber sur un vieux pote et se mettre à évoquer le passé, tout en constatant ce que l’on est devenu. Pour les autres, pas la peine d’y aller : ce qui ne vous a pas plu continuera à vous déplaire et, en plus, vous aurez plus de mal à accepter certaines ficelles un peu trop grosses pour ce qui aurait dû être une couture délicate.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 5:29 pm
par Erwan G
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HERETIQUES
Leonardo Padura

Je ne connaissais pas du tout Leonardo Padura et son héros, Mario Conde, l’ancien flic devenu bouquiniste qui traque les vieilles collections des descendants ou « héritiers » de bourgeois de l’ile de Cuba. Bien que ce livre ne soit pas le premier d’une série, mais le huitième ou le neuvième livre, il se lit sans difficulté et sans avoir besoin de connaitre toutes les aventures de Mario Conde. Et, plus qu’un livre, c’est trois romans regroupés en un que nous offre Leonardo Padura.

Cuba, 2007. Mario Condé crève la faim, dans l’attente de trouver une nouvelle bibliothèque oubliée de Cuba qui pourrait satisfaire des étrangers aux poches bien remplies. Alors, Mario fait ce qu’il fait de mieux : il traine ses guêtres, recherche du soutien et de l’aide de ses amis, avec lesquels il partage une bouteille de mauvais rhum haïtien, en se souvenant des raisons qui l’ont poussées à devenir ce qu’il est. Mais un jour, il reçoit un message de l’un de ses amis de longue date qui a dû quitter Cuba pour émigrer aux Etats-Unis, qui lui recommande d’accepter la mission que doit lui donner un jeune américain, venu chercher à comprendre l’histoire de sa famille, de son père, juif, arrivé sur l’ile chez son oncle avant 1939 et de sa famille qui a quitté l’Allemagne en 1939 dans un bateau qui, après avoir accosté à Cuba, n’a pu leur permettre de descendre et d’échapper aux nazis. En effet, la famille possédait un tableau, plus précisément une étude de Rembrandt, depuis la fin du XVIIème siècle, avec lequel les parents du père du jeune américain sont venus d’Allemagne et qui, visiblement, a changé de mains dans les eaux cubaines contre l’espoir, déçu, d’accoster. Ce tableau a été retrouvé mis aux enchères à Londres et l’américain veut comprendre l’histoire de sa famille, de leur arrivée à Cuba mais, surtout, de leur départ et des conditions de ce dernier.

Le second roman dans le roman raconte l’histoire d’un jeune juif qui, dans l’Amsterdam du XVIIème siècle, décide de devenir peintre et élève chez son idole, Rembrandt, alors même qu’il existe un interdit sur la pratique de la peinture imposé par la foi, dans une Amsterdam capitale de l’espoir des juifs mais, subséquemment, lieu d’intolérance cultuelle.

Le troisième roman commence lorsque l’un des membres de l’américain, quelques mois après le départ de ce dernier, vient trouver Mario Conde pour enquêter sur la disparition d’une jeune fille de 18 ans, libre et libertaire, bien décidée à ne pas se laisser enfermer dans le carcan cubain. Conde a beau ne plus être flic, il reste néanmoins un curieux qui, impressionné par la jeune fille, essaie de comprendre ce qui a bien pu se passer.

Les enquêtes sont relativement secondaires dans ce livre : elles n’ont réellement d’existence que dans la troisième partie et la « révélation » n’en est pas vraiment une. Mais bien plus que les enquêtes, ce qui intéresse, ce sont les développements autour du positionnement de Conde, de ses choix, de ses doutes, de sa vie, de sa réalité cubaine, de sa sagesse et de ses enseignements, qu’il donne avec plaisir mais sans trop le savoir.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre qui, tout au long des 700+ pages qui le composent, reste passionnant, envahissant, touchant et source de réflexion. C’est beau, avec une poésie du rien, du peu, du quotidien, des personnages que l’on aimerait connaitre ou entendre plus, le plus souvent. Une très belle découverte et, assurément, jusqu’à présent, mon livre de l’année.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 5:31 pm
par Erwan G
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LA BELLE AUX BLEUS D’ARGENT
Glen Cook

Ma relecture des Annales de la Compagnie noire m’a rappelé (maintenant que j’ai rangé ma bibliothèque et que je peux retrouver l’un de mes livres en moins de 10 minutes) que j’avais acheté, à l’époque, le premier tome d’une autre série de Glen Cook et que ce livre trainait sur mes étagères (et dans des cartons avant) depuis… 25 ans ? Il était temps que je me mette à découvrir, enfin, ce que cela valait.

Garrett est détective privé, dans une ville qui contient des sorciers, des elfes, des croisements avec des trolls, des lutins, des gnomes et des mages. Habituellement, il s’occupe de petites affaires tranquilles, mais aujourd’hui, il est contacté par la famille de l’un de ses amis, Denis, qui a trouvé la mort bêtement, dans un accident d’équitation. Si personne ne doute de la cause naturelle de la mort de Denis, la famille est à la recherche d’un exécuteur testamentaire. En effet, Denis a cédé sa fortune à une femme qui réside dans une zone de guerre. Quelle fortune ? Oh, pas celle qu’il a gagné avec son métier qu’il a repris à la sortie de son engagement dans l’armée, non. Une fortune en argent provenant de son activité de spéculation sur le cours de l’argent, matière très recherchée car essentielle pour la pratique des arts ésotériques. Denis a désigné deux exécutaires testamentaires, dans son testament, son père et son ami Garrett. Mais voilà, partir dans le Cantard, zone de guerre, n’est pas chose aisée. Toutefois le prix semble en valoir la chandelle, même si la sœur de Denis, Rose la peste, est prête à convaincre Garrett par tous moyens de renoncer à cette mission ou de déclarer que la légataire universelle refuse la richesse qui lui revient…

Autant j’ai aimé la lecture de la Compagnie noire à la première lecture, au bout de quelques lignes, autant, là, je suis quelque peu dubitatif. Ce n’est pas mal écrit, même si Glen Cook n’a pas la plume aussi agile que quand il parle de la Compagnie noire, c’est original (au moins pour l’époque) et joue avec les stéréotypes qu’il transpose et adapte à un autre genre.

Mais, malgré tout, j’ai vraiment du mal à accrocher. Encore une fois, ce n’est pas mauvais, il se passe plus de choses dans ce tome que dans l’intégralité des volumes de la Roue du temps et les personnages, très archétypaux, sont plus intéressants quand même que ceux de n’importe quel volume de Feist. Mais il manque quelque chose dans le roman pour transformer une lecture « mouais, bof » en bonne lecture. Soit une plume plus mordante ou plus pince sans rire comme celle qu’il maitrise si bien dans la Compagnie noire, soit des personnages moins monolithiques et épais, je ne sais pas. Mais globalement, je n’ai pas été convaincu, sans pour autant être réellement profondément déçu.
Il manque un petit quelque chose à ce Garrett qui pourrait en faire quelque chose de réellement intéressant. Une question se pose à moi, de ce fait : ce texte est-il poussif parce qu’il est le premier d’une série, parce que Glen Cook était plus vert quand il l’a commencé ou simplement parce qu’il n’a pas su donner à son livre le souffle que l’on serait en droit d’attendre.

Alors, dois-je donner une seconde chance à la série en essayant de dégoter le tome 2 ou dois-je en rester là et me consacrer à des titres plus intéressants ?

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 5:32 pm
par Erwan G
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DES SOURIS ET DES HOMMES
John Steinbeck

J’ai beau être un bon lecteur, je remarque qu’il me manque certaines bases, toujours. Ainsi, par exemple, je ne connais de Steinbeck qu’à l’est d’Eden, que j’ai lu dans mon adolescence et dont je garde un bon souvenir, même si je ne sais vraiment plus de quoi cela parle. Mais je n’avais encore jamais essayé de lire ses deux autres livres réputés, le Raisins de la colère et Des souris et des hommes. Or, en me rendant à la bibliothèque cette semaine, je suis tombé sur le second, un roman court et rapidement lu.

Lennie est un garçon gentil et fort, mais un peu limité (c’est un euphémisme) dans ses qualités intellectuelles. Georges, pour sa part, est un homme petit mais plutôt malin, qui est le cerveau de ce couple improbable de journaliers qui parcourent les Etats-Unis pour tenter de survivre. Ils viennent de quitter un ranch suite à une difficulté : Lennie, qui aime caresser ce qui est doux, a carressé la robe d’une jeune fille qui n’a pas apprécié la familiarité et s’est mise à hurler. Lennie, débordé par cette réaction, s’est accroché plus fort et plus fermement au vêtement de la jeune fille, qui a alerté le reste des ouvriers. Heureusement, Georges était présent et a réussi à convaincre Lennie de lâcher et de s’enfuir, pendant que la jeune fille criait à qui veut bien l’entendre, à savoir une meute d’autres travailleurs, qu’elle venait d’être violée par Lennie. Alors qu’ils arrivent dans un nouveau ranch, Georges fait promettre à Lennie de bien se tenir, de ne rien dire et surtout de faire très attention, s’il veut que leur rêve à tous deux se réalise : gagner de l’argent et le mettre de coté pour acheter un lopin de terre et devenir indépendants.

Tenant plus de la novella que du roman, ce texte assez court dresse une galerie de personnages intéressants, un environnement dur et réaliste, qui traite essentiellement de la vie des prolétaires et de l’opposition entre leur situation et celles de leur employeur ou de leurs maitres. Loin d’exalter le rêve américain, il décrit la fragilité de ces gens qui n’ont, finalement, que leur force de travail à offrir, qu’ils échangent contre de quoi oublier, pendant un temps, dans les femmes et l’alcool, qu’ils n’ont aucun avenir ni aucun projet.

Dur dans le thème, dur dans l’histoire, parfaitement écrit, extrêmement humain, Des souris et des hommes mérite largement sa réputation et la place qu’il occupe. J’ai été heureux de le découvrir et de pouvoir continuer, à mon rythme, d’intégrer la complexité du discours présenté, toutefois, dans une simplicité d’écriture et d’histoire.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 6:48 pm
par tauther
Erwan G a écrit : jeu. août 06, 2026 5:29 pm
HERETIQUES
Leonardo Padura
Les enquêtes sont relativement secondaires dans ce livre : elles n’ont réellement d’existence que dans la troisième partie et la « révélation » n’en est pas vraiment une. Mais bien plus que les enquêtes, ce qui intéresse, ce sont les développements autour du positionnement de Conde, de ses choix, de ses doutes, de sa vie, de sa réalité cubaine, de sa sagesse et de ses enseignements, qu’il donne avec plaisir mais sans trop le savoir.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre qui, tout au long des 700+ pages qui le composent, reste passionnant, envahissant, touchant et source de réflexion. C’est beau, avec une poésie du rien, du peu, du quotidien, des personnages que l’on aimerait connaitre ou entendre plus, le plus souvent. Une très belle découverte et, assurément, jusqu’à présent, mon livre de l’année.
En te lisant, je me dis que tu dois bien aimer la série Pepe Carvalho de Vasquez-Montalban. Non?

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 8:24 pm
par Erwan G
Je ne connais pas, mais je jetterai un œil dessus dès que je le pourrai si tu le conseille.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 11:01 pm
par Le merlock
Erwan G a écrit : jeu. août 06, 2026 5:31 pm Alors, dois-je donner une seconde chance à la série en essayant de dégoter le tome 2 ou dois-je en rester là et me consacrer à des titres plus intéressants ?

Pour avoir lu toute la série en VF à sa sortie, ça ne décolle pas avec les tomes suivants qui restent de même qualité globale, c'est à dire "sympa et tout à fait adaptable tel quel en scénario mais vite oublié".

La preuve ? J'ai revendu toute ma collection il y a 15 ans et elle ne m'a jamais manqué.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 11:52 pm
par tauther
Erwan G a écrit : jeu. août 06, 2026 8:24 pm Je ne connais pas, mais je jetterai un œil dessus dès que je le pourrai si tu le conseille.
c'est un classique parmi les polars espagnols. J'en ai lu plusieurs il y a plus de 20 ans. J'avais bien retrouvé l'ambiance du Barcelone que j'ai connu début des années 90...
Par contre, je n'ai pas de souvenir quant à la qualité de l'écriture ou de la traduction...

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : jeu. août 06, 2026 11:58 pm
par Federico67
Andrea Camilleri a appelé son commissaire Montalbano en hommage à Vazquez Montalban :)
J'ai lu 3-4 Camilleri (j'aime bien) mais aucun Vazquez Montalban :oops: