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Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 1:52 pm
par Quiro
 
Faire jouer des ados en JdR : le plaisir du jeu ne dispense jamais de la responsabilité adulte ( même si on aimerait)
Humbles petits conseils pour faire jouer un·e ado ou une tablée d’ados au JdR :
Prendre en compte absolument l’âge de l’ado le plus jeune, et bien garder en tête qu’avant d’être un·e rôliste ou futur·e rôliste c’est avant tout un·e ado. Donc (moment Captain Obvious) pas un adulte, ni même un jeune adulte.
Son rapport au monde n’est pas le même, et ses spécificités d’ado ne vont pas rester à la porte parce qu’elle ou il s’assoit à la table pour créer un perso.
On est dans une société où créer du lien IRL est devenu compliqué. Le JdR peut être un super tremplin pour ça. Mais beaucoup d’ados arrivent avec un imaginaire construit en solo : lectures, films, jeux vidéo, vidéos.
Ces expériences répondent à un besoin fondamental à cet âge : avoir le sentiment de contrôler son environnement, ou au moins d’en comprendre les règles.

Jouer au JdR, c’est différent.
- C’est s’exposer.
- C’est partager quelque chose qui, jusque-là, relevait souvent de l’intime.
Et les règles ne sont pas seulement celles du système de jeu : ce sont aussi celles des interactions sociales, du regard des autres, du principe de cause-conséquence… bien plus proches du réel que des médias pré-écrits. 
Ne pas prendre ça en compte, c’est risquer d’insécuriser l'ado et la ou le rôliste en devenir.
L’ado, ce n’est pas “juste un joueur débutant”
Un ado a un cerveau en construction. Ce n’est pas une insulte, c’est un fait. De façon concrète par exemple : les travaux de Laurence Steinberg ou de Sarah-Jayne Blakemore montrent notamment que :
  • Les zones liées à la régulation émotionnelle sont encore immatures
  • La sensibilité au regard social est très forte
  • L’impulsivité et l’intensité émotionnelle sont plus élevées
  • La construction de l’identité passe beaucoup par l’expérimentation et l’imaginaire
Concrètement à table :
  • Une critique peut être vécue comme une attaque personnelle
  • Une humiliation “pour rire” peut marquer durablement
  • Une réussite validée par un adulte peut avoir un impact énorme
Et surtout la frontière entre le personnage et soi est plus poreuse. Là où un adulte joue un rôle, un ado peut se jouer lui-même à travers le rôle.
Donc si on oublie ça, on ne touche pas seulement un personnage. On touche directement la personne.
Le JdR est espace social, pas juste ludique
Il y a peu d’espaces où ados et adultes interagissent à égalité. Le JdR est une exception… mais une exception piégeuse.
Parce que même si autour de la table on “joue ensemble”, on n’est pas égaux.
L’ado va chercher des repères, tester son identité, observer les adultes, attend validation, reconnaissance, sécurité. Donc non : interagir uniquement “avec le personnage” comme si tout le monde était au même niveau, c’est passer à côté de ça alors même que c’est crucial.
Points « faut faire gaffe » :
Gestion de l’échec : L’ado construit son rapport au monde à travers réussite et échec. Donc oui, ça change tout. Par exemple face à l(‘echec d’uen action il vaut mieux partir sur  « C’était pas la meilleure approche, la prochaine fois il faudra tester autre chose. » que  (true story) : « Mais qu’est-ce que t’as foutu ?!! C’est complètement débile. Maintenant on va t’appeler surnom humiliant”. » On est d’accord : ce n’est pas la même approche.
Et dans un cas, on construit. Dans l’autre, on abîme.
La valeur des réussites : Chez des rôlistes adultes, la réussite “suffit”. Chez un ado, elle a besoin d’être reconnue. Parce que le JdR est aussi un moment social. Dire explicitement :
“Bien joué”, “bonne idée”, “ça a marché parce que…” ce n’est pas du bonus. C’est structurant, c’est motivant pour l’ado et c’est sécurisant. Ça peut meme le pousser à devenir un·e mega rôliste for ever.
Sécurité globale (et pas que ludique)
Faire jouer un·e ado, ce n’est pas juste lui faire découvrir un loisir. C’est s’engager à lui offrir un espace sécurisé émotionnel, social, symbolique. Ce qui veut dire qu’en tant qu’adulte à la table on doit aussi veiller à ce que le jeu ne vienne pas impacter l’ado. Pour exemple, aller à un mariage avec son ou sa gosse c’est sympa mais si on ajoute Nordahl Lelandais c’est moins sympa. Votre boulot c’est 1/ de ne pas être Nordahl  2/ d’éviter que l’ado soit en contact avec  Nordahl.
Autre point hyper important : Affectifvité sexualité, violence : on ne joue pas à armes égales
Atteeeeention évidence : Un·e ado, même s’il “fait la ou le  malin·e” ou semble très à l’aise, n’en est pas au même point qu’un adulte. Et non : “Il/elle est très mûr·e pour son âge” ce n’est pas un argument, c’est juste completement cringe. Les seuils de tolérance ne sont pas les mêmes. Les effets non plus.
Exemple personnel à 14 ans, dès ma 2e session de jeu, mon perso découvre un donjon rempli d’esclaves humaines violées jusqu’à la mort par des orcs. C’était dégueulasse et inapproprié. Et surtout, les adultes autour de la table (entre 30 et 40 ans) n’avaient pas l’air gênés, pour eux c’était un détail. Perso je ne me suis pas sentie en sécurité avec eux ensuite parce que je trouvais leur rapport au monde assez gerbant. 
Ça résume tout. Ce qui peut sembler “dark fantasy classique” pour un adulte peut être violent, choquant, voire traumatisant pour un ado.
 
Faire jouer un·e ado est une super expérience. Vraiment. Mais il faut être clair :
On n’est pas juste des rôlistes autour de la table. On est aussi des adultes face à une personne en construction.
Et ça implique :
  • garder une posture de cadre
  • assumer une responsabilité éducative
  • prioriser la sécurité sur le réalisme ou la “qualité narrative”
  • ne jamais oublier que derrière le perso… il y a un ado
Parce qu’au final,  le jeu ne doit jamais passer avant la personne qui joue.

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 4:05 pm
par Dany40
Très intéressant texte, j’ai juste une question très pragmatique : quelle tranche d’âge globale est concernée par ces notions ? Car l’idée d’adolescence est parfois un peu flou … est ce qu’il y a des repères qui permettent de savoir si on a un public qui tombe dans cette catégorie ?

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 5:39 pm
par Djone
Yes, merci pour le long post, détaillé, construit et qui permet de se rappeler des points importants.
J’espère que tu pourras en proposer d’autres et les diffuser 

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 6:09 pm
par KamiSeiTo
Très intéressant, merci !!

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 6:51 pm
par Orlov
Dany40 a écrit : sam. avr. 25, 2026 4:05 pm Très intéressant texte, j’ai juste une question très pragmatique : quelle tranche d’âge globale est concernée par ces notions ? Car l’idée d’adolescence est parfois un peu flou … est ce qu’il y a des repères qui permettent de savoir si on a un public qui tombe dans cette catégorie ?

D'où l'excellent conseil de partir de l'âge le plus bas à la table. S'il y a un ado, alors considérer que tout le monde l'est est probablement ce qui permet d'éviter l'expérience que rapporte @Quiro .
Sinon, ayant bossé dans une structure de rescolarisation qui accueillait des élèves de 16 à 25 ans, nous avons constaté que les problématiques de l'adolescence de la tranche des des 11-15 ans pouvaient encore être non résolues passé la vingtaine (c'est pas forcément un cas majoritaire au vu du public particulier que nous accueillions, mais il faut l'avoir en tête).

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 8:27 pm
par Kandjar
Dany40 a écrit : sam. avr. 25, 2026 4:05 pm Très intéressant texte, j’ai juste une question très pragmatique : quelle tranche d’âge globale est concernée par ces notions ? Car l’idée d’adolescence est parfois un peu flou … est ce qu’il y a des repères qui permettent de savoir si on a un public qui tombe dans cette catégorie ?

De manière générale je considère que préadolescence = collège et adolescence = lycée.
Un autre angle étant de définir que la préado commence au début de la puberté, et l'adolescence commence à la fin de la puberté (ça permet de distinguer filles et garçons).
Et ça peut se prolonger un moment (pour ma part je dirais tant qu'il n'y a pas de réelle autonomie "fonctionnelle", plutôt que d'argent, je parle d'être capable de gérer son logement, sa bouffe, etc.)

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 10:32 pm
par Pyth
@Quiro Merci pour ces petites notes de bon sens, j'ai appris des trucs ;)

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : sam. avr. 25, 2026 10:51 pm
par Dany40
Merci pour les précisions sur la tranche d’âge , c’est tout bête mais ça créé toujours un doute chez moi ;)

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : dim. avr. 26, 2026 10:28 am
par Mugen
Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pm
Exemple personnel à 14 ans, dès ma 2e session de jeu, mon perso découvre un donjon rempli d’esclaves humaines violées jusqu’à la mort par des orcs. C’était dégueulasse et inapproprié. Et surtout, les adultes autour de la table (entre 30 et 40 ans) n’avaient pas l’air gênés, pour eux c’était un détail. Perso je ne me suis pas sentie en sécurité avec eux ensuite parce que je trouvais leur rapport au monde assez gerbant. 

Quand je vois ce genre d'exemple, je m'aperçois que j'ai surtout un imaginaire plus "safe" que certains rolistes... :mrgreen:

Ce qui fait que je suis souvent assez embarrassé devant ce genre de sujet, parce que je me réfère à mes propres parties de jeu de rôle, et j'ai bien du mal à voir ce qui pourrait choquer dedans.

Après, je me souviens d'une partie de Vampire avec un jeune juif, qui avait assez mal pris l'usage du mot "Sabbat" dans ce jeu de rôle... Maladresse de ma part.

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : dim. avr. 26, 2026 1:16 pm
par Dithral
Ce n'est pas juste certains rôlistes, il n'y a que dans la dernière réédition que ce genre de chose a été retiré d'une campagne aussi célèbre que les Masques de Nyarlathotep.

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : lun. avr. 27, 2026 9:36 am
par cdang
Merci pour ce texte très intéressant, construit et argumenté. Je vais me permettre de faire 2-3 remarques :

Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pm - C’est partager quelque chose qui, jusque-là, relevait souvent de l’intime.
Mmmm, dans certaines manières de jouer oui, mais pas forcément, endosser un rôle consistant justement à mettre une distance avec soi. En revanche, c'est dur de se mettre en scène devant les autres, ça oui, ce qui rejoint ce que tu dis plus loin
Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pm La sensibilité au regard social est très forte
Donc il y a une forme de « mise à nu » dans le sens où on s'expose, non pas son personnage mais soi-même dans sa manière d'être, d'agir, de penser, sans avoir préparé ce que l'on fait (notion d'improvisation), mais on n'expose pas nécessairement son intime.

Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pma frontière entre le personnage et soi est plus poreuse. Là où un adulte joue un rôle, un ado peut se jouer lui-même à travers le rôle.
Il faudrait ici détailler un peu. Tu parles du bleed ? Parce que sinon, le jeu de rôle informel est naturel dès la petite enfance (« jouer à », jeu d'imitation), le jeu de rôle est justement l'occasion d'expérimenter des situations pour de faux en le sachant, avec donc une distance ; distance d'autant plus grande que l'univers est décalé par rapport à la réalité (cas de la fantasy notamment).

Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pmLe JdR est espace social, pas juste ludique
En fait, c'est le cas de tous les jeux de société.

Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pmPour exemple, aller à un mariage avec son ou sa gosse c’est sympa mais si on ajoute Nordahl Lelandais c’est moins sympa.
Le problème d'un exemple comme celui-là, c'est qu'il est tellement extrême que personne ne va se projeter dedans. Quand je lis ça, je ne me sens absolument pas concerné par ce qui suit parce que je n'ai jamais violé et tué une fillette de 8 ans et que ça ne me tente pas plus que ça. Pour autant, je conçois que je puisse avoir, par mégarde, une attitude délétère envers un·e ado, un exemple relevant de la « banalité du mal » serait àmha plus efficace dans la démonstration.

Mes deux ronds...

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : lun. avr. 27, 2026 11:22 am
par Ravortel
Merci pour ce texte, Quiro. C’est une base de réflexion très solide, notamment sur la dimension de validation dont l’ado a besoin.

Cependant, j'ai une interrogation plus pragmatique sur la mise en œuvre. En te lisant, j’ai la forte impression de parcourir un référentiel destiné à des professionnels (éducateurs, animateurs) accueillant un public général. C’est très pertinent dans ce cadre, mais j'ai peur que cela soit difficilement transposable pour la majorité des rôlistes.

Pour filer une métaphore : j’ai l’impression qu’on essaie d’imposer les normes d’hygiène de la restauration professionnelle dans une cuisine privée.

La question du cadre : Dans un cadre familial ou amical, la relation adulte-ado est déjà chargée d'un affect et d'une connaissance mutuelle que n'a pas un pro. Est-ce qu’une vigilance aussi "protocolaire" ne risque pas de brider la spontanéité qui fait le sel du JdR entre proches ?

Le risque de "pédagogisation" : Si le MJ doit peser chaque mot pour s'assurer qu'il construit l'individu à chaque jet de dés, le jeu ne risque-t-il pas de perdre sa fonction première : être un espace de liberté et de lâcher-prise (y compris pour l'adulte) ?

En résumé, je te rejoins sur la responsabilité : un adulte ne doit pas être toxique. Mais j'ai un doute sur la nécessité d'une posture aussi "règlementaire" en dehors des structures spécialisées. Comment vois-tu la limite entre la bienveillance naturelle d'un MJ et cette posture de cadre que tu préconises ?

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : lun. avr. 27, 2026 7:59 pm
par Harfang2
Mugen a écrit : dim. avr. 26, 2026 10:28 am
Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pm
Exemple personnel à 14 ans, dès ma 2e session de jeu, mon perso découvre un donjon rempli d’esclaves humaines violées jusqu’à la mort par des orcs. C’était dégueulasse et inapproprié. Et surtout, les adultes autour de la table (entre 30 et 40 ans) n’avaient pas l’air gênés, pour eux c’était un détail. Perso je ne me suis pas sentie en sécurité avec eux ensuite parce que je trouvais leur rapport au monde assez gerbant. 

Quand je vois ce genre d'exemple, je m'aperçois que j'ai surtout un imaginaire plus "safe" que certains rolistes... :mrgreen:

Ce qui fait que je suis souvent assez embarrassé devant ce genre de sujet, parce que je me réfère à mes propres parties de jeu de rôle, et j'ai bien du mal à voir ce qui pourrait choquer dedans.

Après, je me souviens d'une partie de Vampire avec un jeune juif, qui avait assez mal pris l'usage du mot "Sabbat" dans ce jeu de rôle... Maladresse de ma part.
A quatorze ans, j'étais MJ et c'est moi qui mettais en scène des trucs aussi hard-core  :mrgreen: Les adultes n'y étaient pour rien.
Mais je crois que je n'ai jamais été "safe" (enfin, si, mais c'était du cas par cas, quand, vraiment, je tombais sur un joueur ou joueuse "délicat")

 

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : mar. avr. 28, 2026 1:24 pm
par Hyldar
Je rejoins Ravortel sur ses réflexions. C'est là où je pense qu'avoir des jeux avec des scénarios proposés s'adressant à certaines tranches d'âges est précieux (à priori, le balisage est déjà fait, et si on ne sort pas trop des clous et qu'on suit le "mood", tout devrait bien se passer).

Pour reprendre l'exemple plus haut, de base, je pense que j'éviterais de faire jouer les Masques à des ados. Y a assez d'autre matos à disposition pour éviter de prendre des risques/commettre des impairs.

Re: Faire jouer des ados au JdR

Publié : mar. avr. 28, 2026 6:44 pm
par Dr Hiatus
Quiro a écrit : sam. avr. 25, 2026 1:52 pm
 

Concrètement à table :
  • Une critique peut être vécue comme une attaque personnelle
  • Une humiliation “pour rire” peut marquer durablement
  • Une réussite validée par un adulte peut avoir un impact énorme
Et surtout la frontière entre le personnage et soi est plus poreuse. Là où un adulte joue un rôle, un ado peut se jouer lui-même à travers le rôle.
Donc si on oublie ça, on ne touche pas seulement un personnage. On touche directement la personne.
(...)
Gestion de l’échec : L’ado construit son rapport au monde à travers réussite et échec. Donc oui, ça change tout. Par exemple face à l(‘echec d’uen action il vaut mieux partir sur « C’était pas la meilleure approche, la prochaine fois il faudra tester autre chose. » que (true story) : « Mais qu’est-ce que t’as foutu ?!! C’est complètement débile. Maintenant on va t’appeler surnom humiliant”. » On est d’accord : ce n’est pas la même approche.
Et dans un cas, on construit. Dans l’autre, on abîme.
La valeur des réussites : Chez des rôlistes adultes, la réussite “suffit”. Chez un ado, elle a besoin d’être reconnue. Parce que le JdR est aussi un moment social. Dire explicitement :
“Bien joué”, “bonne idée”, “ça a marché parce que…” ce n’est pas du bonus. C’est structurant, c’est motivant pour l’ado et c’est sécurisant. Ça peut meme le pousser à devenir un·e mega rôliste for ever.

Insinuerais-tu que j'ai quinze ans émotionnellement ?
Tu n'aurais pas tort. Mais surtout, étant donné le gros nombre de compétences sociales mobilisées et codifiées en jdr, j'ai tendance à croire qu'il attire des adultes comme moi qui ont besoin d'être socialement bien encadré (de règles) ou en "formation tout au long de la vie" sur ces compétences.
En vrai, je crois qu'affiner, exprimer et éventuellement respecter plein de limites ordinairement implicites ailleurs est fort conseillé, et que considérer les ados comme un type de cas limite dans notre pratique nous apprend pour tous les autres joueurs.