Re: Mournblade
Publié : lun. oct. 20, 2025 3:39 pm
Il y avait aussi Elric (tout court) aka Stormbringer 5e, qui était un peu entre Stormbringer et Mournblade (aventuriers orientés selon les 3 pôles de la balance cosmique, pas vers une divinité spécifique).Cimetière a écrit : ↑lun. oct. 20, 2025 1:52 pmJ'aime pas. Je déteste en fait. Mais c'est là qu'on voit le problème d'une (possible) nouvelle édition. Grosbill façon glass-canon, à la moralité douteuse (Stormbringer), demi-champions éternels increvables mais soumis à une divinité (Mournblade) ou aventuriers au Destin vacillant (Elric of Melniboné) : les propositions sont non seulement différentes, mais surtout opposées...!
Cimetière a écrit : ↑lun. oct. 20, 2025 1:52 pm Le Elric of Melniboné de Mongoose c'est le même système de magie que Mournblade, plus ou moins. D'ailleurs il y a même le logo sur les livres de Mournblade.
Reste la proposition de jouer des Elus, des êtres exceptionnels, naturellement doués, au dessus des autres (les "autres" étant du bétail on ne va pas se mentir).
J'aime pas. Je déteste en fait. Mais c'est là qu'on voit le problème d'une (possible) nouvelle édition. Grosbill façon glass-canon, à la moralité douteuse (Stormbringer), demi-champions éternels increvables mais soumis à une divinité (Mournblade) ou aventuriers au Destin vacillant (Elric of Melniboné) : les propositions sont non seulement différentes, mais surtout opposées...!
Le setting lui-même semble différent. On est sur la Renaissance pour Mournblade alors qu'on est clairement sur une période antique pour les autres.
Bref ce(s) jeu(x) c'est n'importe quoi!
OSR a écrit : ↑mar. oct. 21, 2025 9:57 am
On a moins de souci de "trahison" avec par exemple Hawkmoon, où le personnage principal côtoie des compagnons (et des ennemis) plus versatiles, plus compétents et plus axés sur le "surnaturel" que lui.
[...]
Itou l'Appel de Cthulhu, autre archétype de JdR "tuant le père" (et dansant la gigue sur son tombeau).
Moorcock écrit explicitement que l'armure "chauffée au rouge" de Jagreen Lern peut résister à Stormbringer elle-même. Il évoque ensuite tout aussi clairement le fait que le bouclier "incandescent" du Théocrate peut également résister à la force de l'Épée noire. Ce dernier chevauche de plus une monture manifestement démoniaque lors de la bataille finale, un cheval "répugnant" à la peau nue, sans aucun poil. Alors oui il n'est pas écrit "démon" en permanence, mais c'est aussi le cas pour Stormbringer , Mournblade, et toutes les autres facettes de l'Épée noire, qui sont au fond des entités assez obscures lorsque Moorcock en parle. Ce qu'ont proposé les jeux de rôle, c'est une sorte de classification des entités et enchantements du Chaos que nous nommons "démons". Cette classification n'est pas présente dans l’œuvre de Moorcock, en revanche il est évident qu'un très grand nombre des équipements utilisés dans la saga sont enchantés par la Loi ou le Chaos. Les jeux de rôle ont retranscrit cela avec des classifications et des pouvoirs, tout simplement pour rendre le tout clair, équilibré si possible, et jouable. Il faut bien doter de règles et décrire avec un minimum de précisions ce qui ne consiste à l'origine qu'en des descriptions littéraires et extrêmement obscures.Cimetière a écrit : ↑mar. oct. 21, 2025 2:40 pm J'ai longtemps cru que Jagreen Lern avait une arme-démon et une armure-démon, ce n'est qu'en relisant la saga que je me suis aperçu que non en fait.
Les seules armes démons sont bel et bien Stormbringer et Mournblade.
Je persiste et signe également pour les visuels "Renaissance" en voyant la (très belle) couverture des Cités Pourpres. Les arbalètes sont aussi une pure invention des auteurs (on en trouve dans un scénar de "Elric!" de mémoire mais c'est censé être le sommet de la technologie de la Loi - en plus elles apparaissent dans un autre plan). Personnellement je valide, je les ajoute aussi dans mes parties. Ce n'est pas une critique, je note simplement que Stormbringer et Mournblade semblent se dérouler à des époques différentes. Et c'est parce que Moorcock n'accorde pas vraiment d'importance à ce genre de détails. Du coup on a des jeux très différents... et c'est normal.
La métaphysique adolescente de Moorcock ne me dérange pas lorsque je lis ses bouquins car c'est une œuvre très personnelle (Moorcock dit lui-même qu'il se fiche complétement de savoir quel est le PIB de Oin ou Yu, c'est un auteur, pas un rôliste).
Lorsque je joue, en revanche, j’admets volontiers que je ne veux pas d'un jeu reproduisant cet aspect de la saga. J'aimerais surtout reproduire son côté délirant et rock 'n' roll (c'est pour ça que, sans considération pour la santé mentale des joueurs, je propose DCC et ses innombrables tables) mais jouer tout simplement dans les Jeunes Royaumes me suffirait. D'ailleurs dans "Elric of Melniboné" on retrouve les pactes et pouvoirs de Mournblade, tous les styles pourraient donc coller dans un même possible futur jeu.
Mais satisfaire tout le monde n'est pas facile, et dans le cas de l'univers d'Elric c'est peut-être même impossible...
Oui, les armes possédées/habitées par un démon sont une extrapolation. Ce n'est pas mauvais en soi, mais c'est un choix.Palanthis a écrit : ↑mar. oct. 21, 2025 3:23 pm Moorcock écrit explicitement que l'armure "chauffée au rouge" de Jagreen Lern peut résister à Stormbringer elle-même. Il évoque ensuite tout aussi clairement le fait que le bouclier "incandescent" du Théocrate peut également résister à la force de l'Épée noire. Ce dernier chevauche de plus une monture manifestement démoniaque lors de la bataille finale, un cheval "répugnant" à la peau nue, sans aucun poil. Alors oui il n'est pas écrit "démon" en permanence, mais c'est aussi le cas pour Stormbringer , Mournblade, et toutes les autres facettes de l'Épée noire, qui sont au fond des entités assez obscures lorsque Moorcock en parle. Ce qu'ont proposé les jeux de rôle, c'est une sorte de classification des entités et enchantements du Chaos que nous nommons "démons". Cette classification n'est pas présente dans l’œuvre de Moorcock, en revanche il est évident qu'un très grand nombre des équipements utilisés dans la saga sont enchantés par la Loi ou le Chaos. Les jeux de rôle ont retranscrit cela avec des classifications et des pouvoirs, tout simplement pour rendre le tout clair, équilibré si possible, et jouable. Il faut bien doter de règles et décrire avec un minimum de précisions ce qui ne consiste à l'origine qu'en des descriptions littéraires et extrêmement obscures.
Mon illustration ne parle que d'illustrations, merci bien. C'est vrai qu'il a existé des arbalètes antiques mais elles ne ressemblaient pas vraiment à ça. Et attention; je ne dis pas que les arbalètes sont des marqueurs de la Renaissance mais qu'elles feraient un peu tache dans Stormbringer/Elric/Elric of Melniboné* (perso je m'en fout je les mets quand même) mais que dans Mournblade, justement, ça colle aux visuels (que j'assimile peut-être abusivement à la seule Renaissance). Certes il y a des vrais morceaux de Moyen-âge dedans (Argimiliar par exemple), avec un peu d'Antiquité, tout comme on trouve des rapières dans le très bourrin Stormbringer, mais ça n'évoque pas la même chose, ça n'évoque pas le même monde. Que ça soit l'aspect des bateaux, des armes, de l'architecture, on a pas l'impression d'être au même niveau technologique. C'est peut-être juste mon impression, il faudrait comparer les illustrations, mais il me semble qu'il y a bien un fossé entre les deux. Ce n'est pas seulement que les illus de Storm sont vieilles, c'est qu'elles évoquent une époque beaucoup moins raffinée, de manière générale.Palanthis a écrit : ↑mar. oct. 21, 2025 3:23 pm Pour ce qui concerne l'arbalète cela ne fait qu'illustrer le non-sens de tes propos sur le côté "Renaissance" du jeu. L'arbalète est une arme inventée en Chine et utilisée tout à la fois par les Grecs et les Romains pendant l'Antiquité. Elle fut reniée par les chevaliers de l'Europe occidentale, mais son caractère létal continue d'être mis à profit sur les champs de bataille pendant tout le Moyen-Âge. En revanche, il est plus complexe de fabriquer une arbalète qu'un arc, et l'arbalète est également bien plus lente à recharger, ce qui explique probablement pourquoi elle était peu répandue. Quoi qu'il en soit, que l'on trouve des arbalètes dans les Jeunes Royaumes ne dit vraiment rien du niveau technologique de ce monde.
Les Cités Pourpres font partie des nations très évoluées dans les Jeunes Royaumes ; il est donc tout à fait cohérent que leur technologie, notamment maritime, soit proche de celle de notre Renaissance. Cela rejoint précisément ce dont je parlais plus haut.
Raisonnement un peu tronqué : Elric, Yyrkoon, Jagreen Lern, Aubec de Malador, Saxif d'Aan, Rackhir l'Archer rouge, Myshella, le Prince Gaynor, et Sepiriz ne forment pas un groupe de compagnons allant dans la même direction , c'est même le contraire, la majorité s'affrontent à mort car buts et patronat différents = bref, un élu dans un groupe why not : un groupe complet de pjs élus ? non désolé pas pour moi qui suis un fan de toute l'œuvre de Moorcock (que j'ai luPalanthis a écrit : ↑mar. oct. 21, 2025 12:59 pm Je peux tout à fait comprendre que l'on n'accroche pas à l'idée d'incarner des "Élus", mais si c'est le cas, alors c'est que l'on n'apprécie pas la saga d'Elric (ou que, plus simplement, on ne l'a jamais lue). Car tous les personnages principaux de cette saga sont précisément des "Élus" : Elric, Yyrkoon, Jagreen Lern, Aubec de Malador, Saxif d'Aan, Rackhir l'Archer rouge, Myshella, le Prince Gaynor, et Sepiriz, pour n'en citer que quelques-uns, sont tous des agents du Chaos ou de la Loi (ou, plus rarement, des agents de la Balance) et très souvent leur allégeance à une entité précise est explicite.
Sur ce point-là, de manière générale : il est intéressant de (re)lire Jouer avec l'Histoire, livre collectif dirigé par Olivier Caïra et distribué par Lapin Marteau.Palanthis a écrit : ↑mar. oct. 21, 2025 12:59 pm Je peux tout à fait comprendre que l'on n'accroche pas à l'idée d'incarner des "Élus", mais si c'est le cas, alors c'est que l'on n'apprécie pas la saga d'Elric (ou que, plus simplement, on ne l'a jamais lue). [...] Chercher à ressembler aux héros d'une œuvre, ou du moins à revivre des aventures semblables aux leurs, il me semble que c'est le propre des jeux de rôle qui adaptent une œuvre.