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Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : ven. avr. 17, 2026 6:24 pm
par cdang
Silenttimo a écrit : ↑ven. avr. 17, 2026 11:33 am
Alors hier, formation, et une personne que je ne connaissais pas a comme activité annexe la réalisation de vitraux
Silenttimo a écrit : ↑ven. avr. 17, 2026 4:12 pm
D'ailleurs, lors de ma précédente formation, j'avais rencontré une GNiste costumière.
Maaaa, tu fais quoi comme métier ?
Moi, les gens que je rencontre, ils parlent que de foot et de bagnole
Sinon, moi moi moi, plus j'essaime autour de moi que je suis peut-être autiste, plus je rencontre des pairs adultes non-diagnositqué·es (auto-diagnostiqué·es, ou qui trouvent qu'ils ont des réactions bizarres assez typiques, voire qui s'ignorent mais ça se voit quand on est attentif) ou diagnostiqué·es tardivement. Alors que statistiquement, c'est 1 % de la population, donc je devrai en connaître un ou une (en dehors de la famille, forcément comme ça a une composante génétique, quoi que dans ma famille je n'en ai pas encore identifié, j'ai juste un doute sur un cousin), là je dois en être à... 4 à la musique, au moins 3 (mais je suppose 5-6) à l'aïkido (et que dans le dojo, avec une vingtaine de régulier·es), sur CNO je compte plus

; plus sans doute 2 au taf, 1 sûr. Hier encore, une personne non-diagnostiquée me disait que son fils avait été diagnostiqué vers 25 ans, et qu'elle n'arrivait pas à répondre au téléphone quand elle était jeune (un trait courant, en rapport avec l'imprévisibilité, l'irruption d'un événement soudain).
Bon, ya une certaine logique, on s'oriente spontanément vers des trucs qui nous sont
feel good : appétence pour les arts (certain·es invoquent le
bottom-up thinking, le sens du détail, j'ajouterai la capacité à répéter un geste sans se lasser qui est inhérent à la pratique artistique), milieux inclusifs de manière générale (les milieux musicaux amateurs et aïkido sont plutôt torrents à la différence quelle qu'elle soit je trouve), puis quand on s'investit dans une pratique on rencontre d'autres personnes qui s'investissent, donc des profils de type intérêt spécifique. Pour le taf, c'est plus les profils de postes autour de moi je pense : postes avec peu de pression et la nécessité de prendre en compte de nombreux détails plutôt que la globalité.
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : ven. avr. 17, 2026 8:22 pm
par Inigin
Comme souvent chez les bibliothécaires, il avait connu mille vies,
Pourquoi ?
Sinon, moi moi moi, plus j'essaime autour de moi que je suis peut-être autiste, plus je rencontre des pairs adultes non-diagnositqué·es (auto-diagnostiqué·es, ou qui trouvent qu'ils ont des réactions bizarres assez typiques, voire qui s'ignorent mais ça se voit quand on est attentif) ou diagnostiqué·es tardivement. Alors que statistiquement, c'est 1 % de la population, donc je devrai en connaître un ou une (en dehors de la famille, forcément comme ça a une composante génétique, quoi que dans ma famille je n'en ai pas encore identifié, j'ai juste un doute sur un cousin), là je dois en être à... 4 à la musique, au moins 3 (mais je suppose 5-6) à l'aïkido (et que dans le dojo, avec une vingtaine de régulier·es), sur CNO je compte plus

AMTHAAMQJA, sur CNO c'est 1%, y compris parmi les gens qui se disent comme tels.
Ou alors c'est que le non-spectre autistique (la "normalité") est une gaussienne.
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : ven. avr. 17, 2026 11:58 pm
par cdang
Inigin a écrit : ↑ven. avr. 17, 2026 8:22 pm
AMTHAAMQJA, sur CNO c'est 1%, y compris parmi les gens qui se disent comme tels.
Ou alors c'est que le non-spectre autistique (la "normalité") est une gaussienne.
De toute évidence, tu ne sais pas de quoi tu parles. Je t'invite donc à te renseigner.
Tu peux exemple commencer par là (tu peux commencer à 7min45) :
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : sam. avr. 18, 2026 1:49 pm
par rogre
Inigin a écrit : ↑ven. avr. 17, 2026 8:22 pm
AMTHAAMQJA, sur CNO c'est 1%, y compris parmi les gens qui se disent comme tels.
Ou alors c'est que le non-spectre autistique (la "normalité") est une gaussienne.
Hum, sur CNO c'est plutôt 100% y compris chez les gens qui ne se disent pas comme tels.
Wikipedia + Chat GPT:
"Les différences entre “autistes” et “non-autistes” ne se distribuent pas selon une gaussienne stricte, mais plutôt selon une distribution continue et asymétrique, où la séparation catégorielle est en grande partie conceptuelle.
Les mesures de “traits autistiques” ne forment pas exactement une gaussienne, mais plutôt une courbe asymétrique, un peu aplatie, avec une longue queue du côté des valeurs élevées (c’est-à-dire des scores plus “autistiques”). (
donc si on comprend bien, une sorte de crosse de hockey horizontale, tournée vers le haut)
Autrement dit : La majorité des gens se situent dans une fourchette moyenne ; mais il y a plus de personnes avec des scores légèrement élevés que ce qu’une vraie gaussienne prédirait ; et moins d’extrêmes très bas.
Du point de vue de la variabilité humaine, tout le monde a un certain niveau de “traits autistiques”. Ce qui fait le diagnostic, c’est une combinaison de traits particuliers ; leur intensité ; et surtout leur impact fonctionnel."
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : sam. avr. 18, 2026 2:11 pm
par Rosco
Comme le tdah.
Mais peut etre que le jdr est une activité qui attire les neuroatypique.
D'ou forcement une surerepresentation.
D'ailleurs le groupe de parole d'Astrid dans la série eponyme est très interressant justement par la diversité des interets specifiques
Entre le ferovipathe, l'astrome, le linguiste etc.
Le jeu est plus adapté au neuroatypique que le sport même si les sports sans adversaire le sont aussi, ainsi que les sports très codifiés.
Sauf si dans le cas des tdah, il peut y avoir le developpement d'une addiction au risque.
Exemple,
Mon oncle doit surement être tdah, même si non diagnostiqué comme son père aka mon grand père vue leur carrière
Cf cette interview
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : sam. avr. 18, 2026 7:42 pm
par cdang
rogre a écrit : ↑sam. avr. 18, 2026 1:49 pm
Du point de vue de la variabilité humaine, tout le monde a un certain niveau de “traits autistiques”. Ce qui fait le diagnostic, c’est une combinaison de traits particuliers ; leur intensité ; et surtout leur impact fonctionnel."
De ce que j'ai cru comprendre, l'opinion que je me suis formé c'est : la base, c'est de connaître les (éventuels) besoins spécifiques (typiquement le tiers-temps aux exams, aménagement professionnels, carte mobilité inclusion etc.), pour ça, la MDPH a besoin de critères discriminants.
À côté de ça, on a un vrai continuum et si le classement comme autiste dans certains cas est clair, dans un certain nombre de cas c'est effectivement compliqué. De fait certains spécialistes estiment qu'on peut difficilement tracer une frontière claire. Genre tout le monde a mal à la tête de temps en temps, mais à partir de quand on est migrainneux·e ?
Par exemple, avoir une ou des passions est quelque chose de très courant et même valorisé socialement. À partir de quand on estime que c'est un intérêt spécifique (restreint) ? C'est assez clair quand ça devient envahissant, typiquement, qu'on oublie de manger ou d'aller aux toilettes (genre on s'y met le samedi au lever à 7 h du mat et on s'aperçoit à 16 h qu'on n'a toujours pas pris son petit déj), qu'on fait chier les gens quand on en parle (parce qu'on ne sait pas s'arrêter). Dans mon cas, j'ai failli me faire licencier à cause d'un intérêt.
Autre exemple : s'isoler, vouloir passer du temps seul, c'est quelque chose que tout le monde peut éprouver. À partir de quel moment on considère que c'est un trouble de la communication ? Dans mon cas, je ne suis pas un solitaire, je fais des activités de groupe, mais en dehors de cadres institutionnels (conservatoire, dojo), je ne vois personne (ou presque), parce que les gens ont autre chose de plus intéressant à faire que m'accompagner au ciné, à un concert, boire un thé avec moi (je ne compte plus les réveillons et anniv solo), et je ne pense pas être antipathique (les gens ne me fuient pas dans les interactions institutionnelles).
Traits autistiques ou trésors mythiques ?
Publié : dim. avr. 19, 2026 6:03 am
par Go@t
rogre a écrit : ↑sam. avr. 18, 2026 1:49 pm
Hum, sur CNO c'est plutôt 100% y compris chez les gens qui ne se disent pas comme tels.
Et moi je dis 47,63%, tant qu'à asséner des chiffres au doigt mouillé, autant être précis.
De la même manière que sur la thématique des gens brimés a l'école j'ai envie de répondre not all casusiens.
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 7:12 am
par Kandjar
Le sujet de l'autisme ressort souvent. Peut-être serait-il pertinent d'ouvrir un fil.
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 7:44 am
par Inigin
"Les différences entre “autistes” et “non-autistes” ne se distribuent pas selon une gaussienne stricte, mais plutôt selon une distribution continue et asymétrique, où la séparation catégorielle est en grande partie conceptuelle.
Les mesures de “traits autistiques” ne forment pas exactement une gaussienne, mais plutôt une courbe asymétrique, un peu aplatie, avec une longue queue du côté des valeurs élevées (c’est-à-dire des scores plus “autistiques”). (donc si on comprend bien, une sorte de crosse de hockey horizontale, tournée vers le haut)
Autrement dit : La majorité des gens se situent dans une fourchette moyenne ; mais il y a plus de personnes avec des scores légèrement élevés que ce qu’une vraie gaussienne prédirait ; et moins d’extrêmes très bas.
Du point de vue de la variabilité humaine, tout le monde a un certain niveau de “traits autistiques”. Ce qui fait le diagnostic, c’est une combinaison de traits particuliers ; leur intensité ; et surtout leur impact fonctionnel."
Merci, c'est exactement ce que je voulais dire. La catégorie "autiste" est une étiquette abusive sur des traits qui se retrouvent dans toute la population.
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 9:14 am
par Le merlock
rogre a écrit : ↑sam. avr. 18, 2026 1:49 pm
Wikipedia + Chat GPT:
"Les différences entre “autistes” et “non-autistes” ne se distribuent pas selon une gaussienne stricte, mais plutôt selon une distribution continue et asymétrique, où la séparation catégorielle est en grande partie conceptuelle.
Les mesures de “traits autistiques” ne forment pas exactement une gaussienne, mais plutôt une courbe asymétrique, un peu aplatie, avec une longue queue du côté des valeurs élevées (c’est-à-dire des scores plus “autistiques”). (
donc si on comprend bien, une sorte de crosse de hockey horizontale, tournée vers le haut)
Je savais bien que CNO était un nid de gaussistes...
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 10:01 am
par Islayre d'Argolh
Le merlock a écrit : ↑dim. avr. 19, 2026 9:14 am
Je savais bien que CNO était un nid de gaussistes...
Tu es dans une forme
de cloche olympique ces derniers temps

Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 12:49 pm
par Ravortel
Une saillie de haut vol, exhibitionnsite !
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 6:46 pm
par cdang
Inigin a écrit : ↑dim. avr. 19, 2026 7:44 amLa catégorie "autiste" est une étiquette abusive sur des traits qui se retrouvent dans toute la population.
Et donc, quand je dis qu'on rencontre lus de TSA que les 1 % attendus sur CNO, tu estimes que je me contente de mettre une étiquette sur des cassussien·nes parce qu'iles ont un unique trait ?
Re: Moi, moi & moi dans le froid mais toujours vaillants (malgré l'âge)
Publié : dim. avr. 19, 2026 7:12 pm
par Harfang2
Inigin a écrit : ↑dim. avr. 19, 2026 7:44 am
"Les différences entre “autistes” et “non-autistes” ne se distribuent pas selon une gaussienne stricte, mais plutôt selon une distribution continue et asymétrique, où la séparation catégorielle est en grande partie conceptuelle.
Les mesures de “traits autistiques” ne forment pas exactement une gaussienne, mais plutôt une courbe asymétrique, un peu aplatie, avec une longue queue du côté des valeurs élevées (c’est-à-dire des scores plus “autistiques”). (donc si on comprend bien, une sorte de crosse de hockey horizontale, tournée vers le haut)
Autrement dit : La majorité des gens se situent dans une fourchette moyenne ; mais il y a plus de personnes avec des scores légèrement élevés que ce qu’une vraie gaussienne prédirait ; et moins d’extrêmes très bas.
Du point de vue de la variabilité humaine, tout le monde a un certain niveau de “traits autistiques”. Ce qui fait le diagnostic, c’est une combinaison de traits particuliers ; leur intensité ; et surtout leur impact fonctionnel."
Merci, c'est exactement ce que je voulais dire. La catégorie "autiste" est une étiquette abusive sur des traits qui se retrouvent dans toute la population.
Je te rejoins complétement.
Pour avoir relever les signes cliniques de l'autisme, dès leur enfance, de mon petit-cousin et de la fille d'une des amies de ma femme et, donc, d'avoir du les orienter, et pour bien connaître et les difficultés et les possibilités d'évolution - positive - de cette structure psychique, je suis assez agacé quand des gens concrétement adapté à la vie réélle semblent vouloir trouver là une identité. Un "trait autistique", ça ne veut rien dire, l'autisme relève d'un tableau clinique où il ne suffit pas de cocher deux trois cases pour que le diagnostic soit posé et je ne parle même pas de "l'auto-diagnostic" qui relève, pour moi, de la pure para-logique ou on organise le réél pour qu'il corresponde au projet.
Ce n'est d'ailleurs pas exclusif a l'autisme.
Tout les déprimés ne sont pas des dépressifs.
Tout les passionnés ne sont pas des TDAH.
Tout les gens brillant ne sont pas HPI.
Tout les jeunes que l'école emmerde n'ont pas une phobie scolaire.
Tout ceux qui n'aiment pas calculer de tête ne sont pas dyscalculique.
Re: Traits autistiques ou trésors mythiques ?
Publié : dim. avr. 19, 2026 7:58 pm
par Rosco
Pour les troubles du comportement quelqu'il soit seul un examen clinique peut poser un diagnostique.
On a tous en nous quelque choses d'un trouble.
C'est la multiplicité des comportements et leurs frequence qui peuvent valider ou non un diagnostique.
J ai donne l'exemple de mon oncle car si tu ecoute son interview
Je ne dors bien qu'en reportage
Je suis incapable de rester allonger sans rien faire
Je ne me sens bien qu'en reportage
L'exemple de la serie de photo avec son fils, aussi, tu sens le danger arrivé ton premier reflexe c'est de prendre des photos, obnubilé par son travail
Et même encore aujourd'hui il couvre l'ukraine à 77 ans.
Pas de diagnostique mais des troubles bien present